Un homme tue par erreur sa femme, croyant qu’il s’agissait d’un Tiran d’Europe de l’Est. Mulder reçoit alors une information le poussant à enquêter sur cet incident. Avec Scully, ils vont alors se retrouver plongés dans un climat paranoïaque qui va les pousser à douter d’eux-mêmes.

Scully : Well, recent studies have linked violence on television to violent behavior.
Mulder: Yeah, but those studies are based on the assumption that Americans are just empty vessels ready to be filled with any idea or image that’s fed to them like a bunch of Pavlov dogs and go out and act on it.

Avant de lancer l’épisode, je ne me souvenais plus pourquoi je l’avais sélectionné. Je pense que je l’ai choisi parce qu’il est étiqueté « partiellement lié à la mythologie » puisque Mr. X et l’homme à la cigarette sont présents au générique. Cela dit, leur participation sera surtout ici une commodité, offrant à la conclusion de l’histoire une certaine crédibilité dans les limites de la série.

Quoi qu’il en soit, nous allons nous immerger dans une ambiance où la paranoïa devient rapidement dominante.

L’intrigue entraine Mulder et Scully dans une petite ville comme tant d’autres où les gens passent trop de temps devant leur écran de télévision, semble-t-il. Chaque meurtrier involontaire possédait une grande collection de cassettes vidéo. En les regardant, Scully va plonger à son tour dans une série d’hallucinations qui vont la pousser vers la violence. Mais si une petite partie de l’épisode se met à reposer sur un suspens basé sur sa disparition et sur ce qu’elle pourrait faire, l’histoire trouve réellement tout son potentiel dans son sujet et non dans l’impact qu’il a sur les protagonistes.

Il y a une certaine ironie ici. The X-Files, un show que certains jugèrent trop violent, se met à nous parler de l’impact de la violence relayée par la télévision sur les spectateurs assidus. Avec cet arrière-gout de Videodrome (de David Cronenberg), Wetwired semble vouloir jouer avec les critiques en ajoutant sa touche la plus reconnaissable : la paranoïa. Le sujet est donc pertinent et son traitement se montre efficace, bien qu’un peu léger quand il s’agit de relier les points afin d’apporter des bases solides aux explications finales.

Certes, l’implication de X (et de son « adjoint » – à cause d’un conflit d’agenda) permet d’orienter l’enquête dans une direction où les non-dits sont légions et suggèrent finalement plus que des explications pouvant être démenties, mais ce qu’il en ressort surtout, c’est que le point de départ n’arrive pas à être plus qu’un prétexte, et que la conclusion est forcée de comporter une pirouette pour que l’ensemble ne s’effondre pas. Bien entendu, en ajoutant l’homme à la cigarette et en faisant rencontrer deux hommes mystérieux pour la première fois, le spectateur ne peut que se focaliser là-dessus et oublier le fait que Mulder n’aura juste rien pour bien clôturer son dossier.

Bref, Wetwired parvient à convenablement exploiter ses thématiques et à offrir aux deux agents du FBI leur dose de suspens et de paranoïa, mais pour vraiment apprécier, il ne faut pas tomber dans les mêmes frustrations que Mulder.

La prochaine fois, nous allons conclure la saison avec l’épisode Talitha Cumi.