Tin Man – Part Three

Episode 1

DG est une serveuse ordinaire qui rêve d’une femme aux yeux lavande. Son monde va être transformé à cause d’une tempête.

Comme chaque année, Sci-Fi nous livre sa mini-série de fin d’année. Le résultat est imprévisible, la chaine étant capable du meilleur comme du pire. Tous les ans, c’est un peu la surprise, découvrir si le cru mérite qu’on s’y intéresse ou si la chaine a encore frappé dans toute sa splendeur. Tin Man ne laisse pas le doute s’installer, la réponse arrive malheureusement bien trop vite.

Tin Man s’inspire donc de l’histoire du Magicien d’Oz qui relate les aventures de Dorothy et de son chien Toto, emporté par une tornade au pays d’Oz (Outer Zone). Mais tout ce que veut D. et son chien, c’est retourner au Kansas, de là d’où elle vient. Pour cela, elle va devoir trouver le fameux magicien ! Dans son périple, elle va rencontrer des compagnons de route.

Pour Sci-Fi, Dorothy Gale devient DG, jeune femme qui va être poussée par ses propres parents dans la tornade, car des policiers de the OZ sont là pour l’attraper. La demoiselle voyait dans ses rêves le fameux monde d’OZ, et d’un coup, les éternelles paroles ressassées par ses parents commencent à trouver tout son sens. Sur sa route, Glitch, Cain et Raw vont se retrouver mêler à ses aventures.

Nous voilà plonger dans un monde de SF, ressemblant à Dune, à Flash Gordon, ou à un effet spécial pourri de Stargate Atlantis/Sanctuary, à vrai dire je ne sais plus tellement c’est du repompage honteux de ce qui a été déjà fait. Le visuel sonne faux et donne une éternelle sensation de déjà vu. Dans cet univers qui se veut quand même coloré et glauque, le mélange ne prend pas. C’est froid, et on n’a pas véritablement envie d’aller plus loin. Pour ne pas aider, le scénario est d’une prévisibilité à faire peur. La nouvelle, qui n’en est pas une, est que DG appartient en fait au monde d’OZ. C’était pas comme si on avait essayé de nous le dissimuler une seule seconde. Mais pour en rajouter une couche, DG est bien sûr la fille de la reine, elle est donc la princesse d’OZ et par conséquent la sœur de la Sorcière, qui essaie de l’éliminer. Tout de suite, là, on sent le travail scénaristique poussé. Mais, mon dieu, oh pourquoi, se sentent-ils toujours obligé de faire ça ? C’est sur ces bonnes nouvelles que se termine le premier épisode, avec toute notre fine équipe pris au piège par la Sorcière.

Cette première partie s’est donc révélé être une véritable déception. N’en attendant rien de particulier, même le divertissement de base n’y trouve pas véritablement sa place. Le style que l’on a voulu donné à la mini-série parait exagéré, les dialogues sonnent régulièrement faux et l’histoire n’est pas au rendez-vous. Mais, pour se consoler, cela aurait pu être bien pire. « It’s not so bad…yet! »

Episode 2

DG est aux mains de la sorcière, alors que Raw a été enfermé avec d’autres de son peuple. Glitch abandonné sur place retrouve le corps de Caine dans la neige. La Sorcière Azkadellia a besoin d’une émeraude pour faire fonctionner une machine dans le but de détruire OZ. Elle va donc mettre en place son plan pour obtenir ce qu’elle désire.

C’est à ce moment-là que nous reprenons l’aventure Tin Man. Comme pour la première partie, celle-ci souffre aussi du syndrome de la longueur, et une bonne demi-heure en moins aurait été bénéfique. Il ne se passe rien au cours de la première demi-heure, et quant à la dernière, mon esprit est alors parti vagabonder, car voici à peu près une heure qu’il maintient son attention sur une série qui est loin d’être toujours captivante. Un condensé aurait donné à cette partie plus de panache.

Un nouveau personnage fait son apparition en la personne de Toto. Toto le chien si mignon ne va malheureusement pas rester un chien, et sera un homme, ancien tuteur de DG et qui se retrouve à travailler pour Azkadellia. C’est un joli clin d’œil de mettre Toto, nous n’allons pas nous plaindre, l’idée qui en découle est par contre beaucoup moins intéressante. Alors que la première partie se concentrait sur nous dire tout ou presque de la vraie vie de DG, celle-ci se transforme en sorte de road movie, où Toto permet à la Sorcière de les suivre, et où la découverte du territoire va faire ressurgir des souvenirs dans la petite tête de DG. On ne peut pas dire que pour ses autres compagnons, on se donne réellement la peine de développer. Caine a droit à quelques idées par-ci par-là, mais rien de très poussé jusque-là, et cela ne mérite donc pas vraiment qu’on y porte plus attention.

Les clichés n’ont bien sûr pas été oubliés, et on peut noter qu’on s’évade de la même façon dans toutes les séries Sci-Fi ! Par contre, cette partie est beaucoup moins « extravagante », si on peut dire, les bases de l’univers étant posé, il ne s’agit plus d’en mettre plein la vue. L’univers gagne alors à être plus abordable et moins repoussant.

Il est donc malheureux de dire que cette deuxième partie ne relève pas le niveau de la première. C’est assez dommage finalement, car on sent qu’au fond, il y avait du matériel.

Episode 3

La mini-série Sci-Fi de l’hiver touche à sa fin. Dans l’ensemble, une déception et un visionnage dont on peut amplement se passer. Des regrets devant tout ce qu’on aurait pu entreprendre dans un tel univers, alors qu’on écule les clichés. Un panel d’acteurs pourtant séduisants, Alan Cumming charmant alors que je n’aime pas l’acteur, mais ils n’ont pu sauver les meubles d’un scénario qui ne fait que revisiter un monde dans lequel tout fan de SF a mis le pied des milliers de fois, tout particulièrement ceux qui ont l’habitude de Sci-Fi. Dommage.

D’abord, un commentaire scénaristique général. C’est une question que je me pose régulièrement devant mon petit écran, devant ce type d’histoires. Cette réflexion ne s’applique donc pas qu’à Tin Man. La Sorcière veut l’émeraude et ne sait pas où elle se trouve. DG non plus. Elle va aller la trouver, et bien sûr Azkadellia va lui reprendre. Et ma question est alors la suivante : pourquoi, si on ne sait pas où se trouve l’objet pouvant donner naissance au chaos, se donne-t-on la peine d’aller le chercher, quand l’adversaire lui-même ne sait pas où il se trouve ? Désolée, mais c’est complètement stupide.

Peut-être me suis-je fait au travers de cette mini-série, et j’ai alors trouvé cette dernière partie plus agréable à regarder. Le cerveau qui ne fonctionne surtout pas, et essaie d’oublier cette musique incessante et lourde qui envahit nos images. On peut reconnaître quand même que le visuel a été bien traité, et je l’ai trouvé bien mieux ici, surtout car nous avons quand même bien moins d’effets spéciaux.

L’éternelle séparation entre l’héroïne et ses amis ne nous est pas épargnés, et ne parlons surtout pas de la façon dont ils se retrouvent. Le véritable problème est la prévisibilité des rebondissements. Nos amis doivent retrouver le seeker, car ils doivent retrouver le père de DG. Bien évidemment, la jeune fille qui les mène au seeker va vouloir l’argent pour leur capture et se fait avoir, alors que DG va découvrir que le seeker et son père sont une seule et même personne. Cette scène est un parfait exemple pour montrer le manque d’habileté scénaristique.

Après les retrouvailles, nous pouvons nous attaquer à la résolution de notre histoire, c’est-à-dire empêcher Azkadellia d’installer la nuit sur OZ. Les mêmes classiques rebondissements nous sont offerts, pour atterrir sur une happy end, que je ne voudrais gâcher à personne. Une fois l’histoire résolue, la fin est alors tranchée et abrupt, assez étrange finalement pour une série qui, au vu de sa forme, nous donnait plus l’impression qu’elle allait nous offrir une fin plus développée, révélant au moins un ou deux lendemains de nos personnages.

Tin Man se termine sur une note correcte, qui ne mérite pas pour autant qu’on s’y attarde. Le tout est oubliable, et se classe dans la mauvaise catégorie des productions Sci-Fi, celle qui déçoit. L’œuvre manque de dynamisme, et on aurait pu facilement faire le tout en deux parties, de 1h30 ou de 2h. Trop de longueurs et trop de prévisibilité dans un monde presque sous-exploité, sauf pour des extravagances qui apparaissent comme gratuites. On oubliera vite.

avatarUn article de .
CaroleC
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