Bill vient à la rescousse de Sookie. Eric va passer un accord avec Russell afin de sauver sa peau suffisamment longtemps pour pouvoir finir d’accomplir sa vengeance.

True Blood nous a habitués à conclure ses storylines au début du season finale afin d’introduire la saison suivante durant le reste de l’épisode. Cette année, le préambule de la quatrième saison semble avoir débuté il y a déjà plusieurs semaines.

Par exemple, l’introduction de Jesus qui finit par pousser LaFayette dans un trip au V qui le met en contact avec un monde mystique effrayant. Ou encore Arlene qui s’essaie à la sorcellerie (en quelque sorte) pour avorter. Difficile de passer à côté de la thématique et de voir que l’on ne fait que l’effleurer.

Mais dans un sens, c’est probablement mieux que pour Sam et Tara qui paraissent se perdre en pleine période de transition – même si on ne voit plus où ils sont censés aller. Ils ont souffert, à différents niveaux, mais s’ils se retrouvent et parviennent à en tirer quelque chose, narrativement parlant, tout n’aura pas été vain.

Côté transition, Jessica et Hoyt sont enfin retournés ensemble, mais ce qui se complote dans leur dos fait apparaitre cette reformation du couple comme une simple étape. Si cela pouvait gagner en intérêt par la suite, ça serait une bonne chose, mais ça n’en prend pas la direction.

Il reste alors Jason et Crystal qui ont le mérite de nous préparer quelque chose pour le season finale. Du moins, s’ils s’activent un peu.

Tout cela peine donc toujours autant à captiver, car il est difficile de savoir si pour l’une de ces storylines on va aboutir à quelque chose rapidement ou s’il faudra patienter jusqu’à l’été prochain pour que finalement cela se concrétise.

En attendant, il nous reste les vampires avec, heureusement, un retour de Russell. Eric, Sookie, Pam et Bill vont devoir gérer le problème du roi et le shérif a une idée en tête. Cela va, une fois de plus, ressembler à une trahison pour Sookie qui paie le prix fort. Enfin, jusqu’au cliffhanger final dans lequel Eric décide de monter d’un cran son sens du devoir.

Comme pour les précédents épisodes, le rythme est saccadé, les storylines s’entrechoquent et celles qui ont du potentiel se heurtent violement avec celles qui n’arrivent pas à générer une once d’intérêt. La recette ne fonctionne toujours pas et ce qui enthousiasme perd trop rapidement son intensité pour laisser place à des scènes trop longues, légèrement répétitives, et qui semblent avant tout là pour faire du remplissage.

Bien entendu, que le season finale prouve que ceci est faux serait la meilleure des nouvelles, car offrir de quoi jeter un regard neuf sur cette seconde moitié de saison ne serait pas du luxe. Il ne faut cependant pas trop s’attendre à être surpris.

Quoi qu’il en soit, Fresh Blood nous mène tranquillement vers la fin, poursuivant dans la lignée de ce qui a été fait dans les précédents épisodes. Ni plus, ni moins.