Trust Me – Before and After (1.01)

Alors qu’un gros client est sur le point d’aller voir ailleurs, le responsable de la campagne publicitaire décède d’une crise cardiaque. Mason reçoit alors son poste et la responsabilité de conclure le dossier. Son partenaire, Conner, va avoir du mal à digérer tout ça et va mettre à risque toute l’affaire.

Trust Me est un drama, voire une dramédie, de la chaine TNT. Elle nous parle de deux amis dans la publicité. Le pitch de départ est donc qu’après 7 ans à travailler ensemble, les deux collègues se retrouvent confrontés à un problème : l’un est promu, mais pas l’autre.

L’originalité, je trouve, c’est que pour une fois, c’est Eric McCormack qui hérite du rôle du Family Man et Tom Cavanagh qui devient le borderline. Après, le monde de la publicité devrait nous fournir quelques distractions, même si ce Pilote ne se montre pas très généreux de ce côté-là. En fait, après cette histoire introductive, on peut se demander ce qu’il y a encore à raconter. On le saura certainement dès le prochain épisode, mais en attendant, le spectateur n’aura peut-être pas envie de savoir.

Mad Men nous a introduit à l’univers des publicitaires dans les années 60, Trust Me, va donc devoir faire de même, mais en contemporain. Si Don Draper enchaine les cigarettes et les verres de Whisky, Conner et Mason, eux, se droguent à la caféine. C’est tout de suite moins sexy, et pour être franc, si on pousse encore plus loin la comparaison, ça donne l’impression qu’aujourd’hui, être dans la publicité, c’est… chiant. Tout simplement. Et là, je ne parle pas de faire un parallèle avec la vie abusivement survoltée d’Octave Parango, le héros de 99 francs.

Donc, être dans la publicité à Chicago, c’est avoir un bureau avec une fenêtre, ou un cube. C’est tenter de trouver une idée à écrire sur le tableau blanc. Un concept à vendre. Et… Pour le moment, ce sera tout. Certes, l’arrivée du personnage de Sarah Krajicek-Hunter – interprétée par Monica Potter – pourrait nous laisser croire qu’une possible intrigue romantique quelconque était une option, mais dans ce pilote, il faut juste attraper le client, et passer la crise de Conner.

Trust Me est donc sympa à regarder, mais si StuJason O’Mara – n’était pas mort dès le début de l’épisode, ça aurait pu être fun, car c’était un vrai douchebag, comme on s’attend à en croiser dans ce type de boite. Le mec qui gueule, insulte et claque les portes. Le gars qui met de l’ambiance par son excentricité et qui est craint, car il est trop bon pour être viré.

Bref, Trust Me, ça manque de peps, et surement aussi d’ambition. On peut donc espérer que la suite nous réserve d’autres overdoses de caféine et un peu moins d’antiseptique.