Alan poursuit sa relation avec Lyndsey qui veut passer à l’étape suivante, mais ça ne fera qu’entrainer une série de mauvaises décisions pour lui. Charlie continue à vivre sa vie de célibataire alcoolique.

Après une saison 7 qui avait conforté Alan de manière définitive dans sa place de loser tout puissant incapable de s’en sortir, rien n’a véritablement changé. Idem pour son frère qui, depuis le départ de Chelsea, a repris de plus belle sa surconsommation d’alcool et qui recommence à fréquenter régulièrement des prostituées.

À partir de là, cette huitième saison va se contenter dans un premier temps d’étirer ce qui a été fait précédemment, tout particulièrement pour le brave oncle Charlie et ses bouteilles. Alan qui semble désormais complètement irrécupérable, va bien entendu ruiner sa dernière relation en date, et ce, en étant simplement lui-même. Heureusement, pour le bien-être de la saison, Lindsey – toujours interprétée par Courtney Thorne-Smith – évolue légèrement pour apparaitre moins désespérée, apportant ainsi une maturité appréciable dans cet univers d’adulescents en pleine régression. Surement pour compenser ce point, son fils, l’étrangement nommé Eldridge, reste le sombre idiot qu’il était. Ce n’est pas une mauvaise chose, car couplé avec un autre imbécile de l’envergure de Jake, on obtient une paire d’une rare efficacité sur le plan de l’humour.

Quoi qu’il en soit, entre Alan et Lindsey, cela va être plutôt chaotique, mais ça apportera tout de même des idées un peu plus fraiches que la moyenne, ainsi qu’une sorte de continuité. Pour Alan, c’est clairement l’occasion de faire juste un peu plus gros, à tous les niveaux.

Pendant ce temps, Charlie est devenu une version vieillissante de ce qu’il a toujours été, mais il est encore plus fortuné que la dernière fois où il a repris son style de vie de célibataire. Résultat, il est plus excentrique, plus désespéré, et plus alcoolisé.

Cela ne l’emmènera pas loin pendant la première moitié de la saison. Heureusement, la seconde va ramener deux anciens personnages de la série qui pimenteront son existence et qui l’extirperont de sa routine pour lui offrir l’opportunité d’aggraver encore plus son cas, mais avec dynamisme. Tout d’abord, il y aura Courtney (Jenny McCarthy) qui vient de sortir de prison et qui profitera d’un Charlie qui ne demande qu’à être utilisé. Ensuite, ce sera le grand retour de Rose (Melanie Lynskey) qui se révèlera plus instable qu’auparavant et également plus manipulatrice.

Les deux femmes seront là pour abuser des carences émotionnelles qui définissent clairement Charlie depuis le départ de Chelsea. Cela ne sera pas forcément très réussi, ni toujours de très bon goût, mais la place que trouvera Alan dans tout ça sera bien exploitée, ce qui sauve un peu l’ensemble.

Malgré tout, cette saison souffre d’un manque certain de direction et du fait que les personnages ont tellement été poussés à bout que les scénaristes semblent penser que le seul moyen de les en sortir est de les emmener encore plus loin. Le résultat n’est pas des plus inspirés, même pour une sitcom comme Two and a Half Men. En fait, le problème est qu’il devient de plus en plus dur de toucher la bonne corde au niveau de l’humour, ce qui tend à faire ressortir l’aspect déjà vu de trop d’épisodes.

Cette huitième saison restera surement plus connue pour ce qui s’est passé dans les coulisses de la série que pour ce qu’elle racontait. C’est probablement inévitable, car de ce côté-là, ce n’est pas mémorable.