Charlie ne change pas, Alan non plus. La vie continue chez les Harper.

Deuxième saison pour Two and a Half Men, et on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de changement par rapport à la précédente. Jake grandit un peu quand même.

On commence comme si on ne s’était pas arrêté, reprenant les mêmes routines. Le début de saison se montre d’ailleurs un peu faible côté humour, mais il faut reconnaître qu’une très bonne chose a été faite : Berta (Conchata Ferrell) est devenue régulière. Un atout considérable qui redynamise certains épisodes qui en avaient bien besoin. Le personnage reste pratiquement toujours en arrière-plan, mais ses interventions ponctuelles font mouche à presque tous les coups.

On ne peut pas vraiment découper la saison en plusieurs parties, mais certaines « histoires » sont récurrentes d’un bout à l’autre. Tout d’abord, Jake et ses devoirs. Il fait tout pour éviter de les faire et son père doit batailler contre l’argumentaire ahurissant du dernier des Harper pour le mettre au travail. Toujours une excuse pour ne rien faire, et mieux, il trouve même des raisons pour justifier qu’il n’y arrivera pas, donc qu’il n’a pas besoin de le faire. Bien motivé, il va jusqu’à tenter de trouver un possible lien de consanguinité entre ses parents qui pourrait l’excuser de ne pas être intelligent. Certes, il n’est pas une flèche à l’école, mais il est plein de ressources pour jouer à sa Game Boy qu’il ne quitte que pour aller devant la télé, et encore. Malgré tout cela, il restera souvent éloigné des histoires de son père et de son oncle, se posant dans le décor et jouant du comique de répétition avec efficacité.

À part ça, on va également souvent nous pointer du doigt la façon dont Judith (Marin Hinkle), l’ex-femme d’Alan, lui pompe tout son argent. Entre ça et ses plaintes continuelles sur le comportement de son fils quand il revient de chez son ex, elle n’a pas trop l’occasion de briller. Judith se transforme donc en prétexte à blague, perdant au passage, beaucoup de temps de présence à l’écran.

Elle n’est pas la seule, car Evelyn (Holland Taylor) et Rose (Melanie Linskey) sont aussi bien moins présentes. La seconde bénéficie quand même d’un certain développement grâce à quelques révélations sur son passé et son cursus, lui donnant ainsi l’occasion de sortir de ses routines comiques. Evelyn reste la même, mais cela n’est en rien handicapant, bien au contraire, chacune de ses intrusions dans la vie de ses fils s’accompagne d’excellents dialogues utilisant à merveille le potentiel comique du personnage.

Du côté des frères Harper, au centre de la série, l’évolution est longue, mais Alan, tout en restant lui-même, subit l’influence de son frère qui tente sans cesse de le faire réagir face à Judith. Charlie, lui, est aussi constant que sa mère. On peut regretter qu’il interagisse moins avec Jake, mais sa relation avec Alan a bien évolué, permettant au duo d’être encore plus en accord. Au niveau comique, le gain est assez voyant, les deux acteurs ont trouvé un rythme commun qui fait parfois des étincelles.

Bref, cette seconde saison ne montre pas d’évolution notable par rapport à la première, sans pour autant en pâtir.  Les améliorations ne sont pas flagrantes au cas par cas, mais globalement, elles sont indiscutables. On peut donc espérer que la troisième saison les gardera et saura se renouveler un peu au niveau des histoires.