Jake continue d’être un élève exécrable, tandis que son père et son oncles essaient, chacun à leur manière, de se construire une vie de famille.

Pour sa troisième saison, Two And A Half Men s’essaie au changement, doucement, mais sûrement. Il faut dire que pour y arriver il y a 24 épisodes.

Après un début de saison principalement orienté vers un rapprochement entre les deux frères Harper, les histoires vont commencer à mettre les bases nécessaires à les envoyer vers des relations à long terme avec des femmes. D’un côté, Charlie qui va tomber amoureux d’une prof de ballet, et de l’autre, Alan qui va s’enticher d’une belle jeune femme pas très futée.

On aurait pu croire que ses histoires n’étaient que passagères, mais elles vont perdurer, donnant presque dans le feuilletonant. Ce n’est pas la première fois que certaines actrices participent à plus d’un épisode, mais jamais à ce point, ce qui marque de façon indélébile cette saison.

Pour Charlie, changer n’est pas une option, de manière générale, mais il va tenter de le faire, sans grand succès pour lui. Ce ne sera pas le cas d’Alan qui va réellement s’épanouir dans sa nouvelle et surprenante relation. L’intégration de Kandi est la meilleure chose de la saison. Avec ses regards remplit de candeur et sa faculté à ne rien comprendre, la jeune femme va booster l’aspect comique, pourtant assez efficace de la série.

Il faut dire que côté actrice secondaire, c’est un peu la désertion. Rose est de moins en moins présente, et hérite souvent d’histoire au potentiel comique déjà épuisé. Elle aura quand même le droit à un épisode sur sa famille, enfin, sur son père, joué par Martin Sheen. Ce dernier est encore plus déranger que sa fille.

Judith est encore moins présente. Plus souvent évoquée lors de conversation entre les frères que participant réellement aux épisodes, elle continue son évolution dans la direction donnée par la précédente saison. Cela n’est donc pas des plus bénéfiques pour elle, et elle ne manque pas vraiment.

Pour finir, Evelyn a elle aussi une réduction de participation, mais pour elle, c’est vraiment regrettable. Le personnage ne montre aucun signe de fatigue et fait des étincelles à chacune de ses apparitions.

Cette troisième saison n’a pas vraiment de faiblesse dans son rythme, mais il faut reconnaître que la seconde moitié est bien plus efficace sur le plan comique que la première, jouant sur de nouveaux thèmes, et utilisant les anciens d’une manière un peu plus originales. Il y a quand même quelques constantes, Jake et Berta. Eux aussi se montrent inépuisables, et même si leur humour n’évolue pas vraiment, il fait mouche à tous les coups.

Bref, cette saison est peut-être la meilleure depuis le lancement de la série. Plus dense, et bien plus efficace dans l’utilisation de son potentiel comique, elle se montre aussi assez intelligente dans le traitement des relations entre Charlie et Alan. Les reproches à formuler sont maigres ou inexistants.