Après six mois de mariage avec Kandi, Alan revient s’installer chez son frère pour vivre son second divorce.

On commence donc la saison avec Alan qui divorce de nouveau. Bye bye Kandi, donc, enfin, pas vraiment. La jeune femme ne quittera la série qu’à l’épisode 18, mais il faut dire que ses participations occasionnelles ne seront pas aussi efficaces qu’elles ne l’étaient durant la saison précédente. Le personnage a perdu presque tout son potentiel comique et la voir partir ne dérange pas vraiment.

C’est un peu la même chose avec Rose qui, elle aussi, s’éloigne des frères Harper. L’excuse de son départ n’est pas totalement dénuée de crédibilité, mais il est surtout compréhensible par le fait que rien n’a vraiment été fait pour justifier qu’elle reste. Depuis maintenant deux saisons, la jeune femme ne faisait que répéter les mêmes routines comiques qui avaient fini par être plus qu’usées. Le fait est que sa présence n’était jamais discutable, car elle était là depuis le début, et faisait un peu parti du décor. Une fois partie, elle ne manque pas vraiment, ce qui illustre une fois de plus, si nécessaire, qu’elle n’avait plus vraiment d’utilité dans la série.

Bref, tout ceci n’est presque qu’accessoire. Les frères Harper restent le centre d’attention. Nous avons donc Alan qui se retrouve sur le marché des célibataires. Cela donnera de bons épisodes, comme avec la fille de Berta, et d’autre, bien plus insignifiant. Il faut dire que le thème de la saison est plus la prise de conscience par Charlie de son âge. Il vieillit et il doit faire face à tout ce que cela implique dans le cadre de son hygiène de vie, si je puis dire. Ce n’est pas toujours fait avec une grande délicatesse, bien au contraire, certains épisodes sont vraiment excessifs, ce qui diminue leur impact comique. D’autres, réussissent à mieux utiliser la thématique, comme l’épisode avec Enrique Iglesias.

Cette quatrième saison, c’est aussi celle du remariage de Judith. La première ex-madame Harper a recommencé à fréquenter le docteur Herb Melnick, le pédiatre de Jake. L’excellent Ryan Stiles reprend ainsi son rôle qu’il avait brièvement tenu la saison précédente. Judith gagne beaucoup dans cette relation qui lui permet de sortir de son rôle de castratrice assoiffée d’argent. Herb, quant à lui, développe une amitié avec Alan, ce qui donne d’excellentes scènes pour le plus jeune des frères Harper.

Avec tout ça, on a Jake qui grandit. Restant sur ce qui avait été lancé à la fin de la saison précédente, Jake continu donc à être obsédé par l’argent, mais se montre également de plus en plus portée sur la gente féminine, se retrouvant ainsi souvent pris entre les deux écoles Harper. D’un côté les conseils de son père, et de l’autre, la philosophie de vie de son oncle. La bonne idée est de ne pas transformer cela en excuse moralisatrice, car ça ne collerait pas trop avec la personnalité de Jake.

Pour conclure, une saison qui apporte de véritablement changements dans la dynamique entre les personnages, mais qui n’est pas aussi performante que la précédente sur le plan de  l’humour. La qualité des épisodes est donc assez variable, ce qui n’enlève jamais à la série son côté sympathique. Cette quatrième saison se conclut sur l’introduction d’un nouveau personnage, Teddy, le prochain mari d’Evelyn. Une histoire qui va permettre à la matriarche de la famille d’être plus présente, car comme à chaque fois, ses participations sont toujours remarquables. À suivre, donc.