Steven et Samantha sont envoyés en Allemagne après qu’un informateur ait révélé qu’un appareil qui met à risque la vie de tous les agents de la CIA.

Cette troisième aventure d’espionnage de haut vol du couple Bloom nous emmène en Allemagne, pays où Boris Kodjoe a grandi. Cela dit, il n’a probablement pas profité du voyage, car tout est tourné aux États-Unis. Mais passons, car ceci n’a rien à voir avec l’aventure du jour qui va se dérouler en deux temps.

Tout d’abord, Shaw vient en bougonnant pour demander aux Bloom d’accomplir une mission de première importance. Ensuite, les Bloom vont voir Shaw qui bougonne toujours, mais accepte de les laisser finir la mission qui n’a pas été complétée.

Le grand mystère de la série n’est pas de savoir comment Leo fait pour être constamment là où il le faut, mais plutôt pourquoi Shaw demande de l’aide aux Bloom alors que ceux-ci reconnaissent eux-mêmes qu’ils sont un peu rouillés. Vu l’importance de la dernière mission, des explications auraient permis de rendre le point de départ légèrement plus crédible.

Ça ne sera pas le cas, mais les deux précédents épisodes nous ont déjà bien montré qu’il s’agit avant tout d’action et de suspens, et que tout ce qui sert à l’installation du contexte et à la crédibilisation des décisions prises reste accessoire. Et c’est bien là le gros problème de la série qui va fortement affecter ce Devices.

Il faut dire que l’attrait de la nouveauté disparaissant et les routines comiques (Leo et Hoyt) étant déjà plutôt limitées, tout repose donc sur l’action et le suspens – forcément. Sans oublier l’aspect « couple » qui est sans cesse réinjecté dans l’équation.

Bref, cette fois, en Allemagne, on va avoir droit à la dose de fusillades et d’entrées par effraction. Le problème est qu’il y a un gros twist qui va pousser nos héros dans la mauvaise direction. Il est difficile de ne pas penser que ça aurait pu être évité s’ils avaient préparé leur mission, mais vu qu’ils se contentent d’arriver, de prendre leur matériel, et de passer directement à l’action, on ne peut pas réellement être surpris.

Au milieu de tout ça, on tente de nous intéresser à une storyline secondaire sur Lizzy et le travail de traiteur qui n’est plus qu’une couverture. Ça n’aboutit pas à grand-chose et c’est probablement mieux ainsi.

Undercovers continue dans la même direction avec ici encore un scénario plein de trous. L’humour s’estompant de plus en plus, on va finir par être totalement dans le même état d’esprit que Shaw. Vu la façon dont les séries sont produites, si les premières critiques doivent influencer la série, ça ne sera pas avant un ou deux épisodes qu’on commencera à le voir. En attendant, on ne peut que constater que la formule initiale peine à fonctionner et qu’il est difficile d’être réellement intéressé par ce qui arrive aux Bloom. Dans peu de temps, l’indifférence totale aura le dessus, je le crains.