Dr. Hattaras et Tara tentent d’aller de l’avant avec Bryce ; Marshall et son père sont à New York pour la projection du court-métrage ; Kate poursuit sa relation longue distance avec Evan.

L’introduction complète de Bryce la semaine dernière entraine Tara et Hattaras dans une nouvelle direction, car le nouvel alter pose des enjeux différents. Dès les débuts, l’épisode tente d’ailleurs de mettre en relief que Jack n’est possiblement pas professionnellement apte à s’occuper d’une patiente comme Tara. C’est en tout cas ce que laisse entrevoir le supérieur, mais l’obstination d’Hattaras l’empêche forcément de lâcher prise.

Bryce Will Play met donc clairement en avant le nouvel alter, bien qu’il n’affronte pas directement la question du passé. Après tout, il s’agit au départ de quelqu’un de son passé, mais le danger qu’il représente semble servir à éclipser l’origine même de l’alter qui s’affirme particulièrement dangereux.

Avec Bryce vient une noirceur qui peine à laisser la place à la superficialité du reste. Qu’il s’agisse des angoisses maternelles de Charmaine ou des dilemmes relationnels de Kate, le peu d’antennes combiné à la répétition et la futilité ne servent aucunement les deux personnages. Leurs passages individuels n’étaient que redites et donc totalement dispensables.

Il n’en est pas de même pour Marshall, devenu un adolescent particulièrement irritant. Sa personnalité artistique expose une prétention peut-être particulièrement propre à son âge, mais on aurait pu espérer qu’avec tout ce qu’il avait traversé par le passé, ses caprices auraient pu se doter d’une forme moins classique. Marshall incarnait une sorte de voie de la raison qui a complètement disparu, et qui a des reproches à formuler à ses parents. L’épisode veut marquer le fait qu’il parait avoir tout simplement baissé les bras pour sa mère qu’il juge folle.

Dans le but de mettre Max face au film de son fils, ce dernier ne l’avait pas vu avant le séjour à New York, ce qui sonne légèrement grossier, mais pas si incohérent que cela. Au moins, la série saisit l’opportunité de pousser Max dans ses retranchements. À force de sacrifices pour ceux qu’il aime, il reste celui qui paie le plus le prix et n’obtient pas une note de reconnaissance. Marshall peut se sentir autant ignoré qu’il le veut, il parait bien difficile dans le registre de battre son père, qui a toujours eu tendance à faire passer sa personne après les autres, et qui se trouve pour conséquence mal compris.

En tout cas, pour cette fin de saison 3, Tara a pris un tournant plus sombre qui lui réussit bien mieux et donne du poids aux enjeux. Dommage alors que les développements des autres personnages sonnent régulièrement trop superficiel pour vraiment intéresser.

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CaroleC
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