Erica, Ryan et Jack partent à la recherche du légendaire John May dans le but de sauver Georgie, détenu dans le vaisseau mère. Lisa s’immisce dans la vie de Tyler et de son père, poussant ce dernier à révéler le secret familial qui a causé sa séparation avec Erica.

J’avais sûrement mis plus d’attente dans cet épisode que je ne l’aurais dû, voyant en John May le premier pas vers une résistance d’envergure. Ce n’est pas vraiment ce qui nous attend en bout de route.

Notre petit groupe est donc déterminé à sauver Georgie, détenu et torturé sur le vaisseau mère. Cela nous offre la possibilité d’en découvrir plus sur le personnage avant de lui faire nos adieux définitifs. La fin de sa route n’est aucunement une surprise et possédera ses moments, bien qu’une fois encore, elle souffre de quelques idées qui empêchent clairement au sacrifice d’être aussi poignant qu’il le devrait.

Donc, pour aider Georgie, il faut mettre la main sur un mystérieux outil de communication, évoqué par Joshua et qui se trouve en possession de John May. En tout cas, dans les affaires de John May car nous ne savons pas exactement où est ce dernier. Par contre, Ryan sait où il vivait, ayant été lui-même en charge d’éliminer le premier traitre de son espèce. Quelques flashbacks pimentent l’épisode, mais ils sont en trop petits nombres pour avoir un véritable impact. En fait, c’est même décevant de découvrir que John May est mort. Je mettrais quand même un léger doute sur cette information, car elle ne nous est pas montrée. Donc, soit c’était pour des raisons budgétaires, soit pour nous balancer un twist dans un futur improbable.

Enfin, l’épisode joue donc avec la force des mots, faisant de John May une idéologie plus qu’un être bel et bien vivant. À l’homme a survécu ses convictions et sa vision du monde, et c’est à son héritage que l’on fait appelle quand on nous dit « John May lives« . C’est avec cette classique idée que joue l’histoire, mais celle-ci manque de poids, une fois encore, car John May – l’homme ou le lézard au choix – n’est pas assez présent pour qu’il puisse réellement donner la force nécessaire à ses propos.

Il n’empêche que cette partie réussit à donner du rythme à l’épisode, et en soi, on ne s’ennuie pas. Nous avons suffisamment de suspense et notre dose d’action pour aider à être pris dans l’intrigue.

Ceci compense ce qui se passe à côté, Tyler redevenant ce personnage si détestable. Si depuis le retour de la série, il était au mieux oubliable, au pire stupide, la facilité à laquelle il est manipulable le rend très irritable. Il a de la chance, Lisa – sa vicieuse copine – est bien plus antipathique que lui. Il faut aussi admettre que Joe Evans a réussi à largement s’imposer en très peu de scènes, ce qui n’aide aucunement les deux jeunes, au contraire. Ainsi, le mystère familial nous est vite révélé et ce n’est pas non plus le monstre dans le placard. En fait, il est difficile de ne pas imaginer que l’information sera utilisée plus tard, genre manipulation des visiteurs sur le territoire ou quelque chose dans ce genre, et que la famille Evans a juste été une victime. Enfin, le véritable problème ici est que Tyler est juste un adolescent stupide croyant que le monde tourne autour de lui.

Le passé est donc finalement au cœur de l’épisode, car Valerie va elle aussi découvrir que l’homme de sa vie lui ment, mais ce qu’elle trouve ne lui fournit pas toutes les informations. Elle a quelques cartes en main, seulement il est difficile de savoir quelle route elle va prendre. À l’évidence, nous allons d’abord nous pencher sur le bébé.

John May possède la volonté de vouloir faire progresser ses intrigues et réussit à l’aide de cela à insuffler un rythme qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Cela est malheureusement encore contrebalancer par la difficulté à être impliqué à tous les niveaux et au fait que l’histoire conserve toujours son côté brouillon.