V - There is no Normal Anymore (1.02)

Erica reprend son travail alors que son partenaire est porté disparu. Elle profite de l’opportunité pour enquêter sur lui et trouve la preuve qu’elle cherchait. Le Père Jack ne sait plus quoi faire et tente de vivre sa vie comme avant. Chad Decker digère mal d’avoir été manipulé et compte imposer ses termes.

Après un démarrage très rapide, ce second épisode reprend où on s’était arrêté et garde le même rythme, le temps d’une brève remise en condition. Après ça, tout se calme et on prend une nouvelle approche, les personnages devant gérer ce qu’ils savent désormais.

Du côté d’Erica, il n’y a clairement pas de doutes, car la trahison de son partenaire a frappé très fort et elle compte bien ne pas rester à ne rien faire. On la voit donc déjà prendre la route qui pourrait la mener à la tête de la résistance, bien que la formation de celle-ci risque de prendre plus de temps qu’on aurait pu l’imaginer à se concrétiser. Il faut dire que dès le départ, à la vitesse à laquelle les informations ont été délivrées, il était difficile de penser que la suite ne garderait pas le rythme. Malgré ça, il apparait clair que désormais, plus d’attention sera portée à la construction de l’histoire et cela commence par l’injection d’un premier élément : la paranoïa.

Tout le monde peut être un visiteur, ce qui réduit le champ d’action, mais surtout, ce qui marque une véritable différence avec la minisérie originale dans laquelle la voix vibrante des visiteurs aurait handicapé ce type d’approche. On comprend donc mieux l’utilité de cette suppression.

Quoi qu’il en soit, Erica a un allié et un seul en la personne du père Jack, même si dans une certaine mesure elle est obligée de jouer le jeu avec son boss, tout en gardant l’angle visiteur hors de portée.

Jack, lui, il a des doutes. Il faut dire qu’il a été présenté comme un homme peu confiant, pas de Dieu, mais de tout le reste visiblement. Mais comme le titre de l’épisode le dit, la normalité n’existe plus et il se doit de prendre une position. Pour ça, l’évènement politique du jour aide, car désormais, les visiteurs veulent avoir des passeports pour se balader librement. Cela est probablement une étape avant de lancer la partie industrielle du plan, sans parler de la militaire. En fait, on peut se demander si le parallèle avec le Nazisme qui était un point clé de l’originale n’a pas été entièrement remplacé par l’angle terroriste qui change alors beaucoup du message, bien qu’ici, il n’y a peut-être plus de message. Je m’égare, il est trop tôt pour tirer ce type de conclusion.

Pour revenir à l’épisode, Tyler confirme son statut de Robyn 2.0, ce qui fait de lui le personnage le plus agaçant de la série et rien ne risque de venir changer ça, il va falloir composer avec.

À un autre niveau, nous avons Chad le journaliste qui redonne un peu d’éthique à son métier et qui montre qu’il n’est pas qu’un pantin. C’est aussi une façon de mettre en avant un gros problème, celui de l’arrogance des aliens, un trait de l’originale Diana qu’Anna semble avoir bien intégrée.

Sinon, nous avons Ryan l’alien rebelle qui veut reconnecter avec d’autres de son camp, mais qui refuse d’abandonner Valerie, malgré le fait que quelques heures plus tôt il allait le faire. De ce côté-là, cela se construit lentement, comme le reste de cet épisode.

Donc, une suite qui se calme beaucoup, ce qui n’est pas surprenant. Ce qui peut déranger, par contre, c’est que la série montrait une certaine détermination avec son Pilot qui s’est presque immédiatement évaporée pour jouer avec le doute de tous les personnages, supprimant ainsi la moindre possibilité de concrétisation majeure d’élément clé dans l’histoire de la série. Il faut dire qu’elle n’est pas destinée à s’arrêter au bout de quelques épisodes, il est donc normal que les choses prennent du temps. Cela n’aide pas à convaincre, mais encore une fois, la série bénéficie de son sujet et de son potentiel pour ne pas nous faire questionner sur le fait de continuer.

N.d.A: j’espère que Rekha Sharma n’est pas une alien, ça serait un twist un peu moyen, la dernière fois ça l’était déjà…