Des membres d’une faction de la Fifth Column tuent des Ambassadeurs de la Paix. Le FBI doit alors trouver leur leader, Eli Cohn, pour l’arrêter, en même temps qu’elle se voit assigner un nouveau partenaire. Anna décide de se rendre au Vatican dans le but de gagner les représentants religieux à sa cause et asseoir son pouvoir.

V est en lutte contre les obstacles qu’elle s’est elle-même posée. Le premier, présent depuis le début de la série, est la résistance informelle, qui peine à s’agrandir et devenir crédible. Le second, c’est son histoire d’âme.

Des Peace Ambassadors sont tués, et malheur pour nous, Tyler n’était pas dedans. Le peu qu’il fait dans l’épisode ne fait qu’enfoncer le couteau encore plus profond. Le fils d’Erica est destiné à n’être qu’un boulet stupide, ne faisant même pas une force adverse pertinente. Il est le pire de ce qui ressort de ces oppositions. Quoi qu’il en soit, ces morts poussent Erica à agir avant que quelqu’un s’en prenne à son fils, et Jack sert donc d’appât pour entrer en contact avec cette mystérieuse branche de la Fifth Column (à partir du moment où l’on est en lutte contre les visiteurs, le nom vient avec !). Tout se déroule plus ou moins comme on peut l’imaginer, des coupables étant mis là où il faut pour qu’Erica puisse boucler son dossier, sans que le véritable responsable ne tombe.

Mais, il y a toujours ce qui se fait en douce, dont les activités de Ryan – cela reste un mystère qu’il ne le dise pas aux autres, la situation aurait pu aisément être utilisée à leur avantage. On ne peut pas dire que cela soit pertinent, car il finit juste par faire ce qu’Erica fait avec le FBI et n’apporte rien de neuf en la matière.

Ce n’est par contre pas le cas de Jay Karnes, qui incarne Chris Bolling, le nouveau partenaire d’Erica, qu’elle connaît depuis l’Académie, et qui sans trop de surprises, joue double jeu. Avec le personnage vient une nouvelle dynamique légèrement plus compliquée que celle d’avant – et avec un peu de chance, Erica ne pourra pas toujours quitter son travail comme bon lui chante. Il y a en tout cas avec son introduction un certain potentiel à différents niveaux, et qui a le mérite de changer de ce qui a été exploré avec Malik (soit pas grand-chose, mais quand même !). En espérant pour lui qu’il ne finisse pas mort.

Pendant ce temps-là, nous avons le droit à un atterrissage très moche au Vatican, Anna continuant dans son idée de conquête d’âme et de prise de pouvoir, s’attaquant alors de front à la religion. Chad est le spectateur de la mise en scène, forcé de rester passif, mais qui trouve quelqu’un au sein du lieu loin d’être réceptive au petit jeu de la Reine. Le principal intérêt ici est que Diana a peut-être plus d’un fidèle dans son peuple, et qu’il y aurait une piste à explorer (qui pourrait aussi, au passage, faire sortir Diana de là où elle est) chez les visiteurs. La série ne s’intéresse pas franchement à eux, et cela n’est pas aidé par la personnalité bornée d’Anna, dont le concept d’âme continue de totalement lui échapper. On ne progresse pas franchement, et il devient difficile de concevoir comment cette storyline va réussir à se sortir de là où elle est – et où elle se dirige.

V se poursuit donc, devant tenter de surmonter les mêmes difficultés qu’elle rencontre depuis ce début de saison. Elle parvient toujours à poser quelques éléments par-ci par là qui pourront servir par la suite et/ou qui ont du potentiel, et on ne peut alors qu’attendre pour voir s’ils seront bel et bien exploités.