Chad et Anna sont à Genève, en Suisse, pour le Sommet des Nations Unies de l’énergie, où Anna souhaite faire un cadeau au monde. Pendant ce temps, Erica découvre qu’une enquête a lieu autour de la Fifth Column, alors que Valerie a disparu.

Nos amis résistants ont la vie dure et cela ne risque pas de changer de sitôt. Ils enchainent les échecs les uns après les autres, voyant les morts s’accumuler de leur côté, mais rien dans le camp de l’ennemi.

Une opportunité va s’offrir à eux de mettre la main sur un visiteur et d’avoir des informations. Une direction qu’ils empruntent, grâce au travail d’Erica, qui fut un peu mis de côté ces 2-3 derniers épisodes. Cela sonne ici comme un mauvais prétexte, mais peut-être que par la suite, son poste d’agent du FBI reprendra de la valeur.

En attendant, cela va la conduire à entrer en contact avec un professeur en fuite, se retrouvant un peu involontairement dans cette histoire de guerre. Disons que le pauvre n’avait pas la moindre idée d’où il mettait les pieds, vivant dans l’ombre d’un père et d’un grand père ayant connu la guerre. Pour le coup, il est presque dommage que le personnage ne soit pas plus exploité, de par les connexions entre la Seconde Guerre mondiale et l’ancienne série V et finalement le fait que la nouvelle série mette en avant les guerres d’aujourd’hui – terrorisme, politique, économie.

Enfin, notre petite résistance n’est pas au bout de ses surprises, car ce n’est pas sur un visiteur qu’ils vont mettre la main. Difficile à la fin de l’épisode de réellement mesurer l’impact de ce petit retournement. Au bout du compte, on finit par beaucoup jouer avec le fait que le visage de l’ennemi n’est pas connu, et on dépasse là le fait que les lézards se sont dotés d’une peau humaine. Maintenant, il apparaît qu’il sera impossible de faire confiance à qui que ce soit, humains et visiteurs se battant avant tout pour une cause, qu’importe leur espèce.

Ce point est d’ailleurs pas mal illustré ces derniers temps par les lézards se trouvant sur le vaisseau mère, et tout particulièrement Joshua. Ce dernier va tester Lisa aux émotions humaines et celle-ci va échouer. Au-delà d’une certaine incohérence – on la laisse prendre une navette après avoir conclu qu’elle devait passer au gril -, cela met en place une relation de duplicité entre les deux, chacun ayant à perdre et à gagner à être démasqué. La place de Lisa dans l’intrigue prend plus de valeur en une scène que toutes celles cumulées avec Tyler (la petite scène d’intimité entre eux étant tout simplement mauvaise).

Pendant ce temps-là, Anna assoit son pouvoir sur l’espèce humaine avec grande classe, beaucoup ne semblant y voir que du feu, sauf le secrétaire général de l’évènement organisé. Anna a donc parfaitement compris comment manipuler les hommes, et surtout, par où passe le contrôle : via les énergies. C’est donc clairement un parallèle avec la guerre du pétrole, à laquelle se mêle un pseudo-rôle humanitaire, servant à appuyer l’image de bons samaritains des visiteurs véhiculée à l’aide des médias.

Anna a très bien cerné le pouvoir de l’image et l’exploitation qu’elle pouvait en faire, d’où la place particulière qu’occupe Chad, servant clairement d’intermédiaire à sa cause. Si ce n’est qu’il est difficile de savoir exactement quels sont les buts du journaliste à l’heure d’aujourd’hui, déchiré entre les bienfaits qu’apporte Anna et les paroles du secrétaire général pointant les difficultés et bouleversements économiques que la technologie des visiteurs entraine. Anna joue sur tous les tableaux – catastrophe naturelle, santé, pollution, et j’en passe – pour rendre les visiteurs indispensables.

We Can’t Win met en relief le pouvoir grandissant des visiteurs sur les humains, et la lutte difficile à venir pour les humains refusant de baisser les bras. Les forces sont fortement inégales et la résistance n’arrive pas à grand-chose à l’heure actuelle. Si l’épisode manque un peu de panache, il a le mérite de réellement mettre en valeur et d’exploiter ses thématiques – ce qui n’avait pas été très bien fait avant.

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CaroleC
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