Viva Laughlin - Pilot (1.01)
Ripley Holden, entrepreneur médiocre, espère faire fortune avec son nouveau casino à Laughlin, dans le Nevada. Joueur dans l’âme, il est à deux doigts de commettre l’irréparable. Alors que ses finances s’effondrent, il va demander de l’aide à son ennemi Nicky Fontana, également propriétaire d’un casino. Bien qu’il joue de malchance, Ripley ne baisse pas les bras, même quand il est mêlé à une enquête, suite au meurtre de son ancien partenaire en affaires.

La critique a été écrite après son visionnage, lors de la diffusion aux Etats-Unis.

Il y a de ça quelques années, une série anglaise voyait le jour sur la BBC. David Tennant, Sarah Parish, et surtout David Morrissey étaient les têtes d’affiche d’une série policière-comédie musicale, Blackpool. En 2006, un téléfilm avait été produit pour faire suite, nommé Viva Blackpool. Vous l’aurez donc deviné, l’action se déroulait à Blackpool.
C’est ainsi que dans un éclair de génie, les Américains ont décidé de faire un remake.

En bonne chroniqueuse que je suis, j’ai donc vu Blackpool, mais je n’en ai pas fait la critique. Peut-être un jour, qui sait ? En soi, ce n’était pas mal, l’idée était un peu déroutante au début, mais le tout tient assez bien la route. Comme nous sommes dans une série anglaise, on se doit presque d’avoir un casino en devenir qui ressemble à une arcade, des décors pauvres donc, et des personnages décalés. Les acteurs chantent sur fond de musique originale. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on entend l’interprète de la chanson, et un peu l’acteur. So British, il n’y a qu’eux pour avoir des idées pareilles.

À l’annonce de Viva Laughlin, j’avoue mettre beaucoup questionné sur la façon dont l’intrigue tenant en 6 épisodes dans Blackpool allait pouvoir être étalé sur 22. C’était clairement un projet mort-né, tué dans l’œuf. L’annulation, tout le monde l’attendait, et c’est déjà fait.
Il n’empêche que, en digne chroniqueuse, je devais regarder ET faire la critique. Je pense sincèrement que ce n’est pas si mauvais que ça. Le premier épisode anglais n’était pas non plus d’un grand calibre. Le gros problème ici, c’est qu’il s’agit de pure culture anglaise transposée dans un univers américain. Ils ont gardé l’idée du meurtre, et le coup des chansons. Le public américain, mes excuses à ce dernier, n’est clairement pas prêt à voir certaines choses. Blackpool en fait à mon avis parti. Viva Laughlin ne pouvait survivre. Ce qui explique alors la méchanceté des critiques, qui soit n’adhèrent pas aux idées, soit ont vu l’original et considèrent donc ce remake comme mauvais.

Parlons de la série en elle-même. Ripley veut monter un casino et faire fortune, seulement son associé le lâche, et il n’a plus assez d’argent. Et quand ledit associé est retrouvé mort dans le bureau, rien ne va plus. A tout cela se mêle la femme dudit associé, et Montana, homme possédant d’autres casinos. En plus, la vie de famille de Ripley est loin d’être simple : il a des problèmes avec sa femme, et sa fille lui présente son petit ami, un homme de la même tranche d’âge que lui.
Il y a assez de différences scénaristes qui auraient pu étaler sur la durée la série. Les modifications ne sont pas mauvaises, bien que le toutéliage est too much pour moi. Tout le monde est un peu relié, alors que dans Blackpool c’était plus obscur. Les musiques sont clairement moins bonnes que celles que l’on entendait du côté de nos Anglais, mais passe aussi assez bien. Par contre, la réalisation est assez plate, pour une pseudo comédie musicale, cela manque de panache. Le contenu passe assez bien. L’envie de voir la suite n’est pas vraiment présente, l’annulation n’aidant pas. Cela se laisse donc voir, tranquillement, sans véritable attente.

Viva Laughlin n’est donc pas aussi mauvais qu’on a voulu le dire, même si ce n’est pas le pilot du siècle. Peut-être aurait-elle mérité sa chance ?

avatarUn article de .
CaroleC
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