Wallace et Gromit ont ouvert une boulangerie. Quand Gromit se rend compte que de plus en plus de boulangers disparaissent, il craint que lui et son comparse soient les prochains sur la liste. Mais Wallace a d’autres soucis en tête depuis qu’il a rencontré Piella, l’ancienne starlette des publicités Bake-O-Lite.

Revoilà Wallace et son chien Gromit dans une nouvelle aventure, toujours dirigée et écrite par Nick Park. Cette fois ci, lui et Bob Baker entrainent le duo en pâte à modeler dans une aventure pâtissière.

Dès les premières images, la qualité de l’animation saute aux yeux. Cela ne fait pourtant que quelques années depuis The Curse Of The Were-Rabbit, mais la différence est flagrante, en particulier la fluidité des actions des personnages. À cela, il faut ajouter une ambiance riche en détails, comme cela a toujours été le cas, et l’on a une fois de plus une véritable et incontestable réussite technique.

Du côté de l’histoire, c’est du 100% pur Wallace et Gromit, et donc, il ne faut pas s’attendre à la révolution. Dès le départ, le rôle de Piella dans l’intrigue est d’une évidence confondante, tout comme l’on devine aisément comment Wallace va se comporter. Cela n’empêche pas pour autant le scénario de posséder quelques surprises. Les deux scénaristes sont certes restés dans les clous au niveau de la trame générale, mais ils ont fait preuve de beaucoup d’imagination dans la création des rebondissements, le tout appuyé par une mise en image fortement ingénieuse.

Si l’histoire de A Matter Of Loaf And Death n’est pas plus élaborée, c’est peut-être pour pouvoir offrir aux spectateurs une aventure rythmée qui colle au timing, car nous ne sommes pas au cinéma, et il n’y a qu’une courte demi-heure pour arriver au bout. Pas de temps mort et pas le temps de s’ennuyer.

A Matter Of Loaf And Death donne ce que l’on pouvait en attendre, voir même un peu plus, et comblera sans aucun doute les fans de Wallace et Gromit.