Warehouse 13 et Eureka se rencontrent ! À l’occasion du crossover entre les deux séries, Critictoo revient dans un même billet sur les deux épisodes en question, et vous dit de quoi il retourne vraiment !

Warehouse 13 – 13.1 (2.05)

Mrs. Frederic envoie Douglas Fargo, expert technologique de Global Dynamics, pour faire progresser le système informatique de Warehouse 13. Cependant, une vieille sauvegarde va être activée, et juger que le personnel humain met en danger les artefacts.

Lancement du crossover entre Warehouse 13 et Eureka. Première partie dans la série qui est diffusé en début de semaine, et c’est ainsi que Douglas Fargo (Neil Grayston) vient faire un tour dans le Dakota. Il ne faudra pas trop longtemps finalement pour se rendre compte que ce n’est pas lui la véritable guest star de l’épisode, mais Rene Auberjonois ! Désolée pour les fans d’Eureka, mais difficile de rivaliser pour le coup.

Quoi qu’il en soit, je craignais un peu que ce crossover peine à être crédible, mais le fait qu’il ne soit pas trop d’envergure aide un peu. À noter que Saul Rubinek est déjà apparu dans un personnage différent dans Eureka. L’épisode ne demande pas à justifier (ou ignorer) ce fait, donc pour le moment, on laisse ce problème de côté.

Le résultat final joue sur la répartition habituelle : Myka et Pete sont à l’extérieur à la recherche du créateur du « vieux » système informatique qui a pris contrôle de la warehouse, alors qu’Artie et Claudia sont coincés à l’intérieur. La particularité ici, c’est que Fargo est avec eux.

L’histoire va donc tenter de développer une pseudo-romance entre notre invité et la spécialiste informatique du coin, profitant du fait que sa relation avec Todd vient juste d’être lancée pour y trouver là une source de développement. Fargo endosse étrangement une sorte de rôle de faire-valoir et de guest. Il est un peu trop sous-exploité, mais il n’y a pas non plus l’impression qu’il avait possibilité de faire plus au vu de tout ce qui se passe autour.

Les évènements dans la warehouse sont plutôt bien rythmés, au point qu’il est difficile de s’intéresser à Pete et Myka. Le tout offre encore une fois l’opportunité à Artie de prendre le dessus, tout en fournissant de nouveaux renseignements sur l’historique du lieu. Il est clair que c’est une question que la saison veut approfondir et c’est avec un certain succès que les éléments nous sont fournis, pour enrichir le passé de la warehouse.

Ainsi, malgré quelques doutes, cet épisode s’est révélé être réellement plaisant à suivre. Par contre, l’absence totale d’enjeu ne pousse pas forcément au séjour à Eureka.

Eureka – Crossing Over (4.05)

Claudia Donovan se rend à Eureka et a le droit à une visite guidée par Fargo, mais quand des éléments d’une autre époque font apparition dans la ville, la situation se complique. Claudia décide alors d’offrir son aide à ce phénomène qui ressemble quelque peu à ce qu’elle a pu rencontre à la Warehouse.

Habituellement, c’est Cécile qui vous parle d’Eureka, et ce fait reste quelque peu inchangé, car j’imagine, elle viendra vous livrer son avis à la fin de cette quatrième saison.

Le principe du crossover est bien évidemment d’attirer les publics d’une série vers une autre, alors pour le coup, me voici à filer à Eureka, et vous livre mon regard de novice n’ayant pas vu d’épisodes depuis la première saison (même pas celui avec Michael Shanks, c’est dire…).

Je ressors de ce visionnage assez mitigée et pas franchement enthousiasmée, car il s’est révélé assez difficile de s’immerger dans cet univers. Dans Warehouse 13, Fargo réussissait à trouver une place non encombrante dans l’intrigue qui se jouait ; il se fondait assez bien dans le décor. Le côté procédural de la série jouera en faveur de cette dernière. Le principal problème d’Eureka est qu’elle se trouve au cœur même du développement d’une intrigue, et que Claudia Donovan (Allison Scagliotti) peine à justifier sa présence. Il aurait été presque plus inspiré d’envoyer Pete et Myka débusquer un artefact.

Enfin, en attendant, Claudia se rend à Eureka pour le plus grand plaisir de Fargo. C’est ainsi que l’histoire va par ailleurs continuer de surfer sur ce qui a été mis en place dans Warehouse, profitant du fait que Todd a rompu avec Claudia pour accentuer encore plus le jeu qui a lieu entre eux.

Avant d’en arriver là, des choses bizarres doivent se produire, et cela correspond à des objets venant des années 40 faisant surface dans la ville, dont une balle à l’intérieur de Joe. Certains éléments de l’intrigue – et tout particulièrement la place du personnage de James Callis dedans – est très prévisible, et s’insère clairement dans le développement de l’intrigue actuelle de la série. Quasiment toutes les scènes sans Claudia s’inscrivent dans cette logique.

Cette dernière a ainsi des difficultés à trouver sa place dans le décor, apportant son aide du mieux qu’elle peut, jusqu’à ce qu’elle se retrouve sur le champ de mines avec Fargo. Éloigné du centre de la ville, cela fera déjà plus naturel, et c’est d’ailleurs là que Fargo nous délivrera la meilleure réplique de l’épisode (« What do you think my job is, The Hurt Locker ? »).

En définitive, en tant que non-spectatrice d’Eureka, je dois bien dire avoir eu quelques difficultés à accrocher à l’histoire qui se jouait. J’ai beaucoup de sympathie pour Claudia et Fargo (il est fort charmant !), mais ce n’est clairement pas suffisant pour donner envie d’aller voir plus loin.

Conclusion

Je termine sur un mot général sur ce crossover qui est une initiative intéressante, malgré mes difficultés à concevoir que Eureka et Warehouse vivent dans la même réalité. Malheureusement, je dois bien dire qu’il se montre plus que dispensable, les visites de Fargo et Claudia dans l’univers de l’un et de l’autre se montrant au final plus qu’anecdotiques. Qui plus est, et là, nous tenons pour moi le plus gros défaut, il n’y a pas eu une histoire construite pour réellement relier et justifier le visionnage de l’une ou de l’autre série. Ainsi, si l’on ne regarde pas les deux shows, il n’existe pas de réels arguments pour pousser à regarder 45 minutes d’une programme qu’on ne suit habituellement pas.