Mrs. Frederic recrute secrètement Pete pour découvrir une taupe au sein de l’organisation qui vend des artefacts. Quand il démasque le responsable, ce dernier menace de s’en prendre aux proches de Pete.

Je préfère Warehouse 13 quand celle-ci est un peu plus sérieuse. Pas que je n’apprécie pas le ton léger dont se dote le programme, mais quand il est trop utilisé, cela a tendance à l’affaiblir sur beaucoup trop de plans. Cela devient parfois risible et surtout, la crédibilité de la série en prend un coup.

Around the Bend est un joli exemple de ce que j’aime dans la série. L’épisode n’est pas parfait, et souffre particulièrement d’une mise en place bancale. Il n’empêche, l’histoire se montre suffisamment audacieuse pour captiver, et possède des twists efficaces.

L’épisode s’ouvre ainsi dans un musée, alors que Pete et Myka recherchent un artefact. Le premier se comporte comme le gamin qu’il est, alors que la seconde tente de mener à bien la mission. L’histoire va rapidement prendre un tournant quand Pete, poursuivant le coupable, tombe sur Mrs. Frederic lui donnant l’ordre de laisser filer l’inconnu. Le voilà embarquer dans une mission secrète, et surtout, nous voilà au cœur d’un épisode qui va offrir à notre agent du matériel pour sortir de ses routines.

La force de Around the Bend est sans conteste d’exploiter ce qu’on sait sur Pete et son comportement en règle général pour servir l’histoire. La scène de départ, où il agit comme le gamin qu’il sait être, met certainement en avant sa nature infantile qui est facilement contrebalancée par son sens du devoir et sa dévotion envers ceux qu’il aime. Il ne dissimule rien à Myka, Artie ou Claudia. Il a totalement confiance en ses partenaires et amis, et il est prêt à tout pour eux. Il est donc contre nature de leur dissimuler quelque chose, mais cela étant pour leur propre sécurité, il va le faire. Voilà alors que Myka se met à suspecter qu’il a replongé dans l’alcool. C’est un fait sur lequel la série n’est pas souvent revenue et ne va pas trop s’attarder. Il  n’empêche, c’est plutôt bien pensé.

À partir de là, l’épisode plonge Pete dans un état paranoïaque, accentué par son travail et son côté bon samaritain. Il est le genre d’hommes prêt à se sacrifier pour ses proches, et il en même temps torturé par les secrets qu’il doit garder. Eddie McClintock a l’occasion de jouer avec tout cela, ce qui change bien des mécaniques habituelles imposées.

L’histoire prendra même le temps de se pencher sur le côté tombeur du personnage, Pete et Myka croisant la route de Kate Logan (Tia Carrere), une ancienne petite amie de Pete – ou en tout cas, une conquête qui n’a rien contre les aventures d’un soir que Pete lui offre. Le seul regret que je peux avoir ici est que j’aurais aimé voir plus Tia Carrere, car le personnage s’impose rapidement et a clairement des choses à offrir. J’espère ainsi qu’on la reverra.

Quoi qu’il en soit, il y a une raison au comportement de plus en plus extrême de Pete. L’un des points forts de l’épisode est alors de révéler exactement quand il faut sa supercherie, pour redonner un coup de boost à son épisode, et faire finalement grimper la tension. Il permet aussi de se pencher à sa façon sur les régents, dont le mystère qui les entoure justifie assez bien leur place dans l’histoire. Cette dernière joue sur l’ambigüité qu’ils incarnent, et surtout sur celui qui les représente à nos yeux, Benedict Valda (Mark Sheppard). Le fait que l’amabilité ne soit pas son point fort permet clairement d’adhérer plus facilement aux évènements.

En bout de route, cet épisode de Warehouse 13 est certes perfectible, mais cela ne l’empêche pas de réussir à montrer que la série peut aussi fournir du divertissement de qualité en étant plus sombre.

avatarUn article de .
CaroleC
0 commentaire