Pete et Myka mettent la main sur un artefact, et ont alors la possibilité d’avoir le week-end pour eux. Malheureusement, celui-ci ne se déroule pas comme prévu quand ils découvrent qu’ils ont par inadvertance déclenché l’artefact. Pendant ce temps, Artie et Claudia partent enquêter sur des hommes qui, séduits par une femme, donnent leur argent.

Warehouse 13 continue de jouer avec sa formule de base, si ce n’est que cette fois-ci, elle ne bouscule pas ses duos, mais envoie Artie sur le terrain.

Ainsi, Pete et Myka poursuivent un homme avec un artefact, et s’il ne coince pas le coupable, il pense avoir mis la main sur l’objet. Les voilà donc en week-end, ce qui permet au premier de passer du temps à sa petite amie, tandis que la seconde peut ainsi se rendre à la réunion d’anciens élèves.

Bien entendu, tout ceci ne va pas très bien tourner, ce qui était prévisible. C’est là que nous avons le droit au classique « changement de corps », positionnant les deux dans une situation délicate, entre Myka qui a un peu trop bu (et Pete, ancien alcoolique, se retrouvant dans un corps qui en ressent les effets) et Pete auprès de sa petite amie, poussant Myka a devoir s’extirper de ce week-end en amoureux.

L’échange de corps est un classique du genre, auquel Warehouse 13 va parvenir à rajouter un petit twist pour lui donner un peu plus d’ampleur, en se servant de l’histoire Jekyll et Hyde de Stevenson. C’est d’ailleurs un peu dommage de voir le sujet simplement effleuré, avec lequel il était sûrement possible de faire plus. Malgré cela, la mise en scène évite largement le ridicule et trouve un  bon équilibre pour rendre les scènes drôles et ne pas trop tomber dans la caricature, malgré quelques scènes moyennement inspirées. Le fait est que la situation s’aggrave rapidement, poussant avant tout à agir.

Pendant que Pete et Myka sont « de repos », Claudia et Artie sont sur le terrain pour découvrir comment une femme fatale (Laura Harris, sous exploitée) parvient à soutirer de l’argent à des hommes. Là encore, les choses prennent une tournure plus grave, avec les prétendants fous d’amour prêt à tout pour leur belle, qui fait que l’histoire n’a pas trop le temps de s’étoffer. En fait, l’épisode possède deux intrigues qui auraient pu être plus approfondies, mais il y a un choix scénaristique qui a été fait, qui a pour conséquence qu’aucun des deux cas n’est réellement fouillé, et que l’épisode dans son ensemble joue sur la carte de l’humour et de l’action. De ce côté-là, nous avons le droit à un Artie qui sort un peu de son rôle pour fournir quelques notes comiques, gagnant surtout la partie grâce à son sens de l’improvisation (« I was doing this when MacGyver was still trapped in his crib. » – et il n’existe pas une référence à MacGyver qui n’est pas efficace !) Je n’aimerais pas trop voir le personnage trop souvent utilisé de cette façon, le sérieux d’Artie participant largement à crédibiliser l’ensemble de la série, mais le temps d’un épisode, le résultat est plutôt sympathique. L’intrigue permet aussi de continuer à explorer les possibilités que peut offrir Claudia sur le terrain, bien plus à son aise ici par rapport à la dernière fois.

Avec Merge With Caution, Warehouse offre un épisode léger, pas très fouillé, mais suffisamment bien dosé pour obtenir des intrigues rythmées et drôles.

avatarUn article de .
CaroleC
1 commentaire