Warehouse 13 - Pilot (1.01)

Une visite présidentielle à un musée met deux agents des services secrets (Eddie McClintock, Joanne Kelly) sur le terrain, les emmenant chacun dans une direction différente, résultant à une rencontre avec Mrs. Frederick et à leur transfert dans le Dakota du Sud, où se trouve Warehouse 13.

Au point de départ, Sci Fi commanda à Rockne S. O’Bannon (Farscape), Jane Espenson (Battlestar Galactica) et D. Brent Mote (Earthquake In New York, Atomic Train) un scénario, qui aboutit sur Warehouse 13. Le projet passa les sélections, et inaugure une nouvelle ère, celle où Sci Fi devient SyFy. Au passage, O’Bannon a disparu du projet, et on retrouve aux crédits David Simkins (Freakylinks, Charmed, Blade).

Prenons un peu de The Librarian (Flynn Carson), une once d’Indiana Jones, avec des relents d’X-Files (toujours inévitable, avec deux agents), et vous avez une idée de ce que ce pilote de Warehouse 13 nous offre.

Pete (Eddie McClintock) et Myka (Joanne Kelly) sont deux « beaux » agents du FBI qui s’opposent : il est intuitif, elle est rigoureuse ; Suite à un incident de sécurité au cours d’une visite présidentielle au Musée d’Histoire naturelle, ils vont tous les deux être envoyés – séparément – dans le Dakota du Sud, au milieu de nulle part, pourrait-on dire, par Mrs. Frederic (CCH Pounder). Sur place, ils font la connaissance d’Artie (Saul Rubinek), qui les introduit à Warehouse 13, un univers rempli de reliques du passé, du présent et du futur.

Après une présentation en bonne et due forme des protagonistes, avec insistance sur leurs traits de caractère et quelques évènements de leur passé (qui viendront continuellement être remis sur le devant de la scène durant tout ce pilote), on impose la formule du show : la recherche semaine après semaine d’une relique et Cie, qui met nos deux agents dans une situation dangereuse. Bien sûr, ils ne souhaitent aucunement se retrouver assignés à ce nouveau job douteux, mais le temps que leur ancien patron les sorte de ce guêpier (ce qui est voué à l’échec), ils font leur travail, et nous emmènent dans l’Iowa.

Les scénaristes/créateurs ont eu la bonne idée de ne pas commencer par un classique du genre, bien qu’ils auraient pu trouver plus alléchant pour un début. Si cela ne suscite pas l’ennui, cela ne captive pas non plus des masses, et ce qui fait en grande partie l’attrait est son casting, que l’on avait déjà en sympathie (ce n’est pas comme si je ne les connaissais pas !). Le duo se forme rapidement, et la rigide Myka va vite mettre un peu d’eau dans son vin pour éviter de devenir trop insupportable et d’offrir la possibilité à l’intrigue de progresser – c’est plus efficace quand les deux collègues sont en osmose.

Pas de gros rebondissements, pas de réelles surprises, mais le quota minimum que se doit de nous fournir Warehouse 13 est là. Ainsi, les habitués de la chaine et du genre ne seront pas pris par surprise, mais pourront trouver ici de quoi faire passer sympathiquement l’été, si la série opte pour une voie avant tout fun et légère, le ton qui lui sied le mieux à l’heure actuelle, le drama intégré dans le scénario n’étant clairement pas le point fort de ce pilote.

Warehouse 13 inaugure donc SyFy en promettant avant tout un moment de divertissement, sans prise de tête. En attendant Stargate Universe, pourquoi pas ?