weeds 704 Weeds   A Hole in Her Niqab (7.04)

Mardi 19 juillet 2011 à 20:37 - 4 commentaires

Weeds – A Hole in Her Niqab (7.04)

 Weeds   A Hole in Her Niqab (7.04)CROW Weeds   A Hole in Her Niqab (7.04)par Martin.

Nancy se fait engager au travail de Doug et commence son partenariat avec Silas. La nouvelle romance d’Andy s’avère plus compliquée que prévu. Shane utilise son prêt étudiant pour aménager le loft.

Une impression forte se dégage de ce nouvel épisode de Weeds : la saison 7 commence enfin ! Trêve de mise en place, A Hole in Her Niqab s’affaire à développer les histoires des différents protagonistes, et il le fait très bien.

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En effet, tout s’emboîte à merveille,  l’intrigue de Doug montre même sa raison d’être, puisqu’il s’agissait d’offrir un poste à Nancy, tout en lui présentant un boss très sensible à ses charmes (ne le sommes-nous pas tous ?).

Symbole que Weeds est de nouveau sur les rails : la feuille de marijuana refait son apparition au générique. La famille Botwin – plus dysfonctionnelle que jamais – se remet à dealer de l’herbe, alors que cet aspect de la série avait été mis en retrait ces dernières années.

Que dire de ce nouveau virage de la série en perpétuelle réinvention : fond de tiroir sans imagination, ou brillant retour aux sources ? Il est sûrement trop tôt pour se prononcer, même si je pencherais à première vue sur la seconde option. En tout cas, c’est de façon tout à fait naturelle que Nancy et Cie retrouvent leur fond de commerce favori. Le motif de payer pour l’éducation du petit Steevie rappelle d’ailleurs ce qui a poussé la matriarche à se lancer dans ce business au début de la série.

Ce n’est pas le seul clin d’oeil à cette époque, l’épisode en est truffé. Le plus évident reste la reconstitution faite par Shane de la chambre qu’occupait sa mère à Agrestic. À travers ce totem des temps passés, les scénaristes soulignent le cercle vicieux dans lequel les personnages semblent irrémédiablement coincés. Tous autant qu’ils sont, ils se retrouvent dans une position qu’ils ont déjà occupée plus d’une fois, que ce soit Shane essayant de gagner l’affection de sa mère, Andy dans une relation tordue ou Silas en fils détaché, mais avide de participer au business familial.

Cela aurait pu être rébarbatif, mais l’esprit weedsien fait que la sauce prend, une nouvelle fois. Les protagonistes ont toujours été de tendres losers, incapables d’apprendre de leurs erreurs. Cela contribue à l’humour noir qui donne à la série son ton si savoureux. Un bon exemple serait la conclusion douce-amère entre Andy et le mari « polyamoureux » de sa copine du moment. Y a-t-il une autre série qui puisse jongler avec autant d’agilité entre une blague sur un hot dog poilu et une touchante histoire de cancer ?

Enfin, on a même droit à une scène surréaliste (expliquant de façon hilarante le titre cryptique de l’épisode), comme on n’en avait pas vu depuis longtemps. Tout simplement phénoménal.

Voilà la touche finale à ce A Hole in Her Niqab, du Weeds dans la plus pure tradition. Un mélange parfaitement dosé de comédie noire, potache et absurde, mâtinée de drame humain émouvant. Le tout est agrémenté de guests de renom tels Martin Short, en avocat à la curiosité malsaine. Si on pensait que la série était en baisse de régime, cet épisode vient agréablement nous prouver le contraire.

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  • charline

    Du Weeds dans toute sa splendeur. On est dans le politiquement incorrecte, que ça soit pas l’explication du titre, ou l’histoire d’Andy (faut oser le faire franchement). On retourne au source avec la weeds, les personnages sont tous présent, et ont une utilité, le petit commerce de Nancy et Silas est bien vu, Shane se fait encore avoir, ça peut devenir vraiment intéressant, il ne manque plus qu’Andy et la famille sera réuni. J’ai trouvé l’épisode très drôle en plus, pour moi y a rien à ajouter.

  • TheVinzVincent

    7×04 HA. OK. D’accord. Ils ont décidé de jouer à ce petit jeu-là. Le jeu où tu te dis « Bon, c’est pas trop mal cette année, mais il faudrait que ça décolle ou je vais commencer à avoir du mal. », et puis tout à coup tu te prends une GROSSE claque dans la gueule. Une ÉNORME claque dans la tronche.

    Car voilà, ce 7×04 était sans doute l’un des meilleurs épisodes de la série, et je n’exagère pas. Ca commence avec une scène tout bonnement géniale où Nancy parle à ses deux nièces via la webcam : une scène drôle, bien écrite, décalée et pour le moins originale. Le contraste entre les deux soeurs est hilarant. Et on a droit deux fois à ce duo infernal ! Tout simplement génial.

    Tout l’épisode continue sur cette lancée, avec une série de moments inoubliables : l’avocat de Nancy complètement déluré, le couple polygame formé par l’artiste et son vieux, Nancy qui essaye d’éliminer la concurrence tout en se faisant draguer par le PDG de l’entreprise où elle bosse, Shane qui veut reproduire la chambre de sa maman à Agrestic… C’était bourré de bonnes idées, bien appliquées, bien mises en scènes, bien jouées.

    Et alors le summum : cette scène totalement improbable, sortant de nulle part, où on voit une maison exploser en Irak car – si j’ai bien bien compris – une femme se fait exploser après la tromperie de son mari. Weeds n’a que rarement atteint un tel niveau de délire et d’absurdité, et putain ce que c’est BON.

    On en oublie pas pour autant la profondeur et le drama : la scène finale, avec le petit bruit d’horloge et le regard de Steevy est tout à fait bouleversante. Shane qui se démène pour rendre à sa mère la monnaie de sa pièce, c’est assez touchant. Toutes les scènes de famille font mouche. Nancy continue ses petites crises de nerfs et ses monologues hilarants à coup de « fuck » et d’autorité mal placée. C’est pour ça qu’on l’aime.

    Doug n’a que quelques secondes d’antenne, et au profit de Mary-Louise Parker qui s’en sert pour en faire des tonnes. Tout n’est pas forcément crédible (Doug a quand même réussi son insertion comme pas possible…), il y a quelques facilités, mais c’est personnellement pour cette liberté que j’aime aussi la série. Donc ça ne me dérange pas.

    Quant à la musique, vu que j’en parle chaque semaine… il faut avouer que c’est toujours faiblard de ce côté là, mais ça va quand même mieux. Lors de l’excellente scène où Andy retrouve une chaussette à un endroit improbable, on a droit à une musique sympa. À la fin, aussi. Ca nous en fait deux. C’est déjà pas mal. Et puis les musiques d’ambiance sont plus agréables que lors des deux épisodes précédents, elles collent bien avec l’univers dans lequel se déroule désormais la série.

    Bref, la transition est enfin terminée. C’est drôle, émouvant, bien écrit et ambitieux. C’est Weeds. 9/10

  • fanfoi

    bon, là ça a vraiment commencé…
    en espérant qu’ils continuent sur ce rythme là :)

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