Weeds

Weeds 8x08 Weeds   Five Miles From Yetzer (8.08)

Lundi 20 août 2012 à 11:44 | 2 commentaires | | | |

Weeds – Five Miles From Yetzer (8.08)

 Weeds   Five Miles From Yetzer (8.08) Weeds   Five Miles From Yetzer (8.08)par .

Nancy obtient une promotion qui la met dans une situation où elle peut replonger dans l’illégalité. Jill avoue à sa sœur qu’elle n’est pas enceinte et qu’elle ne l’a pas dit à Andy.

Nancy va-t-elle ou ne va-t-elle pas céder à la tentation ? La vie de criminelle est tellement plus facile et on lui apporte sur un plateau les opportunités qu’elle ne demande même pas ! Le souci est que cela n’est pas vraiment très passionnant.

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Il parait clair depuis quelques épisodes que Nancy a pris une décision qu’elle n’est pas prête à assumer totalement, du moins, que les scénaristes ne sont pas prêts à adopter complètement. Il y a une conclusion qui nous attend au bout de cette saison et il ne faut pas y arriver trop vite. Par conséquent, tout ce qui se passe en ce moment semble avant tout n’être qu’un détour. Certes, on peut dire que Nancy a emprunté une voie pleine d’embuches qui doit l’emmener quelque part – à la conclusion, donc –, mais cela prend difficilement. Le souci se trouve en grande partie dans les gimmicks de la série qui sont trop utilisés pour faire du remplissage, ce qui tend à amoindrir l’impact réel des actions de Nancy, les réduisant à un prétexte pour installer une situation comique.

Ce n’est pas vraiment mieux du côté d’Andy. Il allait enfin quelque part, ayant plus évolué durant les récents épisodes que dans les précédentes saisons, mais il fallait que tout s’écroule. On ne peut que craindre la direction qu’il va à présent choisir.

C’est toujours mieux que Doug qui est passé de ridicule à pathétique, comme si cela avait été sa destinée. À ce niveau, on peut vraiment regretter qu’on ne lui ait pas offert une sortie plus tôt, car il est la malheureuse illustration de ce qui arrive quand un personnage qui ne sert à rien est forcé de rester jusqu’au bout. Heureusement, il a encore quelques épisodes pour trouver sa rédemption…

Pour Shane ou même Silas, ce n’est pas spécialement brillant non plus, bien que l’on ne tombe pas dans le même style de dérives. Le souci ici est qu’ils tournent en rond et les divers changements de décor n’y changent rien. Silas cherche toujours sa voie, tandis que Shane échange une petite arnaque déguisée par une autre, lui qui avait pourtant tous les atouts en main pour se développer dans un univers inédit. À la place, il piétine et, pire, il n’essaie même plus de rendre sa mère fière de lui.

Five Miles From Yetzer passe donc à côté de plusieurs opportunités pour faire évoluer les choses, ce qui est vraiment dommage. Cela dit, dans tout ça, il est appréciable de voir la relation entre Nancy et Jill apporter du matériel solide. Ça arrive tardivement, mais c’est tout de même là et ce n’est clairement pas dénué d’intérêt. Pour le reste, on peut espérer que l’on assistera sans trop tarder à une remise en ordre convenable.

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  • TheVinzVincent

    Je n’ai pas encore fait ça cette année – par respect pour le travail de Fabien, m’enfin – mais allez, de temps en temps, pourquoi pas. Voici ma critique SANS avoir lu celle du rédacteur. Je la lirai juste après avoir posté.

    8×08
    Un des meilleurs épisodes de « Weeds », toutes saisons confondues.
    Déjà, et je pèse mes mots, j’étais MORT de rire devant certaines scènes, notamment devant celles de Doug
    qui atteignent le sommet du grotesque et du ridicule ; pour mon plus grand plaisir. Bon, peut-être
    que la pipe finale était de trop (quoique, la tête que pousse l’ex-comptable au moment de passer à l’acte
    est absolument priceless), mais la mini-histoire autour de la clocharde était géniale. Le fait qu’il
    la prenne pour une débile profonde, juste parce qu’elle vit dans la rue, est TELLEMENT bien trouvé et
    colle TELLEMENT avec le personnage que j’ai dû arrêter 2 minutes le visionnage afin de faire passer
    mon fourire. Bref, c’était drôle, donc. Et l’épisode DANS SON ENSEMBLE donne le sourire, il s’en dégage
    une tendresse et une bonne humeur tout simplement jouissives. J’ai dû mal à rassembler mes idées
    tellement j’ai trouvé ça génial – et je m’excuse de tous les jugements de valeurs qui vont avec -
    mais j’ai eu l’impression que tout était maîtrisé à la perfection, avec des effets miroir magnifiques
    et une réalisation au poil (à part pour une caméra un brin nerveuse, comme dans le 8×01). Shane et Silas
    font quelques caméos très bien mis en parallèle, mais ce sont bien Jill et Nancy qui remportent la palme
    de la réflexion (comprendre : de l’effet réflexif), puisqu’ici leurs deux vies se rencontrent
    et s’entremêlent pour quelques instants. Leur discussion finale, et les scènes de complicité qui en
    découlent sont absolument bien pensées. En un sens, Nancy se « sacrifie » et en revient quelques temps
    à ses mauvaises habitudes au profit de sa soeur qui, elle, n’a jamais fonctionné ainsi et aurait bien
    voulu – c’est chose faite – s’y frotter un jour. Pour une fois, notre femme fatale ne pense pas qu’à
    sa petite personne, et offre ce qu’elle peut logiquement offrir après huit saisons de vice et de risque :
    un passeport pour le danger. Les scénaristes arrivent à trouver un équilibre parfait entre les
    nouvelles résolutions de Nancy et l’héritage de son passé. Bref, tout fonctionne comme sur des roulettes.
    Je ne vous cacherai pas mon gros coup de coeur pour la longue scène musicale de la fin, et j’en profite
    pour remettre le doigt sur un point crucial : la réalisation. L’épisode, malgré quelques inégalités
    et quelques bavures, est globalement très fluide – sa constitution contribue à la légerté de l’ensemble.
    Soyons honnêtes, ce n’est pas le cas toutes les semaines ; parfois, les qualités se nichent tout ailleurs.
    On n’avait pas eu droit à un aussi bon empaquetage depuis longtemps. Depuis la saison 6 peut-être.
    Bref, c’était drôle, bien écrit, bien foutu, et rondement mené. Si on excepte Shane et sa désastreuse
    storyline à la police (mais ça, ce n’est pas nouveau), voilà un épisode à la limite de la perfection.
    La saison 8 continue son sans-faute, de dire le fan qui a déjà oublié le 8×07. 10/10.

  • TheVinzVincent

    Haha, donc Fabien, tu n’es pas aussi positif que moi ^^
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’idée du « détour » ; je crois au contraire que les scénarisent suivent un chemin bien défini depuis le début de la saison. Par exemple, je ne comprenais pas trop pourquoi Jill prenait tant de place dans la série – elle n’était qu’un vague personnage secondaire dans les saison 5 et 6, puis avait seulement pris du galon en saison 7 – et là, grâce à ce 8×08, j’ai été frappé par la logique des choses. Du coup, je trouve qu’un vrai fil se déroule… Après, chacun sa vision des choses, et c’est aussi une force de Weeds : laisser la place à l’interprétation, sans livrer des explications toutes faites.
    Je te rejoins absolument sur Shane par contre ; le seul gros point noir de cet épisode. Autant sa relation de couple est sympathique et touchante en général, autant cette histoire de corruption (ou je ne sais quoi) est plate et stupide, sans logique aucune. Mais bon, ça n’occupe que 1 minute 30 à tout casser, alors à la rigueur…
    Ca paye les études d’Alexander Gould :D

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