Weeds

Weeds 8x04 Weeds   Only Judy Can Judge (8.04)

Lundi 23 juillet 2012 à 14:15 | 5 commentaires | | | |

Weeds – Only Judy Can Judge (8.04)

 Weeds   Only Judy Can Judge (8.04) Weeds   Only Judy Can Judge (8.04)par .

Nancy veut passer la journée avec Stevie, mais est obligée de s’occuper du business. Silas réalise que Shane pourrait bien se retourner contre lui une fois qu’il aura son badge. Doug entre en guerre contre le chien du voisin.

Nancy a l’air d’être désormais prise en plein dilemme. Elle veut une vie honnête pour être avec son fils, mais son activité criminelle la rappelle à l’ordre. Cette opposition est clairement la thématique de ce début de saison, comme le montre l’évolution de la relation entre Silas et Shane. L’idée semble d’illustrer – pour le moment – la difficulté qu’il y a à trouver un équilibre entre les deux.

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Weeds a toujours été au plus fort quand elle se voulait satirique. Elle n’en a plus trop l’opportunité à présent, mais il se pourrait bien qu’en se concentrant sur la dualité de ses personnages elle trouve de quoi se maintenir à flot. Certes, un peu plus de finesse serait bienvenue, mais c’est quelque chose de difficile à obtenir quand nous avons Kiku, Demetri et les Hanson Brothers dans le coin. Toute cette partie dans le milieu des dealers apparait d’ailleurs presque comme étant devenue hors propos, une réminiscence d’un passé qu’il serait bien de laisser derrière pour permettre à la série d’aller de l’avant pour se conclure sans être encombrée par trop de bagages inutiles. À un autre niveau, cela semble surtout être une manière facile (et paresseuse) de chercher à générer quelques rires.

En tout cas, l’évolution de Nancy n’est pas inintéressante et se montre même touchante. Ce n’est pas négligeable, puisque le personnage tend par moment à être exécrable, avoir l’opportunité de s’inquiéter pour elle n’est pas désagréable. Dommage par contre que ce n’est pas le cas avec ses fils.

Silas et Shane vivent à présent dans leur bulle et il est difficile de réellement s’intéresser à eux. Les voir entrer en conflit n’a rien de nouveau et cela manque de consistance, en partie à cause de toute cette histoire d’académie de police qui sonne de plus en plus fréquemment comme une mauvaise idée – alors que cela s’annonçait plus prometteur au départ.

À côté, il y a Andy et Jill. Ils s’attirent pour mieux se repousser. Difficile de croire que cela soit destiné à aller quelque part, surtout pour ce brave Andy qui est toujours celui qui souffre le plus quand on s’engouffre sur le plan émotionnel.

Enfin, Doug nous sort du Doug et ça fonctionne étrangement bien, même si c’est stupide et facile. La chute de l’histoire est certainement le point culminant de l’épisode au niveau humoristique, ce qui est un bon point pour celui qui parait n’être encore là que parce qu’il n’a nulle part où aller.

Only Judy Can Judge se montre en tout cas intéressant du point de vue de Nancy, en plus d’être assez divertissant. Offrir une direction solide au personnage principal n’est pas une mauvaise idée, même s’il serait également bien de faire un peu le ménage dans son environnement pour lui permettre d’être pleinement exploitée. Tout de même, dans l’ensemble, cela donne un épisode des plus convenables.

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  • TheVinzVincent

    Weeds décide de jouer la carte « Saison 1″ cette année.
    Même ambiance, même style, même cadre, même légèreté… même générique. Mais est-ce vraiment la même situation ?
    Non. Tout a évolué. Les personnages. L’intrigue. L’ensemble.
    C’est bon de retrouver tous les clins d’oeils faits aux saisons d’Agrestic. De retrouver, comme le souligne Martin, la satyre des banlieues. Mais ça soulève une question : avait-on vraiment besoin de boucler la boucle ? Weeds n’avait-elle pas juste, de la saison 4 à la saison 7, joué la carte du changement ? N’aurait-elle pas dû se tenir à cette évolution, plutôt que d’en retourner à ses fondements ?
    La question reste clairement ouverte, et seule la saison dans son entièreté nous permettra d’y répondre.
    Pour le moment, la fine équipe de scénaristes nous livre des épisodes de bonne facture, frais et agréable, avec un humour piquant, quelques scènes nébuleuses mais un ensemble tout à fait satisfaisant. À l’image de la saison 1, sa cousine. On ne cherche pas de folle tension dramatique, on ne cherche pas des intrigues cassant toute la baraque : chaque personnage vit ses dilemmes, ses craintes, ses plaisirs d’un plan à l’autre. Ainsi, Shane nous rappelle la jeunesse de son frère avec Méghane. C’est tout aussi touchant. Peut-être même plus, vu le background des personnages. Doug nous amuse beaucoup avec sa rivalité de voisinage, qui mène à une superbe chute comme on les aime. Sauf si j’ai mal compris : est-ce bien Doug qui fait lui-même ses besoins sur le journal, pendant son sommeil ?
    Si quelqu’un pouvait m’éclaircir sur ce point.
    Jill fait du Jill. Andy fait du Andy. Les deux vont très bien ensemble. Là où le bas blesse, selon moi, c’est lors des quelques scènes où notre mère au foyer va visiter ses copains dealers. J’ai trouvé ça profondément ennuyeux, malgré quelques bonnes vannes. Le début de l’épisode est, à cause de ça, nettement en dessous de ce qui suit.
    C’est assez dommage, car un épisode de Weeds est déjà très court, et peut donc moins se permettre le luxe d’un faux démarrage. Heureusement, le système de l’épisode mène à quelque chose de très touchant : la relation entre Nancy et Steevy, son seul contact avec le « bright side », est une des plus belles choses qui soit arrivée à la série, déjà en saison 7. La scène de la piscine est très attendrissante, tout comme le moment où Doug les voit couchés sur le canapé.
    L’héroïne arrivera-t-elle, comme elle le souhaite, à se débarrasser de l’ancienne Nancy, et à offrir une vraie place au jeune enfant dans sa vie ?
    Nous voici face à un épisode globalement efficace, qui souffre de quelques lenteurs mais qui donne lieu à de bien belles scènes tout dans l’esprit Weeds. Au vu du trailer de la semaine prochaine (Nancy assiste à un match de foot), Jenji Kohan se place DÉFINITIVEMENT dans l’optique d’un retour aux sources, aux sources de la source, bien avant les aventures mexicaines, le roadtrip et les péripéties citadines de la saison 7.
    Bref, Weeds fait du Weeds old-school, et c’est bien.
    8/10

  • TheVinzVincent

    Je sais pas pourquoi je dis Martin. C’est Fabien !
    Je dois confondre avec un autre rédacteur de Critictoo.

  • http://www.critictoo.com Fabien

    J’ai repris en charge la série cette saison, mais c’est Martin qui s’en occupait avant.

  • http://www.critictoo.com Fabien

    C’est bien Doug qui dépose le « paquet » sur son journal, certainement un effet secondaire des somnifères qu’il recommande à Nancy en début d’épisode. En tout cas, je ne l’avais pas vu venir, je pensais que la caméra servirait à nous montrer quelque chose d’autres, mais j’ai préféré avoir ce petit twist.

    Sinon, c’est fréquent que la série nous offre un regard en arrière vers le point de départ. Je pense qu’on arrive au point où Nancy a l’occasion de faire avec Stevie ce qu’elle n’a pas pu faire avec ses deux autres fils, être une bonne mère. S’il y a un relent de saison 1 c’est surement pour tenter de faire un parallèle, mais je pense qu’il est trop tôt dans la saison pour vraiment y voir un réel retour aux sources. On verra bien comment cela va avancer. A mon avis, il est surtout question de voir Nancy trouver la bonne route à suivre et retenter la classique suburban life est forcément une option à explorer.

  • TheVinzVincent

    @Fabien Ha voilà, c’est pour ça. Tu es donc celui qui, à l’époque, avait descendu en flêche la saison 4. Ma saison préférée :p

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