Weeds – Une Mère que J’aimerais Baiser (7.11)

13 Sep 2011 à 17:35

Dans une tentative d’étendre son business, Nancy accompagne Doug et Andy dans les Hamptons pour le weekend. Silas essaie de regagner la confiance d’Emma, après un accrochage au travail. Le détective Ouellette emmène Shane avec lui dans une descente.

Dans Une Mère que J’aimerais Baiser, Weeds revient à ses fondamentaux, à savoir du trafic de drogues, servant d’excuse à la satire d’un certain milieu social, auquel viennent se greffer les querelles familiales. Plutôt que querelles, c’est de rancœurs qu’il faudrait parler, tellement les conflits sont larvés. Ainsi, il est intéressant de comparer l’évolution des deux personnages qui ont été les plus maltraités par la vampirique Nancy : Andy et Silas.

L’attachement profond qui les lie à cette femme n’a d’égal que leur ressentiment. Seulement, si Silas préfère la confrontation directe, mais toujours vaine, Andy choisit l’apitoiement sur soi-même. Il n’est alors pas étonnant de voir son moment de lucidité arriver alors qu’il est dans la peau d’un autre, Bill Sussman, hommes d’affaires au sommet.

Ainsi, l’amour/haine latent qu’il porte à Nancy se révèle après quelques litres de long island ice tea, dans une scène brillante de catharsis, où le jeu physique en dit plus qu’il n’y paraît. Une nouvelle démonstration du talent de Justin Kirk et Mary Louise Parker – ou comment une scène, a priori lambda, se transforme sous nos yeux en un des moments les plus réussis de la saison. Un passage magnifiquement écrit qui marche constamment entre le drame et la comédie.

Autre Botwin, autre conflit : Silas n’en a pas fini d’en vouloir à sa mère, et ce n’est pas l’arrestation d’Emma qui va arranger les choses, au contraire. Si la rage de Shane a disparu avec le meurtre de Pilar, celle de Silas est apparue dès lors qu’il a appris l’existence de Lars. Cette parenté brisée ne cesse de le ronger et réveille tous ses doutes sur lui-même (en particulier son intellect), le comportement condescendant de Nancy ne faisant rien pour arranger les choses.

À côté de ces intrigues amères à penchant dramatique, la série réussit tout aussi bien la comédie. Bien sûr, arrivé en saison 7, ce genre de petite critique du monde des très riches n’a rien de surprenant, mais c’est assez drôle pour que l’on passe outre. En effet, quel plaisir de voir ses opulents Hamptoniens se faire rouler dans la farine par le joli emballage doré des paquets de MILF, pardon «Mère que J’aimerais Baiser». Seul bémol, l’intrigue entre Doug et le SEC continue de plomber le reste, et cela semble parti pour durer jusqu’au dernier épisode.

Nous y sommes, plus que deux épisodes avant la fin de la saison 7. Celle-ci s’annonce émotionnellement chargée, le foyer Botwin n’ayant jamais été aussi proche de l’implosion. En attendant, Une Mère Que J’aimerais Baiser s’aligne dans la moyenne haute de la saison.

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