À quelques mois de sa libération, Neil Caffrey s’échappe de prison. L’agent Burke du FBI est alors appelé pour le recapturer, ce qu’il fera en quelques heures. Caffrey fait alors une offre à l’agent qui les poussera à collaborer pour arrêter d’autres voleurs et escrocs.

Lancée fin octobre (2009) sur USA Network, White Collar va nous rejouer la formule assez classique du policier et du criminel qui s’associent pour combattre le crime. Dans cette nouvelle variante, le duo se forme pour partir à la poursuite de ceux qui ne visent que les produits de luxe et autres pièces d’art.

D’un côté, Neil Caffrey, un voleur charmeur, intelligent et cultivé qui signe ses crimes avec style. De l’autre, Peter Burke, honnête agent du FBI et mari attentionné qui agit dans l’intérêt de la justice. Ils sont opposés sur bien des points, ce qui les rend très complémentaires. C’est là-dessus que la dynamique de la série s’appuie, sur ça et sur l’amitié grandissante entre les deux hommes.

Il va cependant falloir un peu de temps pour que la sauce prenne, et ce, malgré un épisode pilote qui était d’une grande efficacité. Il faut dire que poser les bases était le plus simple, il fallait ensuite réussir à recréer de bonnes conditions pour que la formule du show fonctionne avec logique.

White Collar possède son intrigue fil rouge qui n’a pas réellement aidé à cela, car elle avait tendance à être trop mise en avant alors qu’elle manquait sérieusement de consistance. D’ailleurs, une fois que l’on est arrivé au bout des 14 épisodes qui composent la saison, elle peine toujours à rester cohérente, même si avec le temps elle a offert aux personnages des intrigues où ils pouvaient évoluer aisément.

Bref, les aventures de Caffrey et Burke ont souffert des défauts que l’on retrouve souvent dans les premières saisons des séries USA Network. Heureusement, le temps qu’elle parvienne à s’ajuster, elle a pu se reposer sur l’alchimie qui existe dans le duo de tête, et sur son coefficient sympathie qui n’a cessé de grandir avec.

Rapidement, on passe de la simple association, à une véritable histoire d’amitié faite d’obligations et de compromis. Peter et Neil ont beau l’air d’être différents sur bien des points, ils connectent sur d’autres qui sont bien plus importants.

De plus, on peut ajouter que le voleur et l’agent du FBI ne sont pas seuls et que le peu de personnages qui les accompagnent finira par trouver leur place et leur intérêt. Nous avons Elizabeth, la femme de Peter qui passera la première moitié de la saison à être forcée dans le décor avant que les scénaristes réussissent à lui trouver un rôle plus subtil qui dépend en grande partie de la relation entre son mari et Neal. Nous avons également Mozzie, sorte escroc excentrique qui apprécie sa place dans l’ombre et qui se révèle rapidement indispensable, aussi bien pour le héros que pour la cohésion de l’histoire, vu qu’il peut faire ce que d’autres ne peuvent pas. Pour finir, nous avons Jones, bras droit de Peter, Cruz, une autre agent qui travaille avec eux, mais qui se fera trop discrète par moment pour parvenir à justifier sa place, et enfin, June, la charmante logeuse de Neil.

Loin d’être parfaite, cette première saison de White Collar est quand même parvenue à compenser une partie de ses défauts de départ avec une bonne dose de divertissement, une ambiance sympathique et des personnages attachants. La saison 2 devra quand même confirmer tout cela dès son lancement afin de ne pas perdre en intérêt.