Mozzie s’est épris d’une serveuse, et quand celle-ci est en danger, il se tourne vers Neal et Peter pour obtenir de l’aide.

Whatever, Travolta.

Si les stars de White Collar sont Peter et Neal, il n’a pas bien fallu longtemps à Mozzie pour s’imposer dans le décor. À tel point qu’il est souvent la source du meilleur matériel et qu’il se montre être plus qu’un complément de poids au duo, mais bel et bien un véritable atout pour la série.

Il n’est donc pas étonnant qu’en ce début de seconde saison, Mozzie voie les projecteurs se tourner vers lui. La crainte principale dans ce genre de cas, c’est de découvrir qu’il n’a pas la carrure pour cela. Des personnages secondaires qu’on aime, il y en a plein, mais il en existe tout autant qui perdent de leur aura à force d’être trop exploité. Je doute que Mozz finisse par être trop utilisé, et surtout, cet épisode démontre qu’il a de la ressource et ne déçoit pas.

Mozzie est donc épris d’une serveuse (Diane Farr), qui va se faire kidnapper. L’histoire ne prend pas trop le temps de trainer, et mise avant tout sur notre façon d’appréhender Mozzie pour mettre les pieds dans le plat et pousser l’arnaqueur non reconverti à travailler avec le FBI. Avant d’en arriver là, il passera d’abord par Neal. Si l’évolution de la relation entre Caffrey et Burke est aujourd’hui arrivée à un niveau où les deux hommes se font la plupart du temps confiance, Mozzie incarne la partie qui sépare toujours les deux personnages : l’illégalité. Caffrey n’est jamais complètement rentré dans le droit chemin, et son amitié avec Mozzie est clairement ce qui le rattache à cette « ancienne » vie.

Il n’a donc aucun problème à utiliser le FBI pour aider son ami, mais bien évidemment, l’histoire va tout faire pour que la collaboration soit complète. Nous passons d’un Mozzie en mode inquiet (et un peu survolté) pour sa serveuse à un Mozzie paniqué à mettre les pieds au FBI. Pas de doute, l’intrigue en place offrira plusieurs opportunités d’exploiter Mozz à sa juste valeur. Il est un réel rouage comique de la série, tout en étant capable de lui insuffler le sérieux dont elle a besoin. Sans oublier qu’il donne une réelle consistance au passé de Neal, tout en restant un mystère (Pete nous rappelant qu’il ne connaît toujours pas son véritable nom). Il y a donc là du matériel pour le futur de la série, qu’on ne peut qu’espérer voir exploiter un jour.

En définitive, By the Book est un épisode qui tient bien ses promesses, exploitant à sa juste valeur le personnage emblématique qu’est devenu Mozzie.