Neal et Peter ont ouvert la boite à musique, mais son secret n’est pas encore percé. Alors que Mozzie travaille dessus, Neal se voit offrir l’opportunité de venger la mort de Kate.

Summer finale pour White Collar, qui sera de retour avec la suite de la saison en janvier 2011. Enfin, n’allons pas trop vite, car il y a tout un épisode à passer, qui va se charger de mouvementer notre affaire.

L’épisode ne s’encombre pas d’un « cas de la semaine » et se concentre entièrement sur la music box, Kate et surtout Fowler. L’histoire jouera donc sur ce qu’on sait et ne sait pas pour faire quelque peu progresser l’enquête autour de la mort du grand amour de Neal. Surtout, l’arnaqueur va mettre Peter à rude épreuve au cours de ces 45 minutes, ne jouant pas cartes sur table avec l’agent du FBI, ce qui fait que les deux se court-circuitent.

Avec la fin du précédent épisode, et les deux hommes décidant de ne plus rien se cacher, on aurait pu croire qu’ils allaient enfin travailler ensemble sur la mort de Kate. Ce n’est pas vraiment le cas, vu que l’envie de vengeance aveugle complètement Neal. Il y a eu des moments dans White Collar qui peinait à réellement donner du poids à la mort de Kate, cette dernière n’ayant jamais véritablement eu l’occasion de devenir un personnage tangible. Tout ce qu’elle est, c’est une ombre, un mystère, un amour passionné, mais non palpable. Pour le coup, sa perte tragique n’a jamais eu la force qu’elle aurait dû avoir, et les enjeux prennent rarement l’envergure qu’ils devraient. Disons-le simplement, j’aurais bien eu besoin de quelques scènes entre les deux pour croire en l’amour de Kate et Neal.

Malgré ce fait, Point Blank est l’un de ces rares épisodes où j’ai réellement la sensation que Kate est toujours à sa façon présente, empêchant Neal d’aller de l’avant. Là, il n’est pas trop question de l’intrigue en elle-même, mais plutôt de la façon dont Caffrey va s’impliquer, allant au-delà de ses propres limites (avec l’arme à feu) et prêt à tout pour obtenir des réponses de Fowler. Cela passe par des mensonges et l’envie de meurtre.

Seulement, Burke ne va pas réaliser cela tout de suite ; il va devoir se faire voler la music box par Alex pour se rendre compte que la confiance entre les deux hommes a encore ses limites. Ou plutôt, l’aveuglement de Neal l’empêche d’avoir les idées claires et l’emmène sur des eaux plus obscures, poussant son entourage – Peter ou Mozzie – à devoir le protéger de lui-même.

À cela, ajoutons que finalement, Neal met lui-même en danger Mozzie, au cœur du cliffhanger de cette première partie de saison. Mozz’ étant sûrement l’un des personnages les plus attachants de la série, c’est plutôt bien joué sur ce coup-ci et cela offre au personnage de Paul Blackthorne une introduction réussie.

Dans tout ça, le retournement de situation autour de Fowler n’est pas véritablement surprenant. En fait, la question est plutôt de savoir combien de rebondissements dans ce genre la série peut encaisser et rester cohérente avec sa trame. Le fait est qu’il était aisé de deviner que l’intrigue ne se terminerait pas une fois que Fowler serait au pied du mur, mais plutôt que ce dernier l’entrainerait dans une autre direction. C’est exactement ce qui se passe, et il faut reconnaître que cela permet à l’épisode en lui-même de fournir pas mal d’informations et de sortir Fowler du rôle caricatural dans lequel il était coincé.

Enfin, White Collar s’offre un épisode bien rythmé, avec quelques pointes d’humour bien sympathiques (Batman !) avant de prendre une tournure plus sérieuse et de laisser peu de temps à ses personnages pour respirer. Tout ce qu’il faut pour bien terminer sa première partie de saison.

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CaroleC
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