White Collar - Threads (1.02)

C’est la semaine de la mode à New York et le mystérieux Ghovat est en ville pour vendre quelque chose d’important. Burke ignore ce que c’est, mais avec l’aide d’une témoin, il a l’opportunité d’arrêter le criminel une fois pour toutes.

Le Pilot nous a introduit les personnages principaux et ce second épisode s’occupe de nous confirmer la formule du show. Le criminel de la semaine, USA Network oblige, ce sera guest star à chaque fois et après Mark Sheppard, c’est au tour de Carlos Rota (24, The Little Mosque on the prairie) de prendre la place du criminel. Ici, un israélien spécialisé dans la contrefaçon qui vient d’ajouter meurtrier à son CV.

La mise en place de l’intrigue se fait via Tara, une top-modèle qui a été témoin d’un meurtre. Ça tient la route suffisamment pour donner à Caffrey l’opportunité d’entrer en scène avec son idée de party. Là, c’est déjà plus grossier, car bon, on voit difficilement comment la venue du criminel pouvait être réellement garantie, mais ne chipotons pas, car ça fonctionne, forcément.

Le fait est que cette première idée est également là pour permettre à Elizabeth de trouver sa place dans l’histoire. Espérons que tous les épisodes ne contiendront pas le truc de la semaine pour la faire participer, car ça risque de pas mal entamer la crédibilité du show. Certes, ce n’est pas ce qu’on attend de White Collar, mais elle doit quand même maintenir quelques standards.

Bref, cette soirée sera  aussi l’occasion d’introduire un nouveau personnage, Lauren Cruz, agent du FBI – jouée par Natalie Morales (The Middleman) – qui est là pour remplacer Diana (Marsha Thomason).

Après tout ça, les choses ne vont pas tourner comme prévu, on s’en doute, et l’intrigue va donc s’étendre jusqu’à la capture en conclusion. L’histoire est quand même assez bien rythmée et possède des twists logiques et bien utilisés qui permettent de donner à l’épisode sa consistance. De ce côté-là, on ne peut pas dire que White Collar déçoit ou le contraire, car on a exactement ce qu’on pouvait en attendre. Ce qui est un peu dommage, c’est que si l’implication de Caffrey se révèle crédible, sa participation ici n’apparait que rarement indispensable. Il amène des idées originales, certes,  mais dans l’ensemble, il pourrait également ajouter un peu plus de folie ou d’excentricité, ça ne serait pas un mal pour réellement concrétiser son opposition avec Burke, et donc, son utilité. Il suit les ordres et ajoute un léger plus qui le fait remarquer, mais c’est tout.

On finit par l’intrigue feuilletonnante de la saison qui semble destinée à être gérée comme celle de Michael Westen dans Burn Notice : chaque épisode apporte sa petite pierre à l’édifice. De quoi donner quelques lignes à Mozzie que l’on aimerait quand même bien voir un peu plus.

Pour son second épisode, White Collar reste donc dans les clous afin d’affirmer sa formule et la place des personnages. Il y a un léger manque d’ambition que l’on peut espérer voir comblé par la suite.