workaholics saison 1 Workaholics : les amis avant le travail (Saison 1)

Mardi 26 juillet 2011 à 7:50 - 1 commentaire

Workaholics : les amis avant le travail (Saison 1)

 Workaholics : les amis avant le travail (Saison 1) Workaholics : les amis avant le travail (Saison 1)par Fabien.

Adam, Blake et Anders sont trois amis qui vivent ensemble depuis l’université et, maintenant, ils travaillent également ensemble chez TelAmeriCorp, une entreprise de télémarketing.

Basée sur des sketchs postés sur Internet par les créateurs et acteurs du show, Blake Anderson, Adam DeVine, Anders Holm et Kyle Newacheck, Workaholics nous entraine dans la vie de trois amis qui terminent l’université et qui entrent dans le monde du travail, mais ils ne sont pas décidés à changer le style de vie pour autant. Comprendre qu’ils aiment faire la fête, boire de la bière, fumer de la marijuana et jouer aux séducteurs. Sur papier, cette série se présente donc comme étant une simple slacker comedy, et c’est exactement cela, mais avec un plus tout de même.

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Le genre étant assez répandu au cinéma et les codes sont bien établis, mais à la télévision, il faut tenir sur la durée et jouer le coup du trip sous influence trop régulièrement pourrait être risqué. C’est surement pour ça qu’ils ne le font véritablement qu’une fois, et ce, durant pratiquement tout un épisode (Office Campout – 1.03).

De toute façon, Workaholics se révèle rapidement n’être finalement qu’une comédie entre amis. Malgré le titre, l’aspect travail n’est pas tellement sollicité, servant avant tout de décors pour offrir à Blake, Adam et Anders une vie sociale qui dépasse la fréquentation de leur dealer, Kyle. Cela dit, TelAmeriCorp apporte son lot de protagonistes marquant comme Alice, la boss autoritaire, et Jillian, une collègue légèrement instable.

Les trois petits travailleurs vont donc naviguer entre le bureau et leur maison, mais ils ont surtout l’occasion de partir dans des aventures qui tendent à devenir rapidement hors de contrôle. Ce qui maintient la cohésion de l’ensemble est la relation d’amitié qui unit les personnages et qui s’impose comme étant le principal moteur de la série.

Blake, Adam et Anders ont des personnalités différentes, mais partagent les mêmes passions, ce qui les différencie principalement ce sont leurs motivations dans la vie. Cela dit, on nous montre sans tarder qu’ils sont tous prêts à se sacrifier les uns pour les autres, car sauvegarder leur amitié est ce qui compte le plus pour eux. Ainsi, ils s’enferment dans un univers aux risques limités, confortés par la continuité de leur style de vie d’étudiants. On pourrait presque dire que Workaholics s’efforce à illustrer la difficulté du passage à l’âge adulte pour les jeunes d’aujourd’hui. Se réfugier dans les derniers artefacts d’une vie protégée afin de ne pas avoir à affronter le monde extérieur. Mais c’est peut-être surestimer la finalité de cette série.

Niveau humour, si on est adepte du genre slacker comedy, les codes sont simples et bien connus : excentricités, irrévérence, blagues qui ne sont pas systématiquement de bon gout, une pointe d’alcool et de drogues en tout genre, et une propension à la perte de contrôle involontaire. C’est parfois lourd, mais cela n’empêche pas l’occasionnel critique social, notons-le.

Avec 10 épisodes pour sa première saison, Workaholics est aisément parvenue à montrer qu’elle était plus qu’une simple farce entre potes. Les personnages deviennent rapidement attachants et leur univers coloré, tantôt réaliste, tantôt absurde, est impeccable pour faire naitre l’humour. Certes, ce dernier vise un public particulier qui se reconnait assez facilement, mais quand on est dans la cible, il est difficile de ne pas se prendre au jeu.

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