Adam, Anders, et Blake sortent de leurs études et travaillent désormais ensemble dans une entreprise de télémarketing, tout en continuant d’entretenir le style de vie qu’ils avaient durant leurs années universitaires, entre sexe, drogues, fêtes, et irresponsabilités. Tout pourrait cependant être remis en question, car il y a un test antidrogue au travail, et ils sont garanties d’échouer.

Comédie Single-Camera qui nous vient de Comedy Central, Workaholics est l’adaptation d’une websérie qui parle du passage d’un style de vie à un autre – de l’université à la vie professionnelle –, mais, dans le cas présent, la transition ne semble pas se faire.

L’histoire se centre sur trois amis, Adam, Anders, et Blake. Quand l’épisode débute, ils font la fête comme s’ils étaient encore à l’université, perdus dans l’Animal House. C’est un peu trompeur, car en réalité, ils ont déjà intégré la vie professionnelle, travaillant ensemble pour TelAmeriCorp, une société de télémarketing.

Le travail ne semble pas trop demandant, puisqu’ils arrivent à le faire, mais une menace plane sur eux : ils doivent être testés pour déterminer s’ils consomment de la drogue. Vu qu’ils n’ont aucune chance de réussir le test, ils vont tout faire pour tenter de tricher, étant donné que perdre leur job signifierait qu’il devrait mettre un terme à leur style de vie.

Comme on peut s’en douter (le titre de l’épisode ne laisse pas trop de place au doute), l’humour de Workaholics n’est pas d’une grande finesse, mais on peut reconnaitre que dans le genre, il parvient à être bien moins gras qu’on aurait pu le craindre. C’est probablement parce que les trois acteurs principaux ne semblent pas se forcer pour avoir l’air d’adulescents fêtards et sous influence. Ça ne devient donc pas trop poussif et un délire assez léger s’installe rapidement, ne perdant pas d’énergie d’un bout à l’autre.

Workaholics se laisse alors regarder facilement. Elle s’adresse tout de même à un public particulier qu’elle connait bien et ne tente pas de ratisser plus large. Donc, il est nécessaire d’apprécier le type d’humour ici véhiculé pour passer les premières minutes et aller jusqu’au bout.

En tout cas, dans son genre, ce pilote n’est pas mauvais et installe un environnement simple qui offre de nombreuses possibilités pour l’avenir. Certes, les ambitions du show sont faibles, mais Workaholics semble vouloir l’assumer pleinement, pour le bien de son humour potache.