Mel est enceinte et avec Sam, ils vont l’annoncer à ses parents à l’occasion du diner d’anniversaire de son père. Les choses se compliquent quand Sam se retrouve obligé de changer ses plans pour ramener une collègue de travail chez elle alors qu’elle a trop bu. C’est le début d’une très mauvaise semaine.

Worst Week est le portage américain de la série britannique The Worst Week Of My Life. N’aillant pas vu cette dernière, je ne pourrais pas faire la comparaison, mais vu que Kyle Bornheimer a déjà, à la base, un style assez différent de celui de Ben Miller, on peut imaginer sans trop de soucis la différence de ton qu’il existe entre les deux séries.

Une adaptation part toujours avec un a priori négatif, mais il faut avouer que Worst Week les efface rapidement en ancrant son histoire dans un contexte typiquement américain. Ma crainte était de toute façon plus tournée vers l’humour, craignant que Kurtwood Smith prenne trop les devants, ce qui est dérangeant quand ce n’est pas lui le premier rôle. Là encore, on ne traine pas à oublier ça, car Kyle Bornheimer s’installe sans problème sur les devants de l’écran. En fait, on pourrait presque aller jusqu’à parler de révélation comique avec lui.

Entre ses expressions, sa façon de prendre les choses comme elles viennent et sa tête de bon gars, Bornheimer surprend, dans le bon sens du terme. Il évite avec grande facilité de tomber dans la lourdeur, tout comme il ne surjoue pas pour nous faire rire.

Avec lui, un casting excellent qui ne doit pas pourtant récupérer tous les lauriers, car si ce pilot, comme vous l’aurez compris, est une réussite, c’est grâce à son écriture. Des situations ahurissantes qui restent pourtant bien crédibles, accompagnées de dialogues qui font mouche, voilà en gros la recette.

Worst Week réussit son entrée, mais quand ça commence trop bien, on peut toujours craindre la suite. Enfin bon, ça, c’est pour la prochaine fois.