Young Sheldon Saison 1 : un scientifique en herbe, des repas de famille et Soft Kitty

Bienvenue à Medford, dans le Texas de la fin des années 80. Découvrez les Cooper et leurs tribulations face aux différents défis de la vie — et plus particulièrement ceux posés par leur génie de benjamin, le célèbre Sheldon Cooper (Iain Armitage). Le même que dans The Big Bang Theory, mais en plus jeune, puisque Young Sheldon est la pour nous parler de l’enfance du personnage le plus iconique du hit de CBS.

Les Cooper, une famille adorablement dysfonctionnelle

D’emblée, Young Sheldon nous offre une galerie de personnages aussi classiques que réussis : nous avons la mère poule hyper croyante, le père de famille un peu lourdaud, le grand frère athlétique qui est loin d’être une flèche, la petite sœur sarcastique et bien trop mature pour son âge, la grand-mère délurée… et puis Sheldon. Bonne nouvelle cependant, les personnages se révèlent être assez bien écrits pour ne pas tomber dans les clichés. C’est d’ailleurs là la principale force de la série, ses personnages. Ils sont tantôt drôles, attachants ou bien même irritants — comme dans une vraie famille en somme.

 “Your lack of testosterone makes you adorable to women”—Tam – 01.15 Dolomite, Apple Slices, and a Mystery Woman.

Tout comme le Sheldon adulte, notre petit scientifique en herbe manque affreusement de tact, prend les gens de haut et est souvent odieux. Heureusement pour le téléspectateur, ce sont des traits qui sont mignons et drôles chez un enfant de 9 ans. La candeur n’est clairement plus aussi séduisante après un certain âge, mais le Sheldon de 1989 est encore assez innocent pour que sa personnalité ne soit pas un problème au sein de cette première saison.

Cela est également dû au jeu d’Iain Armitage qui fournit un travail impressionnant pour son âge. Chacune de ses dynamiques avec les membres de la famille fonctionne, que ce soit avec sa sœur qui n’a de jumelle que le nom, sa grand-mère qui veille sur lui, mais surtout avec sa mère, Mary — avec laquelle il entretient une relation fusionnelle.

Mary Cooper est interprétée avec énormément de justesse et de finesse par Zoe Perry qui est la révélation de la série, que ce soit dans le registre comique ou bien plus dramatique.

To comédie or not comédie ?

Si les personnages trouvent dès le début leurs marques, on ne peut pas en dire autant du ton de Young Sheldon de manière générale. Tout au long de la saison, l’équipe créative semble tâtonner pour trouver les bons leviers. Bien trop souvent le loufoque des personnages et des situations n’est pas entièrement assumé. Ainsi, beaucoup d’histoires prometteuses ne vont jamais jusqu’au bout du délire et laissent un goût d’inachevé.

Dans cette quête identitaire, le problème est que la série ne sait pas si elle souhaite être une comédie pure ou bien une dramédie. Le pilote semblait tendre vers la deuxième option, mais le reste de la saison ne cesse d’osciller entre l’une et l’autre. Le fait est que les écarts de ton entre les épisodes rendent le tout trop hétérogène pour laisser penser que c’est maitrisé.

L’héritage de Big Bang Theory : aubaine ou fardeau ?

Spin-off oblige, difficile de parler de Young Sheldon sans évoquer The Big Bang Theory. Fort heureusement, l’équipe créative de Young Sheldon a fait le choix de se distinguer d’entrée de jeu de cette dernière. La série ne cherche pas à ressembler à sa grande sœur et cela joue en sa faveur. D’une part, parce qu’elle n’en pas l’étoffe, mais aussi parce que cela lui permet de capitaliser sur les personnages et le succès de la sitcom en toute impunité.

Bien qu’il ne soit pas nécessaire de regarder The Big Bang Theory pour comprendre et apprécier Young Sheldon, les scénaristes se font un malin plaisir à récompenser les fans de la sitcom à travers de nombreuses références et easters eggs parsemés tout au long de la saison. Mention spéciale pour A Sneeze, Detention, and Sissy Spacek (01.13) où les fans de The Big Bang Theory reconnaitrons une célèbre comptine que l’on a tous fredonnée au moins une fois…


En fin de compte, Young Sheldon se révèle être une série très agréable à suivre dans sa première saison, à défaut d’être hilarante. Les moments où elle brille le plus sont lorsqu’elle pousse le curseur sur la comédie pure (1.14 – Potato Salad, a Broomstick, and Dad’s Whiskey) ou la dramédie assumée (1.18 A Mother, a Child, and a Blue Man’s Backside).

Malheureusement, cette première fournée d’épisodes se trouve trop souvent dans l’entre-deux et l’ensemble paraît par conséquent un peu terne. Young Sheldon cherche encore ses marques, un phénomène plutôt classique pour une comédie. Espérons que la pause estivale permette à l’équipe créative de faire le point pour choisir un camp afin de se créer une identité forte, et par-dessus tout assumée.

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