Z Nation : attaque de zombies sur Syfy

24 Oct 2014 à 20:00

Z Nation saison 1

Aujourd’hui, difficile de s’attaquer au sujet des zombies sans prendre en compte The Walking Dead qui sévit sur AMC, surtout sur le petit écran. Karl Schaefer, le showrunner de Z Nation, en a clairement conscience et comme d’autres avant lui et sûrement d’autres après, il a pleinement intégré ce fait dans sa série. Il est aussi difficile de passer outre l’influence de World War Z sur le genre, mais elle est tristement trop peu visible dans l’exécution pour qu’on s’arrête dessus, si ce n’est pour dire que l’œuvre de Max Brooks se trouve tout simplement à l’opposé de là où l’on placerait Z Nation.

Quoi qu’il en soit, Z Nation est un show post-apocalyptique qui prend place trois ans après la propagation d’un virus zombie qui ravagea le pays. Un groupe de survivants se voit confier la tâche de transporter de New York à la Californie la seule personne qui a survécu à une morsure de zombie (plus d’une en vérité) pour que le dernier laboratoire possiblement encore debout puisse fabriquer un vaccin à partir de son sang.

Dès le pilote, Z Nation pose le ton en tuant un protagoniste et en offrant du massacre de zombies autant que possible. Produite par The Asylum (qui se trouve derrière les téléfilms Sharknado), la série est d’une pauvreté technique désarmante, le « Z » ne tenant alors pas que pour zombies. Pour enfoncer le clou, il faut avouer que le jeu des acteurs est inconsistant et parfois juste mauvais – et c’est pire pour ceux présents que pour un seul épisode. Heureusement, les acteurs principaux les moins inspirés trouvent doucement leurs marques au fil des épisodes, ou alors on s’habitue, au choix…

Il semble au moins que, en coulisse, tout le monde ou presque a bien conscience de ce qu’il fait et est déterminé à tirer le meilleur de cette situation. C’est là que Z Nation trouve sa plus grande force. Au cours de ses 6 premiers épisodes, l’équipe créative n’a jamais cherché à prétendre être plus qu’une série destinée à offrir du fun à l’aide d’un bon dégommage de zombies. Ce n’est pas pour cela qu’il n’y a pas la volonté de délivrer un divertissement un minimum efficace et une histoire qui fournit des moments oscillants entre une excentricité totalement assumée et quelques notes sérieuses quand il le faut. Lorsque le ridicule ne tue pas, il peut être employé à bon escient grâce à un certain sens de la dérision sans pour autant en abuser.

Dans Z Nation, les survivants sont à l’opposé de ceux de The Walking Dead. Ils ont leur lot de problèmes psychologiques, mais ils n’en font pas étalage et la plupart ont pleinement accepté le monde dans lequel ils vivent et se sont adaptés. Un zombie s’appelle un zombie et on ne fait pas de chichi sur le sujet. Le monde est parti en vrille et de nouvelles règles en sont ressorties. On tue sans état d’âme et c’est préférable, car les morts-vivants sont nombreux.

Les scénarios permettent aussi de confronter directement l’instabilité psychologique des survivants. La folie est bien présente, en général, les gens ont juste pété un câble, parce qu’ils sont en pleine apocalypse de zombies et qu’il n’y a pas besoin d’aller chercher plus loin. La solitude est aussi abordée de front, principalement avec Citizen Z, le personnage incarné par DJ Qualls, qui est aussi en sécurité qu’il est isolé du reste du monde et des survivants.

L’approche est alors par moment rafraichissante. Elle n’est pas inédite, mais elle permet à Z Nation de donner corps à un univers qui lui correspond. La série ne s’encombre pas d’une réflexion poussée et préfère porter un regard pragmatique sur ce qu’une telle situation impliquerait – avec des dialogues à la qualité discutable à la clé. Les scénaristes utilisent souvent cela pour plonger leurs personnages dans des zones dangereuses. On alterne alors entre de bonnes et de mauvaises idées, l’exécution de certaines venant parfois gâcher le potentiel de départ. Quoi qu’il arrive, il faut aller en Californie, alors on avance.

Après sa première partie de saison 1, on peut dire que Z Nation fonctionne à son niveau. Les scénaristes affichent quelques ambitions rarement bien amenées et moyennement bien exécutées, mais qui s’accordent avec leur univers, ne cherchant jamais à en faire trop. Ce ne serait de toute façon pas possible. À partir du moment où on sait où on met les pieds et qu’on n’attend pas plus, Z Nation délivre ce qu’elle avait promis d’offrir dès le pilote et avance en conséquence.

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