Enid (TV)

19 Nov 2009 à 1:01

Enid

De son enfance à l’âge adulte, le portrait de la prolifique romancière et ambitieuse Enid Blyton, à travers ses mariages, ses enfants et ses livres.

Bannie pendant quasiment 30 ans de la BBC, Enid Blyton est pourtant une auteure jeunesse des plus lues, aujourd’hui encore. Mais au-delà de cela, elle ne fut pas qu’interdite sur la BBC, car, au cœur même de certains foyers anglais, les parents refusaient à leurs enfants de lire ses romans, jugés racistes et snob. Pour ne pas aider, la dame écrivait des séries, ce qui était assez mal perçu.

Chez nous, Enid Blyton est un nom que l’on n’associe pas forcément à ses écrits. Et pourtant, difficile de ne pas avoir lu un jour l’un de ses romans, dans lesquelles on trouve Oui-Oui, le Club des Cinq, le Clan des Sept ou encore Jojo le Lapin.

Au final, Enid Blyton méritait-elle tant de sentiments négatifs ? Difficile d’en tirer une conclusion à travers ce film, qui nous offre une vision assez noire de celle qu’on verrait plus manger ses enfants que de les divertir. Helena Bonham Carter est tout simplement sublime dans le rôle de cette femme brisée par le départ de son père, n’ayant jamais véritablement grandi, et qui, grâce à ce fait, réussit à comprendre mieux que personne l’évasion que recherche un enfant à la lecture.

Mais, malgré l’énergie mise par l’actrice, il est difficile d’aller au-delà d’un scénario qui a des difficultés à nous faire réellement aimer cette femme, trop nombriliste et égocentrique. Prête à mettre son premier mari Hugh (Matthew Macfadyen) à la porte et l’empêcher de revoir ses propres filles, malgré son propre traumatisme de jeunesse ; mangeant avec son second mari Kenneth (Denis Lawson) l’un des lapins d’une de ses filles; incapable de prendre son bébé dans ses bras, Enid Blyton apparaît froide et distante, capable d’amour qu’envers ceux qui ne la connaissent pas.

C’est le portrait d’une femme qui ne s’est jamais remise de la rupture du foyer dans lequel elle a grandi qui nous est offert, d’une femme n’ayant pas grandi, capable d’une grande cruauté pour simplement combler ses propres désirs.

Ainsi, Enid souffre d’être trop unidimensionnel, poussant le spectateur à se lier plus avec les personnes éternellement repoussées par la romancière plus qu’à cette dernière. Un jugement qui parait fort sévère. Enid Blyton n’était peut-être pas une femme des plus sociables, mais il y avait sûrement derrière cela quelque chose de bien plus complexe que le simple départ d’un père qu’elle aimait trop.

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