Le Labyrinthe : La Terre brulée offre une suite divertissante, mais pas à la hauteur de son prédécesseur

7 Oct 2015 à 17:59

Le Labyrinthe : La Terre brulée

Dans son genre, Le Labyrinthe, adapté du roman du même nom de James Dashner, pourrait être un simili Hunger Games pour la voie qu’il emprunte et les thématiques de révoltes contre l’ordre établi et de responsabilité qu’il développe. Ainsi, le premier volet de la trilogie nous présenta Thomas (Dylan O’Brien), adolescent amnésique qui se réveille au sein d’un groupe de garçon de son âge. Le twist est qu’ils sont tous pris au piège d’une clairière encerclée par les immenses murs d’un dangereux labyrinthe dont l’une des possibles portes s’ouvre et se ferme à intervalles réguliers.

Livrés à eux-mêmes et n’ayant pour seul moyen de survivre que les rations envoyées par un ascenseur souterrain et leur bon sens, il ne faudra que peu de temps avant que ce groupe de jeunes ne cherche à percer les mystères du labyrinthe pour s’en sortir. D’autant plus quand une jeune femme nommée Teresa (Kaya Scodelario) rejoint le groupe à la recherche de Thomas et avec des informations concernant leur situation qui pourrait complètement changer la donne.

Contrairement à son premier opus qui prenait du temps pour poser son univers et ses personnages, Le Labyrinthe : La Terre Brulée se lance à toute allure en offrant que de rares moments de pause. Ce qui n’est pas plus mal, étant donné que l’intrigue se doit d’avancer pour révéler des enjeux qui forceront nos héros à prendre des décisions extrêmes.

L’histoire reprend directement après la fin du premier film avec nos rescapés aux mains d’hommes armés qui les conduisent vraisemblablement vers leur salvation. Il ne faudra pourtant que peu de temps avant que leur situation ne se dégrade et les pousse dans une traversée des dangereuses Terres Brulées à la recherche d’un groupe de personnes pouvant les protéger de l’organisation W.I.C.K.E.D. – responsable de leur captivité au cœur du labyrinthe.

Il n’y a rien de très original dans cette quête qui se dessine peu à peu. Cela n’empêche pas le Labyrinthe : La Terre brulée de proposer une réalisation toujours aussi dynamique qui ne prend que peu de détours et qui délivre des séquences d’action efficaces. Le problème est que, malgré des moments grisants de nervosité, le film donne l’impression d’effleurer son sujet, en particulier en ce qui concerne le développement de ses personnages.

Bien que charismatique, Thomas est loin d’avoir les épaules pour mener son groupe à destination. Les décisions qu’il prend ne sont pas toujours des plus inspirées et il doit avant tout compter sur les bons conseils de ses compagnons de voyage pour pouvoir avancer. Les éléments sont pourtant révélés à un rythme qui n’est pas malhonnête et il est souvent frustrant de comprendre les choses bien avant celui que l’on suit.

Cependant, le traitement le plus décevant est probablement celui fait de Teresa qui, malgré son interprète connue pour son charisme dans Skins, disparaît complètement dans le décor. De ce côté, le stratagème est avant tout de pouvoir la garder en retrait avant le retournement de situation final qui doit surprendre. Le souci est que cela ne fonctionne pas. Les sentiments de Teresa apparaissent évidents à mi-parcours et il aurait très certainement été plus intéressant de les développer dans le but de forcer l’introspection.

Le Labyrinthe : La Terre brulée aurait en effet gagné en profondeur s’il s’était servi de tous les éléments mis en place pour pousser ses personnages à réfléchir sur le but de leur mission, la légitimité de leur fuite et la responsabilité que leur statut impose. En ce sens, il faut se tourner du côté du camp ennemi pour réellement comprendre les enjeux créés par la situation mondiale. Si leur manque de sympathie ne penche malheureusement pas la balance en leur faveur, leurs motivations apparaissent bien plus légitimes et nuancées. Ce qui en conséquence donne l’impression que nos héros sont égoïstes et en pleine crise d’adolescence.

En conclusion, Le Labyrinthe : La Terre brulée est plus bancal que son premier opus, malgré d’excellentes séquences d’actions. Le film est tiré vers le bas par des protagonistes qui subissent plus qu’ils n’influencent l’histoire alors même qu’on nous demande de ressentir de l’empathie à leur égard. Il est évident qu’il ne s’agit ici que d’une transition vers le plus gros morceau de l’intrigue, mais il était possible d’en attendre plus étant donné les qualités du premier film. N’en reste pas moins que cette suite remplit ses engagements de divertissement, en n’ennuyant jamais et en développant son univers apocalyptique de manière intéressante.

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