L’équipe de Boardwalk Empire s’attaque au monde de la finance dans The Wolf of Wall Street

12 Jan 2014 à 16:02

The Wolfof Wall Street

En 1987 sortait sur les écrans américains Wall street, illustration corrosive de la cupidité financière par Oliver Stone. À l’image du Parrain pour le monde de la mafia, l’œuvre a défini Wall Street, influençant des générations de financiers à partir en quête de la vie de Gordon Gekko – le mythique personnage incarné par Michael Douglas.

C’est de ce Wall Street donc il est question dans le dernier long-métrage de Martin Scorsese ; l’histoire débute presque sans surprise en 1987 et citera même par la suite Gekko, signifiant la place qu’il occupe dans la culture populaire et celle de Wall Street.

Leonardo DiCaprio prête donc ses traits au courtier en bourse Jordan Belfort durant prêt de 3 heures où il carburera aux substances illicites et à l’argent – la plus puissante des drogues. Il commence sa carrière le jour du krach d’octobre 1987 qui l’entrainera à fonder sa propre firme qui fera autant sa richesse que celles de ses amis et autres employés – et par extension, ruinera aussi la vie de bien des personnes.

Le réalisateur poursuit ainsi avec The Wolf of Wall Street sa collaboration avec Terence Winter, créateur de Boardwalk Empire. Les deux hommes délaissent donc l’univers gangster des années 20 au profit du monde financier de la fin des années 80-début des années 90. Ils adaptent ainsi les mémoires de Jordan Belfort, un homme dont la vie est véritablement digne d’un film tellement il parait incroyable qu’il puisse avoir réussi à traverser certains évènements.

Les deux sujets – la mafia et Wall Street – ne sont en vérité pas si éloignés l’un de l’autre, chacun se reposant sur l’avidité humaine, l’appât du gain, le goût du pouvoir. Il s’agit au fond d’une plongée dans un environnement caustique où l’argent, l’alcool et les drogues entrainent son lot de situations improbables, une certaine forme de violence et surtout, de la désillusion et de la déception.

The Wolf of Wall Street se repose sur un humour noir qui ne peut que s’accorder au style de vie mené par Belfort, noyé sous les excès et incapable de connecter avec le mal qu’il peut faire autour de lui. Ne s’enquiquinant pas avec le jargon financier, le film se charge juste de dépeindre un univers peut-être, dans nos esprits, moins violent que celui de la mafia, mais où la destruction en fait bel et bien partie et où la moralité est à laisser à la porte en faveur du profit personnel. En juste une scène, l’échange dans le restaurant entre Leonardo DiCaprio et Matthew McConaughey (bientôt dans True Detective), The Wolf of Wall Street annonce quel type d’histoire elle va délivrer et les codes qui la régissent. La différence majeure est que, au lieu d’une arme à feu, Belfort et ses collègues utilisent un téléphone et leurs voix.

Comme le FBI qui court après des figures comme Nucky Thompson, l’agent Patrick Denham (Kyle Chandler, Friday Night Lights) cherche à coincer Jordan Belfort – et ce, pendant près de dix ans. À l’image d’un gangster, le courtier possède son code personnel, celui sur lequel il a bâti son entreprise qui l’ébranlera un temps. Mais aussi, comme le monde de la mafia, il y a plus d’une personne à faire chuter et des possibilités pour continuer à négocier, vendre et s’en sortir.

Au beau milieu de la débauche et de l’argent coulant à flots, The Wolf of Wall Street – selon le choix de Winter et Scorsese – met le téléspectateur à la place de ceux qui se font arnaquer. Il dépeint un monde où on se laisse séduire, où on ignore aisément ceux qui ont tout perdu et où les criminels ne finissent pas forcément en prison. Peut-être que sur ce plan-là, le pessimisme de Boardwalk Empire a du bon…

Les fans de Boardwalk Empire pourront noter le joli clin d’oeil fait à Steve Buscemi, présent dans l’épisode de The Equalizer (Re-Entry – 2×22, diffusé le 27 mai 1987). Shea Wigham (Eli Thompson) est aussi présent dans le film dans un petit rôle.
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