ST Generations Star Trek VII: Generations

Jeudi 29 octobre 2009 à 23:02 - 1 commentaire

Star Trek VII: Generations

 Star Trek VII: Generations Star Trek VII: Generationspar Fabien.

Lors du voyage d’inauguration de L’Enterprise-B, le Nexus, une vague d’énergie qui traverse l’univers, va emprisonner deux vaisseaux. Lors de la mission de sauvetage, le capitaine Kirk disparait. 78 ans plus tard, L’Enterprise-D se retrouve à devoir poursuivre Soran, un fou qui compte retourner dans le Nexus à n’importe quel prix, même si des millions doivent périr.

Generations est donc le passage de relais cinématographique entre Kirk et Picard qui survient quelques mois après l’arrêt de la série. C’est donc le bon moment et cela se révèlera être un succès au box office.

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Mais pour justifier cette rencontre et satisfaire les fans, il fallait une histoire qui tienne la route et qui soit suffisamment logique pour appuyer toute la construction du métrage. Brannon Braga et Ronald D. Moore ont donc inventé le Nexus, sorte de vague d’énergie en dehors du temps dans laquelle les personnes qui s’y retrouvent bloquées vivent dans la joie. Un bonheur éternel que Soran compte bien retrouver. Ce dernier est joué par Malcolm McDowell, car il fallait un acteur qui en impose un peu pour tenir tête à la fois à Picard et à Kirk.

La première fois que j’ai vu ce film, et les suivantes jusqu’à maintenant, je ne m’étais pas rendu compte à quel point il se repose sur la mythologie de Star Trek : The Next Generation. L’équipage de Picard n’est pas véritablement introduit et l’on retrouve plus d’un élément provenant de la série et qui ne seront pas réellement expliqués. L’exemple le plus probant étant certainement la puce à émotions de Data.

Cela s’ajoute à bien d’autres pour donner l’impression que ce long métrage est avant tout un gros épisode de la série plus qu’un film indépendant. D’ailleurs, on voit bien que l’occasion est saisie pour tenter de réaliser des choses qui n’étaient pas possibles avec les moyens d’une série tv, par exemple, la séparation en deux du vaisseau qui est suivit par un crash spectaculaire de la soucoupe. Cela n’était clairement pas nécessaire, sauf si, bien entendu, on veut y voir là un acte symbolique : la destruction de l’Enterprise-D qui fut au cœur de la série, justement. Maintenant que l’équipage de Picard est sur grand écran, il va falloir upgrader le décor, cela se fera dès le prochain film.

L’équipage justement. On le connait, et comme je le disais, il n’est pas (re)présenté. Il n’est d’ailleurs pas tellement utilisé non plus. Si chacun tient convenablement son rôle sur le vaisseau, seul Jean-Luc Picard aura le droit à un véritable développement. Entre le décès de son neveu, qui est là pour installer une sorte de dilemme une fois dans le Nexus, et la rencontre avec Kirk, il a le droit d’être sur les devants d’un bout à l’autre. Seul Guinan aura le droit à quelques miettes, car le film lui offre des origines, elle qui a toujours eu une certaine part de mystère, en voilà un de résolu.

Et Kirk dans tout ça ? Et bien, il a la forme et William Shatner ne déçoit pas, même si on ne le voit clairement pas assez.

Au final, ce Generations offre plus une transition entre le petit et le grand écran pour The Next Generation qu’il sert de transition entre les générations, justement. Trop ancré dans son héritage télévisuel, le scénario est un peu hermétique et se montre aussi trop mécanique et pas assez orienté sur les personnages pour délivrer une intrigue totalement satisfaisante pour du Star Trek. Malgré ça, dans la forme, le divertissement est bien là et l’aventure a des enjeux suffisant pour offrir un suspens qui tient en haleine jusqu’au bout.

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