Avec X-Men : Le Commencement, les mutants de Marvel retrouvent des couleurs au cinéma

31 Août 2015 à 18:11

X-Men : Le Commencement

Lancée en 2000 par Bryan Singer, la franchise des mutants au cinéma ne se portait pas très bien sur un plan créatif après X-Men : L’Affrontement final (2006) et X-Men Origins : Wolverine (2009). Elle avait clairement besoin d’un nouveau départ qui lui sera fourni avec X-Men : Le Commencement.

Réalisateur et co-scénariste, Matthew Vaughn avait donc la tâche de délivrer une histoire d’origines qui doit prendre en compte le fait que les téléspectateurs sont familiers avec les personnages. Entre les précédents longs-métrages ou les dessins animés, les X-Men les plus connus n’ont plus vraiment besoin d’être introduits ou s’il le faut, il est important que cela soit fait avec panache. Quoi de mieux alors que de retourner dans les années 60 avant que Charles Xavier (James McAvoy) devienne le fameux professeur X et que Erik Lensherr soit Magneto (Michael Fassbender) ?

Le ton est posé autant par la transformation de Moira McTaggert (Rose Byrne) en scientifique sur papier à membre de la CIA sur grand écran que par le passage dans les camps d’Erik. L’histoire des X-Men peut se tordre dans tous les sens possibles, sa mythologie s’adapter à tous les supports pour donner le jour à de nouveaux récits. Tout ce qu’il faut est alors de s’attacher aux valeurs véhiculées par le comic book pour retranscrire l’essence même de la série créée par Stan Lee et Jack Kirby.

C’est là que le retour dans les années 60 prend tout son sens, permettant de remettre en avant ce qui lie Xavier et Magneto autant que ce qui les sépare. Leurs idéaux sont le reflet de cette période marquée par la contre-culture et les révolutions sociales. Leur expérience aura fait d’eux les hommes qu’ils sont dans un monde en ébullition où le changement est présent, mais a tout de même ses limites. Autour d’eux se créent un groupe de jeunes mutants qui représentent l’avenir et la manière dont celui-ci peut être malléable.

De par la relation particulière que le film installe avec Xavier, Mystique (Jennifer Lawrence) est celle qui est employée pour verbaliser toutes les problématiques qui vont avec les X-Men. Là où Erik est animé par la rage et la vengeance, Mystique est surtout une femme perdue qui n’attend qu’un guide pour l’aider à se trouver elle-même pour qu’elle puisse mieux comprendre sa place dans ce monde. Sa vocation est alors d’apporter une couche émotionnelle au récit, mais elle est bien trop utilisée à servir ceux qui l’entourent pour y parvenir. Hank McCoy (Nicolas Hoult) permet de bien plus l’humaniser qu’elle ne permet de mettre en avant les possibles erreurs de Xavier.

Dans tous les cas, X-Men : Le commencement ne s’éloigne jamais bien longtemps de son but premier de divertissement, lorgnant sans se cacher du côté d’une aventure à la James Bond pour dynamiser l’intrigue. Rien d’étonnant qu’en grand méchant, Sebastian Shaw (Kevin Bacon) souhaite juste provoquer une troisième guerre mondiale, c’est exactement ce qu’aurait fait un adversaire du fameux espion britannique en ce temps-là.

Matthew Vaughn profite alors des pouvoirs de ses personnages pour injecter encore plus de style dans son film. De Moira qui porte sous son costume d’agent une lingerie qui doit coûter une fortune à Sebastian Shaw en méchant aussi bien habillé que charismatique en passant par Azazel (Jason Flemyng), à la présence purement esthétique sans oublier les tenues d’Emma Frost (January Jones) et sa capacité à transformer son corps en diamants, les X-Men n’ont jamais autant eu la classe que devant la caméra de Vaughn. On peut même se demander maintenant que la franchise se trouve de nouveau dans les mains de Bryan Singer si elle parviendra de nouveau à avoir autant d’allure. Ce X-Men : Le Commencement délivre du spectacle avec une énergie indéniable.

On peut toujours reprocher à un long-métrage X-Men sa sous-exploitation de certains concepts et de personnages qui ne sont là que pour occuper une partie de l’écran. Cela semble passer de film en film, mais Matthew Vaughn parvient au moins à ne pas tomber dans les excès référentiels, ce qui limite bien les dégâts et les distractions inutiles. En optant pour être, contre toute attente, un croisement entre le film d’action et d’aventures et la period piece, X-Men : Le Commencement offre alors le nouveau départ au cinéma que les mutants avaient besoin et qu’ils méritaient.

X-Men : Le commencement est diffusé ce lundi 31 août sur TMC à partir de 20h50.

Tags : Cinéma Kevin Bacon X-Men moins...
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