Star Trek : Sans limites

Alors que l’on attend une nouvelle série Star Trek sur le petit écran, la franchise se poursuivait cet été sur le grand avec Star Trek : Sans limites. Désormais entre les mains de Justin Lin, l’équipage de l’Enterprise explore l’infini et un peu au-delà avant de rencontrer de nouveaux problèmes.

Avec Simon Pegg et Doug Jung aux scénarios et un réalisateur qui clame son amour pour l’œuvre de Gene Roddenberry, ce treizième long métrage Star Trek paraissait promettre ce que les deux précédents ont été incapables de livrer. On pouvait ainsi espérer un retour de la philosophie qui fit de la série le succès que l’on connait. C’est en partie le cas, mais c’est surtout une grande aventure que l’on nous propose ici.

L’histoire reprend alors que cela fait trois ans que la mission d’exploration de l’Enterprise a été lancée. Kirk (Chris Pine) commence à se demander si son avenir est vraiment dans les étoiles quand, répondant à un message de détresse, il voit son équipage et son vaisseau mis en péril. Il doit alors stopper le mystérieux et très dangereux Krall (Idris Elba) qui a juré mettre un terme à l’expansion de la fédération.

Depuis le reboot de J.J. Abrams, on sait qu’un film Star Trek s’accompagne de destruction et de désolation. Cela dit, Sans limites parvient à contenir cela au minimum requis une fois que le quota d’explosions est atteint à la fin du premier acte.

Une approche qui n’empêchera pas Justin Lin de nous livrer de l’action, ce qu’il fait avec une efficacité qui élève son film au-dessus des deux précédents dans le registre. La réalisation est d’ailleurs un des points forts de cet opus qui ne devient jamais brouillon ou confus.

Son autre qualité majeure est indéniablement l’utilisation de ses personnages, tout particulièrement de Bones (Karl Urban). On le retrouve entre Kirk et Spock (Zachary Quinto), là où il aurait toujours dû se trouver – reconnecter avec cette amitié rappelle de bons souvenirs. On peut néanmoins regretter que Uhura (Zoe Saldana) soit sous-exploitée. La seule présence féminine notable se révèle alors être Jaylah (Sofia Boutella), une extra-terrestre qui deviendra instantanément une alliée de taille pour Scotty (Simon Pegg) et le reste de l’équipage, mais restera surtout un accessoire pour faciliter l’avancée de l’intrigue.

Star Trek Sans limites [Blu-ray + Blu-ray bonus]
List Price: EUR 23,06
Price: EUR 20,00
You Save: EUR 3,06
Price Disclaimer

Malheureusement, si les personnages sont plus à leur place, Star Trek : Sans limites a une histoire qui finit par n’être finalement qu’une énième affaire de vengeance avec un twist. On pourrait dire que cela est la thématique principale de cette nouvelle trilogie et on peut espérer que, si d’autres longs métrages suivent, ils s’éloigneront de cela.

D’ailleurs, quand on arrive à la conclusion, le film assume clairement la forme de la fin d’un parcours initiatique pour Kirk. Il finit par comprendre quelle est sa place dans l’univers et il parait finalement prêt à emmener l’Enterprise là où on attendait qu’il aille au point de départ.

Dans ce sens, nous finissons par entrevoir du véritable Star Trek en sous-texte, mais au premier plan, Sans limites ne s’encombre pas d’idées humanistes et optimistes. Il est juste question d’une grosse aventure avec un vilain qui pousse Kirk à confronter ses doutes.

Ce n’est peut-être pas tout ce que Star Trek : Sans limites auraient pu être, mais il faut admettre que c’est plus que ce que l’on en était venu à espérer de la franchise à ce stade. Le résultat est donc satisfaisant à plus d’un niveau, en particulier parce qu’il s’agit d’un divertissement simple et réellement efficace, ce que beaucoup de blockbusters échouent à délivrer ces derniers temps.