Dans (Untitled), Adam Goldberg s’interroge sur ce qu’est l’art

21 Sep 2014 à 11:10

Untitled (2009)

Adam Goldberg est un acteur atypique qui a une légère tendance à jouer les névrosés, à un degré ou un autre. D’une certaine manière, il trouve en tout cas avec son rôle dans (Untitled) de quoi exploiter cela de la meilleure façon qui soit.

Sorti en 2009, ce film indépendant de Jonathan Parker se centre sur Adrian Jacobs (Goldberg), un musicien incompris qui rencontre la responsable d’une galerie qui lui donne l’opportunité d’avoir une audience pour son travail.

(Untitled) nous parle d’un artiste, un vrai, qui n’a pas de succès, mais qui se refuse à remettre son art en question. Le film va alors le plonger dans un univers peuplé de figures excentriques afin d’essayer de formuler une réponse à une question relativement complexe : qu’est-ce que l’art ?

Pour y arriver, Parker construit son histoire – étant co-scénariste avec Catherine DiNapoli – en tentant d’être un minimum exhaustif. On a dès lors le droit à l’artiste qui vend, mais qui n’a pas sa place dans une galerie, celui qui fait composer ses œuvres par d’autres ; celui qui cherche – littéralement – à donner un sens au vide ; et l’acheteur qui n’y comprend rien, mais qui veut posséder des œuvres, non pas pour leur signification, leur beauté ou autre, mais parce qu’en faisant ainsi il a l’air moins ennuyeux.

On plonge donc dans un ridicule flirtant fortement avec l’ironie grâce à des personnages qui détestent justement l’ironie. C’est ainsi qu’Adrian tente de composer sa musique alors que tout le monde lui dit à quel point c’est mauvais, tandis que son frère (Eion Bailey) hallucine autant son art que sa relation avec l’ambitieuse Madeleine (Marley Shelton) qui cherche en permanence l’Artiste qui marquera l’Histoire – et sa galerie.

Tout cela nous mènera à une pointe de sagesse venant d’un vieux compositeur qui révèlera à Adrian ce qui est réellement important dans l’art, donnant par la même occasion une réelle perspective au film.

En tout cas, Adam Goldberg excelle donc une fois de plus dans le rôle du frustré. Le reste du casting est également assez juste et plutôt sobre, malgré l’ambiance proche de la caricature qui sert de décors. Néanmoins, le gros problème du film est qu’il donne finalement trop de place à son sujet et pas assez à ses personnages. On tourne autour du sens et de la forme de l’art avec les artistes qui, au bout du compte, auraient mérité d’être moins accessoires.

En tout cas, (Untitled) est sympathique et possède un second degré qui n’est pas désagréable pour aborder un sujet qui est loin d’être simple.

Tags : Cinéma moins...
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