10 séries coréennes incontournables de ces cinq dernières années

Après l’article de Caroline sur les séries japonaises du printemps, la rédaction de Critictoo m’a proposé de rédiger un article sur les séries coréennes incontournables de ces dernières années. C’est avec grand plaisir que je me plie humblement à cet exercice, en espérant donner aux lecteurs du webzine l’envie de découvrir ces séries.

Les séries coréennes ont des épisodes d’une durée supérieure à 1 heure, pour un total avoisinant les 16 – 20 épisodes – voire même parfois 50 à plus de 100 épisodes. On compte alors à peu près une centaine de dramas par an, qui ont tous une fin – il n’y jamais d’annulation en cours de diffusion.

Bien que les comédies romantiques ou les dramas historiques dominent la production, j’ai composé cette liste en mettant l’accent sur la diversité des genres. Les séries coréennes ont pour la plupart la particularité de prendre leur temps pour développer leurs personnages avec une sensibilité pudique (voire naïve et innocente), les rendant irrésistiblement attachants, et nous touchant au cœur.

Story of a man / The Slingshot (2009, 20 épisodes)

Story of a man est un récit haletant sur la vengeance. À la suite de fausses rumeurs orchestrées par Chae Do Woo, un homme qui joue avec la bourse, l’entreprise du frère de Kim Shin tombe en faillite. De là, tout s’enchaine : Kim Shin perd son frère, sa belle-famille, sa petite amie et se retrouve en prison lorsqu’il menace de mort les journalistes responsables. Ce n’est que lorsque Chae Eun Soo vient s’excuser pour les méfaits de son frère que Kim Shin comprend qu’il n’a désormais plus qu’un but dans la vie : se venger. Mais, Chae Do Woo cache une personnalité bien plus complexe qu’il n’y parait. Exemple parfait de ce qui constitue un thriller ambitieux, captivant et émouvant, la série est portée par d’excellents acteurs, une ambiance noire aux résonnances sociales, et une construction du récit implacable.

Cette série est disponible sur DramaPassion.

The Legend / The Story of the first king’s four gods  (2007, 24 épisodes)

Ce drama fantasy-historique raconte la légende du roi de la nation de Jooshin, fils du ciel qui revient sur Terre pour unifier les provinces. Il est dit que les différents artefacts enfermant les divinités doivent se réveiller à son contact. Mais, alors que les hommes s’entretuent depuis des millénaires, vont-ils reconnaître et accepter leur souverain ? Possédant des moyens conséquents, la série est un régal pour les yeux, les oreilles et le cœur. Les batailles sont impressionnantes, les effets spéciaux bien réalisés et la bande son envoutante. Avec ses nombreux personnages, on se prend vite au jeu pour dénouer un à un les mystères qui les unit, et cette épopée possède suffisamment de rebondissements pour se montrer passionnante et addictive.

The First Shop of Coffee Prince (2007, 17 épisodes)

Go Eun Chan est une fille qui est souvent prise pour un garçon. C’est à la suite d’une énième méprise qu’elle est engagée comme « serveur » dans un café. Pour boucler ses fins de mois difficiles, elle accepte de mentir à ses collègues et à son patron. Jusqu’à ce que l’amour s’en mêle. Méfiez-vous du pitch simpliste, Coffee Prince est probablement LA série-phénomène du monde des K-Dramas, une comédie romantique qui choisit de se focaliser sur ses interprètes pour donner aux téléspectateurs de vrais instants de bonheur et de complicité. Le casting est tout simplement parfait, l’alchimie fonctionne à plein régime, et la série est ensorcelante. On ressort du visionnage avec le cœur léger, le sourire aux lèvres, et les yeux qui pétillent. Dotée d’une excellente bande-son, la série se réoriente au bout de quelques épisodes : elle n’a pas besoin de rebondissements tarabiscotés ou de carrés amoureux pour donner du plaisir, elle se contente de faire vivre ses personnages, avec leurs rires et leurs larmes. Que du bonheur.


Alone in Love (2006, 16 épisodes)

L’histoire conte les aventures d’un couple divorcé qui continue à se voir, et à se taquiner, au rythme de répliques assassines, de non-dits et de regards qui veulent tout dire. Il n’y a pas ici de véritable drame vous tirant les larmes plus que de raison, juste l’histoire de sentiments qui renaissent, de courage, d’accomplissement. Le tout baigne dans un humour subtil, loufoque, tendre. La série a un charme fou, malgré un accès difficile (son rythme est particulièrement lent) et on ne peut qu’applaudir cette vision toute particulière de l’amour. Peu de séries arrivent à retranscrire aussi bien les sentiments à l’écran sans tomber dans la mièvrerie ou le pathos. Légère et profonde, Alone in love est une de ces expériences qui peuvent vous changer la vie. Elle a de plus été multi-récompensée et acclamée par la critique.

Flowers for my life / I Came in search of a flower (2007, 16 épisodes).

Na Ha Na est une fille… spéciale. Son père tenant un funérarium, elle adore s’occuper des morts, mais plus que tout, elle adore l’argent. Selon sa logique, il lui faut donc trouver un riche héritier, mourant. Quand Na Ha Na croise la route de Yoon Ho Sang qui semble remplir toutes ses conditions, elle va s’accrocher obstinément à lui. Mais elle ignore qu’il lui a menti. La série parle de la mort de façon non larmoyante, s’interroge sur les rites funéraires, sur la personne décédée, sur le sens de la vie. Drôle, attachante, émouvante, avec deux acteurs au sommet de leur art, elle est capable de vous donner une tout autre vision de votre vie. J’aime à dire que c’est en quelque sorte la pièce manquante de Six Feet Under, qui nous rappelle que la mort n’est pas la fin de tout.

City Hunter  (2011, 20 épisodes)

Adaptée librement du célèbre manga au titre éponyme qui a donné le jour à l’animé Nicky Larson, cette série raconte l’histoire de Lee Yoon Sung, enlevé à sa naissance pour devenir l’instrument de vengeance de son père adoptif. Rompu aux formes de combats et apparemment grand séducteur, il va devoir cacher son identité et ses véritables intentions pour accomplir sa mission : tuer les responsables de la mort de son véritable père. Doté d’une bande son enthousiasmante et de scènes d’actions efficaces, City Hunter étonne d’abord par sa maîtrise du rythme et son sens du spectacle. Un divertissement parfaitement calibré, malgré son obstination à créer de trop nombreux cliffhangers. Avec un duo d’acteurs très en forme (aujourd’hui, couple à la ville), et un scénario suffisamment tortueux, la série ne perd pas en intensité et assume plutôt bien ses origines.

City Hunter
List Price: EUR 71,59
Price: EUR 53,01
You Save: EUR 18,58
Price Disclaimer

You’re Beautiful (2009, 16 épisodes)

Autre comédie romantique “culte”, la série raconte l’histoire d’une jeune nonne (enfin, presque nonne) qui va secrètement prendre la place de son frère jumeau dans un groupe de musique adulé par des millions de fans. Malgré un surjeu indéniable et quelques personnages crispants, la série touche au cœur. Drôle, au rythme enlevé, et bénéficiant d’une jolie alchimie entre les protagonistes, elle s’adresse certes à un public adolescent, mais sa bonne humeur, ses références à la pop-culture et son excellente BO lui permet d’aller au-delà. À noter qu’elle vient d’être adaptée au Japon sous le nom d’Ikemen Desu Ne.

Cette série est disponible sur DramaPassion.

Harvest Villa (2010, 20 épisodes de 45 minutes)

À la suite de l’assassinat de son père, Oh Bok Gyu hérite d’un immeuble en ruines et vient l’occuper. Mais, alors qu’il s’éprend de sa voisine, les locataires déjà présents ont tous l’air de dissimuler de nombreux secrets. Que cache donc cet immeuble ? La série est une parfaite démonstration du savoir-faire coréen qui arrive à mélanger les genres avec succès : d’un ton franchement comique (voire légèrement romantique) qui désamorce toute suspicion dans l’esprit du téléspectateur, la série bascule vers l’humour noir et le drame. La série accumule les cadavres et la tension va crescendo. Avec des épisodes plus courts, le rythme est enlevé, mais laisse tout de même de la place pour caractériser les personnages, qui sont pour la plupart très attachants. Malgré une fin bancale et une bande-son répétitive et agaçante, cette série du câble vaut le détour.

Secret Garden (2010, 20 épisodes)

Lorsqu’un riche héritier arrogant croise une cascadeuse, il y a des étincelles. Surtout quand la magie s’en mêle. Cette comédie romantique fantastique est une jolie réussite. Porté par deux talentueux acteurs, ce jeu du chat et du chien va s’éloigner des canons habituels en fragilisant le héros et en le rendant complètement sous le charme d’un personnage féminin fort, chose encore peu fréquente au pays du matin calme. Mieux encore, sa touche fantastique (que je ne dévoilerai pas ici) va permettre de débrider l’aspect comique et donner une certaine émotion à une série qui en manquait jusque-là. Seul regret, de nombreuses pertes de rythme notamment en début de parcours. Il faut donc s’accrocher, mais le résultat en vaut la peine.

Cette série est disponible sur DramaPassion.

White Christmas (2011, 8 épisodes)

Thriller psychologique, huis clos sombre et mystérieux, White Christmas est une mini-série qui ne laisse pas indifférent. Lors des vacances de Noël, plusieurs étudiants restent dans leur prison, leur école d’élite, isolée du monde. Ils ont tous reçu un message menaçant et incompréhensible, et veulent savoir qui l’a envoyé et pourquoi. Après avoir passé au crible – avec brio – la psychologie et les motivations des suspects, la série enclenche la seconde vitesse en introduisant une menace, doublée d’une question existentielle : nait-on monstre ou le devient-on ? Malgré son rythme lent, la série possède une très bonne ambiance, et son scénario est suffisamment tortueux pour tenir en haleine. On regrettera juste un casting inégal, et une toute dernière séquence prévisible.

En bonus : Killer K / Girl K (2011, 3 épisodes)

Clairement destinée à un public restreint, cette mini-série du câble détonne par rapport aux autres séries coréennes, non pas par sa violence, mais par sa très bonne réalisation de scènes d’action, et ses scènes de sexe dénudées. Amateurs de séries B d’action, vous y trouverez de quoi assouvir vos besoins, avec des chorégraphies réalistes, le ressenti des impacts, et une tension à fleur de peau. Mais n’y cherchez pas autre chose qu’un nanar assumé à 200 %. Jouissif, mais très limité.

Note : Cette liste est un guest post réalisé par Denis, qui écrit régulièrement sur les séries télévisées sur son site Cinédramas, au sein duquel les k-drama occupent une place de choix.
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