24 - Season 1

Nous poursuivons notre exploration des années 2000. Après les séries britanniques, nous avons sélectionné 10 séries qui ont trouvé naissance sur les grands networks de la télévision américaine. Elles ne sont pas forcément les meilleures, car la qualité n’est pas uniquement ce qui rend une série incontournable, il y a aussi son impact aussi bien culturel que social, ainsi que ce qu’elle reflète. Un point de vue artistique entre également en ligne de compte. C’est un grand mélange.

Donc, voilà 10 séries qu’il faut connaître (à défaut d’avoir intégralement regardé) :

  • 24 (2001 – …)

Jack Bauer a 24 heures pour sauver l’Amérique. Aujourd’hui grand classique du petit écran – autant pour ses qualités que ses défauts – il n’a pas fallu bien longtemps à 24 pour s’imposer dans le paysage audiovisuel. Épaulé par un concept original exploitant totalement le format télévisuel, Jack Bauer allait amener avec lui un retour à la série d’action (la même année qu’Alias, par ailleurs), avec une pression quasi continuelle et une menace se faisant oppressante plus les heures passaient, aidé par des cliffhangers à chaque fin d’épisodes. Critiqué pour faire la glorification de la violence et de la torture, en même temps que sa mise en avant du non-respect des droits humains, c’est aussi par son sujet que la série s’est fait remarquer et est devenu un symbole d’un début de décennie fort sombre. Sans oublier, sur une note plus optimiste, qu’elle fut la première série à placer un président noir à la Maison Blanche.

Lire les critiques de 24.

  • Arrested Development (2003 – 2006)

Les Bundy ne sont plus sur la FOX, mais dans le genre égoïste et légèrement pourri, les Bluth prennent la relève sans soucis. La série a des choses à dire, mais c’est surtout pour sa construction très intelligente, pour son écriture ingénieuse et irrévérentielle, ainsi que sa capacité à toujours surprendre qu’elle a su s’imposer au panthéon des comédies de ce début de siècle.

Lire les critiques d’Arrested Development (ici aussi).

  • CSI (2000 – …)

Il y a un avant et un après CSI dans l’univers des séries policières américaines. Tout d’abord, parce qu’elle a imposé la place de la science dans la procédure, ce qui a donné naissance à toute une génération de shows avec une nouvelle approche et cela a également permis à d’autres de se renouveler. Ensuite, ce fut le premier succès estampillé Bruckheimer qui changea la face de CBS, mais également de l’industrie.

Lire les critiques de CSI.

  • Friday Night Lights (2006 – …)

C’est à Dillon, Texas que débarque Eric Taylor pour prendre ses fonctions de coach de l’équipe de football de cette ville économiquement mal portante et qui est unie par ce sport. C’est surtout le portrait d’une Amérique pauvre et battante, qui se veut réaliste de bout en bout dans la représentation de ces protagonistes et des problèmes économico-sociaux qu’elle aborde. Au départ, FNL est un teen show unique comme il n’en a jamais eu d’autre avant, ne devant sa survie qu’à des critiques élogieuses. Aujourd’hui devenu pur drama, le contrat passé entre NBC et DirecTV pour sauver la série est un premier du genre, et à lui tout seul, une nouvelle façon de faire de la télévision.

Lire les critiques de Friday Night Lights.

  • Futurama (1999 – 2003, 2008 – …)

Héritier de The Simpsons, Futurama utilise la science-fiction pour se moquer de notre présent via un futur plein d’exagérations et sans limites. Le tout est emballé avec une intelligence rare et un humour à plusieurs niveaux qui surpasse la famille toute jaune qui, elle, semble avoir moins à dire. S’il y avait une série d’animation à ne pas rater…

Lire les critiques de Futurama.

  • Gilmore Girls (2000 – 2007)

La famille monoparentale n’avait pas de visage télévisuel fort avant que les Gilmore ne s’imposent sur The WB, chaine spécialisée dans les séries pour adolescent et qui trouva avec ce show familial un succès inattendu. Connu pour ses longs dialogues débités à vitesse accélérée, Gilmore Girls nous emmène dans une petite ville toute propre remplie d’habitants excentriques et attachants, et explore famille, amitié, fossé générationnel et social, le tout mêlé à de multiples références culturelles et politiques.

Lire les critiques de Gilmore Girls.

  • Lost (2004 – 2010)

Le succès ABC de cette décennie entraine le spectateur sur une île  où des survivants d’un crash se retrouvent livré à eux-mêmes. Lost s’est alors bâti une réputation de séries à mystères, jouant sur la curiosité du spectateur avide de réponses – donnant ainsi le jour à un phénomène culturel tout en instaurant à la télévision les séries à concept. C’est surtout 6 saisons d’une série de science-fiction sur un grand network américain, et ainsi, l’un des piliers participant à la démocratisation du genre qui n’est pas encore complètement sorti de l’ombre, mais qui a obtenu une certaine reconnaissance, en partie grâce à Lost.

Lire les critiques de Lost.

  • Malcolm in The Middle (2000 – 2006)

La FOX a un certain goût pour les comédies familiales différentes et quand Malcolm est arrivé à l’antenne, il a redonné à la comédie Single-Camera ses lettres de noblesse, dominée depuis plus de deux décennies par le multi-camera qui semble alors vieux et hors propos. Ajoutons que son héros qui nous parle directement nous immerge dans un monde délirant qui se permet d’illustrer les galères que traversent les familles en ce début de siècle.

  • The West Wing (1999 – 2006)

Aaron Sorkin entraine le public dans les coulisses de la Maison Blanche, sous l’administration du démocrate Josiah Bartlet. The West Wing, c’est une série politique qui offre donc un regard unique sur ce métier peu aimé, pour donner le jour à une vision plus positive et moins stéréotypée de ce monde, à l’aide de portraits humains et de scénarios intelligents. Une critique parfois cynique, aussi idéaliste, mais surtout unique en son genre.

Lire le bilan de la dernière saison.

  • La 10ème série

En fait, vu que l’on a sélectionné 10 séries pour les autres articles, je voulais en mettre 10 pour les séries de Network. Impossible de se décider, même après plusieurs heures de brainstorming. On a envisagé les séries médicales, mais Urgences a vraiment connu son heure de gloire dans les 90’s et même si elle a maintenu un standard, elle a trop perdu avec le temps. Grey’s Anatomy et House n’ont même pas été considérées sérieusement. Côté judiciaire, ce ne fut pas la décennie de gloire. Law & Order a toujours beaucoup à dire, mais on l’associe trop aux 90’s pour qu’on se persuade de la mettre là. Sinon, j’ai pensé à Life qui a lancé un nouveau style qui semble trouver sa route et sera certainement marquant pour la prochaine décennie, mais son impact est bien moindre que The Mentalist et je n’arrive pas à me résoudre à sélectionner celle-ci. Après voir songés à d’autres séries, nous sommes arrivés à la conclusion que nous n’allions pas y arriver. Il y en a 9, on vous laisse suggérer la 10ème.