The Sopranos

Suite et fin de notre série Les Incontournables de la décennie. Après la production britannique, et les Network US, voici 10 séries tv en provenance du cable US qui sont, elles aussi, incontournables. Encore une fois, Elles ne sont pas forcément les meilleures, car la qualité n’est pas uniquement ce qui rend une série incontournable, il y a aussi son impact aussi bien culturel que social, ainsi que ce qu’elle reflète.

Quoi qu’il en soit, les années 2000 sont celles du cable US. C’est là que la série tv à su s’ouvrir et évoluer tout en atteignant une qualité qui fut reconnue par les spécialistes, mais aussi le public. Sans oublier le fait que cela a fait évoluer la façon dont les séries étaient consommées aux USA.

  • Battestar Galactica (2004 – 2009)

C’est plus que de la science-fiction, c’est du drama. Une phrase qui a fort servi à vendre Battlestar Galactica aux réfractaires du space opera. Si sur le principe, c’est faux, qu’importe, car dans la pratique, cela a fonctionné et permis à une série qui dépoussiérait les classiques thèmes du genre (politique, religion, survie) de s’imposer dans le paysage audiovisuel comme une œuvre de référence, avant tout pour son intelligence à aborder de front des problèmes d’éthique et de liberté humaines, à l’aide de protagonistes charismatiques et uniques.

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  • Dexter (2006 – …)

Showtime rêvait d’entrer dans la cour des grands et lança Dexter, une série qui sentait bon le HBO, mais qui permis surtout à la chaine de montrer qu’elle aussi elle pouvait faire du Drama différent et de qualité. On a donc un tueur en série qui tue des criminels. Une nouvelle vision de la justice un peu tordue, mais suffisamment originale et bien emballée pour réussir à captiver. Showtime semble aujourd’hui privilégier d’autres formats, mais l’essai fut réussie et lui donna la notoriété qu’elle cherchait pouvant, à la suite de ça, commencer à s’imposer.

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  • Monk (2002 – 2009)

Monk est une série sympathique qui vient tout juste de se terminer et qui nous parle d’un détective victime de troubles du comportement qui font de lui le meilleur de sa profession. Elle a ses qualités indéniables, mais c’est à cause de ce qu’elle a fait pour le cable US qu’elle est ici. En gros, Monk a montré qu’il y avait un public pour les genres de séries que les Networks ne faisaient plus et que les chaines du cable pouvaient arriver avec succès à trouver leur niche et à l’exploiter. C’est ce qu’a fait USA Network qui sera ainsi suivi par TNT, TBS, ABC Family et plein d’autres.

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  • Mad Men (2007 – …)

De plus en plus de chaines du câble tentent de se lancer dans la production de séries originales. AMC la fait avec succès, grâce à Mad Men, héritier caché de The Sopranos, la série de Matthew Weiner offrit à la chaine la reconnaissance, une image de marque irréprochable qui est devenue synonyme de qualité. Les aventures de Don Draper – le publicitaire tombeur de ses dames qui fume comme un pompier et boit plus qu’il ne devrait – ne sont pas les plus suivies, mais elles ont obtenu une telle reconnaissance qu’elles sont parodiées à toutes les sauces possibles et imaginables. Ajoutons qu’en soi, la série offre quelque chose de vraiment différent, narrativement et visuellement, qui impose les bases de ce que va devenir le cable US dans la prochaine décennie (pour commencer au moins).

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  • Sex & The City (1998 – 2004)

Dans le but d’attirer un public féminin sur sa chaine, HBO lançait en 1998 Sex & The City, qui allait définir le visage de la série pour femmes de la décennie suivante. À travers l’amitié de 4 femmes, le show se penchait sur leurs attentes, vies sexuelles, professionnelles et personnelles, avec un franc-parler qui était inexistant à l’époque. Superficielle et égocentrique, mais aussi honnête et réaliste, elle est le reflet parfait de la femme en cette décennie, cherchant l’équilibre entre son accomplissement personnel, sa recherche d’amour et l’image qu’elle veut renvoyer d’elle-même.

  • Six Feet Under (2001 – 2005)

La mort et la vie entrelacée, c’est le quotidien de la famille Fisher, responsable de pompes funèbres et tous réunis par la mort du patriarche. C’est donc à travers la perte qu’Alan Ball a choisi d’analyser la vie sous tous ses angles, et ainsi donner le jour à une œuvre mêlant joie et noirceur, et au fond tout simplement émotionnel. Série sur le deuil, mais aussi drame familial, SFU a participé au renouveau du genre, orientant ce dernier vers un ton plus empreint de vérité.

  • South Park (1997 – …)

Avec South Park, Matt Stone et Trey Parker ont trouvé un véhicule parfait pour leur humour noir et irrévérencieux. Le tout étant satirique, engagé et pour un public adulte via les aventures de 4 enfants, Kyle, Stan, Kenny et Cartman dans une ville de bouseux du Colorado. Une combinaison qui a fait de South Park un véritable phénomène de société que l’on adore ou déteste – difficile de rester indifférent.

  • The Shield (2002 – 2008)

Quand The Shield débarqua sur les écrans, nous pensions tous qu’elle aurait dû être sur HBO. C’était avant de la voir. La série de Shawn Ryan va faire sortir FX de l’anonymat en bousculant le genre policier, à travers son portrait d’une police corrompue et violente, prête à beaucoup pour imposer sa loi. À cela viendront s’ajouter magouille politique, guerre de gangs et trafic de drogues au sein d’un quartier où ses habitants n’ont plus foi dans ses représentants de l’ordre. Mêlant pêchés et vertus, The Shield va aussi poser les marques de la chaine, consistant à faire de la bonne télévision avec peu (voire quasiment pas) d’argent.

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  • The Sopranos (1999 – 2007)

The Sopranos ce n’est pas de la télévision, c’est HBO. Plus sérieusement, cette série familiale sur fond de mafia a simplement redéfini les limites de la télévision moderne. Que ce soit dans son approche scénaristique intelligente et audacieuse ou dans son aspect technique qui empreinte au cinéma. Les aventures de Tony Soprano – entre son job, sa famille, et sa psy – ont donné un nouveau sens à ce qu’était la télévision de qualité. Une des œuvres les plus marquantes de l’histoire de la série tv qui se permet d’être juste exceptionnelle.

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  • The Wire (2002 – 2008)

La loi, la rue, la presse, la mairie, le port, l’école. The Wire c’est un portrait réaliste de chacun de ses univers au cœur d’une ville déficiente où ses protagonistes exploitent, jouent ou sont juste victimes d’un système corrompu, défaillant ou tout simplement en mutation. Une étude sociopolitique poussée, servie par un panel de personnages aussi réalistes et vibrant que l’univers dans lequel il évolue, et où tout s’entremêle.

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