5 raisons de s’engager à rire avec black-ish

Quand black-ish commença, son pitch avait de quoi laisser perplexe. Andre « Dre » Johnson (Anthony Anderson) est un père de famille afro-américain qui a bien réussi dans la vie et qui offre à ses enfants tout ce qu’il n’a pas eu en grandissant. Il a par contre peur qu’ils ignorent leur héritage et tente de leur inculquer les valeurs et la culture de sa communauté.

ABC voulait ainsi relancer la sitcom avec une composante communautaire tout en continuant son exploration de la famille. Avec ses trois saisons au compteur, la série a montré qu’il n’y avait lieu ni de s’inquiéter ni de ne pas adhérer complètement à cette machine à rire et à penser qu’elle est rapidement devenue.

Ce succès étant principalement cantonné aux États-Unis, la série étant encore inédite chez nous, voici 5 raisons de courir voir black-ish :

1. Une série qui parle à tous

Le risque avec une série centrée sur une communauté, c’est qu’elle ne parle qu’à elle et manque d’élargir son public. Or, black-ish, par un humour aussi ciblé qu’universel, parvient à toucher tout le monde et nous présente des personnages tellement proches de nous dans leurs défauts et leurs qualités, leurs petits travers (Dre et son amour des baskets) ou grandes insécurités (la peur de Zoey de ne pas être à la hauteur de son rôle de grande sœur modèle).

2. Parents et enfants, mode d’emploi

Malgré son postulat de départ, black-ish est avant tout sur la relation familiale, parents, enfants et grands-parents. La grande force de la série est de ne pas se limiter à son personnage principal mais de développer tous les membres Johnson avec une égalité plus que constante. À partir de là, les scénaristes décortiquent les relations entre parents et enfants, jouant constamment du décalage entre l’éducation que Dre a reçu et celle qu’il veut transmettre avec Bow (Tracee Ellis Ross), sans pour autant trouver une formule plus efficace ou juste que celle de son père (incarné par l’hilarant Laurence Fishburne). Être parent n’a pas de recette miracle tout comme être enfant n’apparaît pas comme étant accessoire dans une série où ils évoluent aussi avec leurs propres histoires.

3. La positive attitude en toutes circonstances

Plus que d’être une machine à rires d’une constance remarquable, black-ish prône un message optimiste en toutes circonstances. Même lorsqu’elle aborde des thèmes complexes à trancher ou des histoires avec une tournure plus sérieuse comme la drogue ou les dangers d’une grossesse avec Bow dans la dernière saison, elle parvient toujours à en tirer le bon côté. De plus, si elle s’attarde sur les relents racistes et ses petites et grandes conséquences sur la vie des Afro-Américains, elle n’oublie pas de dépeindre aussi la réussite de ceux-ci, notamment avec Dre et Bow ayant chacun un métier épanouissant et où ils excellent, mais aussi en inculquant à leurs enfants une ambition dans la vie que rien ne peut arrêter. C’est alors un hymne à l’empowerment dans une société oppressive mais où ils ne veulent pas s’enfermer.

4. Décortiquer l’Amérique d’aujourd’hui

Si le point de départ d’une sitcom se dilue souvent au fil du temps, black-ish le renforce à chaque épisode ou presque. Dre veut inculquer sa culture afro-américaine à ses enfants qui se « normalisent » trop à son goût. Si cela est souvent vecteur d’incompréhensions et donc de gags, le discours se révèle par moment bien plus profond à l’image du remarquable Lemons (3.11) où la victoire de Donald Trump est vécue comme un abandon de la population par un Dre bouleversant. Les violences policières, le racisme ordinaire, la discrimination positive : tout y passe et c’est aussi ce regard acéré mais toujours drôle qui fait tout le sel de la série.

5. Diane Johnson, le diable qui s’habille en 6 ans

Tous les personnages de black-ish sont extrêmement bien écrits. Mais celle qui fait mouche à chacune de ses répliques, c’est la diabolique Diane (Marsai Martin). 6 ans, jupe plissée, regard de petit diable, sa présence assure à l’épisode au moins une réplique mémorable et des situations hilarantes. Sa condescendance envers son frère jumeau fait régulièrement mouche, tout comme sa petite guerre froide avec Charlie, le collègue de son père. Bref, si les enfants sont souvent des boulets que les sitcoms se traînent, black-ish réussit l’écriture et l’interprétation des siens à la perfection. L’un d’eux va même avoir son spin-off !

* * *

black-ish s’inscrit d’ores et déjà dans une lignée de sitcoms au message important sans que cela n’altère en rien ses qualités d’excellent divertissement où les personnages prennent rapidement l’ascendant sur le message sans que celui-ci ne soit occulté. Bien au contraire, la balance qu’elle trouve rapidement participe à faire d’elle une des meilleures séries à l’antenne et on espère que la saison 4 poursuivra ce merveilleux travail.

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