Stargate Atlantis - saison 4 / Credits

Ce début d’année est marqué par la fin de Stargate Atlantis, première série dérivée de Stargate, début de la création de la franchise. Je n’étais pas une fan du programme, et si, à son arrivée, j’étais assez enthousiaste, elle a beaucoup peiné pour se démarquer de sa série mère, toujours dans l’ombre de la grande, entouré de méchants aux potentiels limités et avec quelques bonnes idées gâchées. Il n’empêche que j’ai suivi les cinq saisons, et que son arrêt me touche plus que d’autres programmes sûrement de bien meilleure qualité. Peut être parce que dire adieu à une série de SF, pour un fan de SF, ce n’est pas pareil, peut être, car malgré toutes ses faiblesses, il y avait une chose de vraiment réussie, c’était le fait qu’on s’était attaché aux personnages. Stargate Atlantis ne me manquera pas, avant tout car il va y avoir Universe, et des téléfilms que j’espère de bonne qualité (comme SG-1 quoi !), mais ce n’est pas pour cela qu’au fond de moi, je ne suis pas un peu triste. Et cela s’explique en quelques points :

1 / Rodney McKay (ou David Hewlett, au choix) : Ce que j’aimais le plus dans Stargate Atlantis, c’était Rodney. Ou David Hewlett. Le personnage et son acteur. Le scientifique mégalo et le geek qui l’incarne. Il aurait dû rester sur une chaise, avec quelques lignes de dialogues, mais la vie en a décidé autrement. Rodney fut notre lien entre les deux univers, personnage d’abord apparu dans Stargate, il a rejoint l’équipe d’Atlantis pour être le scientifique, être le Carter de la cité. Il fut bien plus. Il fut la raison pour laquelle tout le monde est encore en vie, il fut ce qui nous fit rire, sourire, et il sut même nous rendre parfois tristes. Car, s’il a bien une chose qu’on ne reprochera pas aux scénaristes d’Atlantis, c’est qu’ils savent faire commettre des erreurs à leurs personnages. Rodney en a fait. Quelques-unes. Pas beaucoup en comparaison de tout le reste, c’est sûr, mais quand même.
Et c’est avec ce rôle que j’ai réellement commencé à m’intéresser à David Hewlett. Je l’avais déjà vu dans Cube ou encore Cypher (c’est un des meilleurs amis de Vincenzo Natali), mais c’est clairement SG-A qui a fait toute la différence.

2 / La représentation des pays : L’expédition d’Atlantis partait avec des scientifiques, chercheurs et militaires de tout bord. Une belle union, une belle idée. Forcément, c’est une des raisons pour lesquelles il faut regarder la série dans sa version originale. Car, cela n’a finalement pas d’importance, en VF, ou, quand un acteur parle, on ne peut pas savoir s’il est russe ou canadien. Avec le temps, le concept n’a pas été réellement exploité, mais au départ, c’était une noble entreprise, une de celles qui ne voient finalement le jour que dans des contextes scientifiques, des hommes et des femmes qui n’ont jamais eu de frontières, et dont le savoir et la découverte ont toujours été ce qui les poussaient à agir, au-delà de tout le reste.

3 / Les guest stars : Ce qu’il y a de bien dans la SF, c’est que forcément, des  visages familiers, vous allez en croiser. Mais, à la différence d’Heroes, les séries de Sci Fi utilisent, au moins le temps d’un épisode, leurs acteurs issus des différents univers. Si vous n’êtes pas fan de science-fiction, vous ne vous en rendez pas compte. Alors que j’étais super heureuse de voir Connor Trinneer, cet engouement n’a bien sûr lieu qu’au sein de la communauté de SF, qui est, il ne faut pas se mentir, une grande part du spectateur aux États-Unis. Au-delà de cela, il y a ceux qui sont déjà passés dans SG-1, puis tous ces acteurs que l’on a l’habitude de voir, car ils sont acteurs à Vancouver, et qu’on aime retrouver des visages familiers. Colm Meaney, David Ogden Stiers, Nicole DeBoer, Leela Savasta, Christina Cox, Richard Kind, Jill Wagner, Tamlyn Tomita, Mark Dacascos, etc…

2 / Une série de SF loin de chez nous : Ce que j’aime le plus dans la science-fiction ou la fantasy, ce sont les multiples possibilités qui vont avec. Ce sont les batailles dans l’espace, ce sont les nouvelles espèces, les différents us et coutumes, c’est l’espace. Stargate Atlantis n’a peut-être pas su développer convenablement son univers, les Wraiths n’étaient pas des méchants au même potentiel que les Goa’ulds, mais je n’ai jamais rien eu contre un petit voyage dans l’espace, en compagnie d’une équipe que j’aime. Devant et derrière la caméra. Avec ses défauts et ses qualités. Là bas, on se sentait finalement chez soi, sans vraiment d’intrus, quelques personnes pour en dire du mal, mais la même communauté. Des petits nouveaux, des revenants, et un public honnête. Stargate Atlantis n’a jamais prétendu être plus que ce qu’elle n’était, et on l’a accepté telle qu’elle. Pendant 5 ans. Ce ne fut pas une croisière, mais un voyage sympathique.

5 / Pleins d’autres choses, en fait : Oh allez, vous aussi, vous avez rigolé, un jour, autour d’une table, avec vos amis au sujet des Dell qui se connectent à la technologie des anciens ;   vous avez déjà débattu pour savoir si c’était Ronon ou Sheppard le plus sexy ; vous vous êtes remémoré les répliques-chocs ; vous avez été outré de la façon dont est mort Beckett ; vous étiez content quand ils ont changé de costume ; vous avez aimé quand Daniel Jackson était de passage ; l’épisode spécial Ronon était toujours attendu, celui de Teyla pas du tout ; vous saviez bien que Lorne n’allez pas y passer, forcément c’est Lorne ; vous saviez aussi que les 2 gars, au fond à droite, ils allaient mourir… Toutes ces petites choses ont fait Stargate Atlantis. C’est pour ça qu’on l’a aimé, c’est pour ça qu’elle va nous manquer.