Comics: Chuck #1-6 Titre : Chuck #1-6
Scénaristes : Peter Johnson, Zev Borow
Dessinateurs : Jeremy Haun, Phil Noto
Coloriste : Wes Hartman
Encreurs : Jeremy Haun, Cliff Rathburn, Ande Parks, Shawn Crystal
Couvertures : Kristian Donaldson
Editeur : Wildstorm
Nb de pages : 144
Date de publication : juillet 2009
Langue : Anglais
Prix : 14.16€

Présentation : Nouvelle série d’aventures inédites pour l’espion de NBC, Chuck Batowski qui se voit transposer sur papier, en bande-dessinée.

Avis

Aujourd’hui je vais vous demander quelques minutes de votre temps pour vous parler de produits dérivés. Des comics plus particulièrement, directement importés de vos séries préférées. La méthode n’est pas nouvelle, et même assez généralisée aujourd’hui. D’une part c’est assez simple à créer (plus qu’un show entier avec décors et explosions), laissant libre court à l’imagination, et d’autre part les fans sont ravis : leurs héros vivent de nouvelles aventures. Le débat de savoir si ces aventures sur papier font partis intégrantes de chaque mythologie reste à voir. Aujourd’hui : Chuck.

Six épisodes existent en version comics, œuvre de Peter Johnson (producteur de la série) et Zev Borow (scénariste sur la série) au scénario, et Jeremy Haun (pour le principal) et Phil Noto (pour l’histoire secondaire) au dessin. Ces derniers étant passés par la plupart des maisons d’édition américaines. La série est éditée par Wildstorm, loin d’être une inconnue dans le domaine (The Authority, Ex Machina, Gen13…) ; c’est donc du solide de ce côté là, avec des scénaristes qui connaissent bien les aventures de Chuck Bartowski et ses amis, et des dessinateurs expérimentés.

L’histoire développée sur ces six numéros laissent partir notre trio d’agents secrets (ou pas) vers des destinations plus exotiques que la série. Se lançant sur les traces de l’énigmatique Fulcrum, Chuck et comparses se rendent à Tokyo, Rio de Janeiro, en Suisse notamment, et croisent à l’occasion d’anciennes connaissances (Zarnow, la Ciudad.. ou l’inévitable Brice Larkin dans des flashbacks). On parle ici de clonage humain et de menace envers le prochain Président américain. L’humour et l’action sont toujours très présents, y compris dans le duo Casey/Chuck, et les diverses références à la pop-culture inévitable (on rencontre même un ersatz de Barack Obama). Finalement aucune surprise de la part des deux scénaristes très habitué à l’univers du Buy More et consorts, on retrouve pleinement la série dans cette histoire qui intègre pleinement la mythologie Chuckienne. Une belle réussite sur ce point donc, au risque même d’en faire trop : si on veut rester cohérent, l’aventure devrait être aussi mondiale ou palpitante dans la série. Si Chuck en télévision reste à L.A. en pseudo vendeur d’ordinateurs, ces aventures version comics l’apparentent plus à un Austin Powers des plus modernes. Le final le laisse même approcher le Président en personne. Une aventure tout en rebondissements qui laisse cependant un seul regret, la quasi absence des personnages restés à Los Angeles, le Buy More et autres. Au prix d’un dépaysement total, certes!

Côté dessin, rien d’exceptionnel. L’artiste en charge n’est évidemment pas une superstar mais conserve un style régulier sur l’ensemble de la série, et dans un style très lisible. Reste que justement son style n’a rien d’extraordinaire, et c’est bien là le lot des adaptations de séries en comics, qui ont rarement un dessinateur avec un vrai univers. Mais s’agissant de retranscrire l’univers de Chuck, les visages sont bien conservés et les règles respectées. Là aussi on reste très proche de la série télévisée. Les couvertures sont par contre (et c’est là aussi une habitude d’avoir des guests pour les couvertures) très stylées.

Wildstorm nous sert à la fin de chaque numéro une back up story, sorte de mini scénario de quelques pages (dessinées par Phil Noto). On nage en plein délire scénaristique ici, où les auteurs donnent libre court à leurs fantasmes concernant le héros (rien d’indécent cependant). On verra ainsi Chuck version 2020, en mission en Russie, avec Sarah s’occupant des enfants à Los Angeles, ou encore les leçons de Captain Awesome pour devenir.. awesome. On reste en plein « chuck-erie » donc.

Les comics Chuck sont au final dans ce qui peut se faire de mieux en la matière. On n’atteint pas les sommets de l’art, mais face à certaines adaptations catastrophiques, on échappe de très loin au pire. Bonne surprise, et un bon ajout pour tout ceux qui souhaiteraient avoir un complément aux aventures burlesques de l’agent zéro. Pour les amateurs, le recueil regroupant l’ensemble des numéros est sorti le 8 Juillet en VO. Pour la VF..?

Disponible sur Amazon.fr

avatarUn article de .
3 commentaires