Counterpart : 5 raisons de regarder le thriller d’espionnage avec J.K. Simmons

Qu’est-ce qui fait la personne que nous sommes ? Cette question se trouve au cœur de Counterpart, thriller d’espionnage de science-fiction et première création de Justin Marks qui s’apprête à faire prochainement son retour pour une saison 2.

Cette série nous introduit ainsi à Howard Silk, un homme tout à fait ordinaire qui est plongé dans un monde d’intrigues et de dangers lorsqu’il apprend l’existence d’un monde parallèle. S’ensuit alors une histoire prenante qui ne cesse de se complexifier au fil des épisodes.

Aussi discrète qu’intelligente, Counterpart a su plus que séduire avec sa première saison, créant sans aucun doute possible une grosse attente pour la suite. Voici donc 5 bonnes raisons de se (re)plonger dans la première saison avant les nouveaux épisodes :

1 | Deux J.K. Simmons pour le prix d’un

Counterpart repose en grande partie sur les épaules de J.K. Simmons. Il incarne ainsi un double rôle, celui d’Howard Silk. Le premier – dit Alpha – est au départ un bureaucrate sans importance qui rend visite à sa femme à l’hôpital après chaque journée depuis qu’elle a eu un accident. Le second – Prime – est un espion sans pitié dont la vie a été façonnée par les mensonges.

Les deux hommes sont à la fois différents et similaires, avec J.K. Simmons ne laissant aucun doute sur quel Howard se trouve dans la pièce, mais ne cessant de laisser entrevoir là où les personnages se rejoignent et divergent. L’acteur est – sans surprise – bluffant dans la peau de ces deux Howard, alternant entre une compassion touchante et une dureté palpable. Les deux finissant par se rencontrer au fil des épisodes pour flouter la ligne entre les personnages sans pour autant qu’il soit possible de les confondre à un moment ou un autre.

2| Un mélange des genres au diapason

Drame humain. Série d’espionnage. Thriller de science-fiction. Counterpart mélange les genres avec succès pour donner forme à une guerre froide unique en son genre. Cependant, au lieu d’être un conflit entre le monde occidental et le monde communiste, c’est un qui se déroule entre deux réalités. Au lieu du Mur de Berlin, c’est une ligne qui sépare les deux réalités.

Dès lors, la série vogue allègrement entre les éléments de SF pure et les codes de l’espionnage, tout cela étant utilisé pour mieux questionner sur la nature humaine et comment les évènements définissent la personne que nous sommes.

3 | Pour une bonne dose de suspense

Les apparences sont naturellement trompeuses dans le monde de l’espionnage, phénomène qui est accentué avec le fait qu’il existe possiblement un double dans l’autre réalité. Counterpart exploite à merveille cette situation pour donner le jour à des scènes tendues ou surprenantes, ainsi qu’à des retournements venant modifier le statu quo.

Avec un timing impeccable et une excellente musique de Jeff Russo, Counterpart délivre régulièrement des révélations qui poussent ainsi à repenser la place des personnages dans le récit. Tout n’est pas imprévisible, mais rien ne laisse indifférent et ne cesse de venir enrichir l’intrigue et complexifier les rapports de force. L’ensemble nous entrainant ainsi à la fois dans des courses poursuites haletantes ou des moments de tension à couper au couteau.

4 | Des femmes de caractère dans un milieu masculin

Si le milieu de l’espionnage est naturellement dominé par des figures masculines, le récit de Counterpart met en avant des figures féminines aussi importantes que complexes.

D’Emily, la femme d’Howard et espionne au double-jeu à Baldwin (Sara Serraiocco), l’espionne en quête identitaire en passant par Clare, l’épouse de Peter Quayle dissimulant habilement qui elle est réellement, Counterpart fait la part belle aux personnages féminins.

La série explore alors les multiples facettes de ses protagonistes, leurs alliances et mésalliances. Une révélation peut venir bousculer ce que l’on sait d’un personnage en lui offrant ainsi une nouvelle place dans l’intrigue ou simplement un éclaircissement plus que bienvenu sur qui il est.

5 | Deux réalités, deux esthétiques

Renvoyant inexorablement à l’espionnage selon John Le Carré ou autres de fictions explorant la guerre froide, Counterpart s’inspire également de ses œuvres pour se distinguer sur un plan esthétique et différencier ses deux univers.

Entre une architecture classique et une tonalité grise, la série nous plonge ainsi dans une réalité qui semble presque issu des années 50, là où l’autre se montre plus moderne, plus flashy par moment et même minimaliste. La technologie n’a pas évolué au même rythme et a naturellement impacté le style de vie des personnages. Les évènements historiques ont façonné les univers de manière distincte et un soin particulier a été apporté pour créer une ambiance et une esthétique différente.


La première saison de Counterpart est disponible sur OCS, qui proposera en US+24 la saison 2 annoncée pour le mois de décembre.

Tags : J.K. Simmons Counterpart moins...
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