Cult Character : Gatehouse (The Shadow Line)

Commençons par le commencement : The Shadow Line nous entraine dans l’enquête de la mort d’un baron de la drogue menée par le DI Gabriel. Cette mort pousse Joseph Bede à prendre les rênes de l’importation de drogue. Alors que l’inspecteur, qui a une balle logée dans le crâne lui ayant fait perdre des souvenirs importants, découvre qu’il pourrait être malhonnête, Bede doit replonger dans un monde illégal alors qu’il ne voulait que se tenir éloigné de cet environnement. Au milieu, un homme relie sans qu’ils le sachent ces deux univers : Gatehouse, incarné par Stephen Rea.

En apparence, Gatehouse ressemble plus à un membre de famille, à l’oncle à la voix calme, avec lequel on ne passe pas beaucoup de temps, mais qu’on aime bien.  Il est sûr de lui, et à côté de tous les autres personnages menaçants qui rôdent dans The Shadow Line, Gatehouse sait gagner la confiance de ses interlocuteurs. Si les conditions n’étaient pas si tragiques et le danger si oppressant, une blague de sa part ne prendrait pas par surprise.

Mais voilà, dans l’univers de cette série en 7 épisodes, les apparences sont trompeuses, et rapidement, Gatehouse va dévoiler son vrai visage, tout en conservant jusqu’à la dernière minute ce sentiment de calme et d’affection qu’on peut lui porter.

C’est peut-être là le plus étonnant. Quand il dévoile (en partie) ce qu’il fait, Gatehouse est un tueur sans pitié. Il nettoie sans une arrière-pensée, sans une seconde d’hésitation. Il contrôle son environnement, ses moindres faits et gestes, ainsi que ceux d’autrui.  En apparence doux, il est un tueur froid d’une efficacité implacable qui maitrise tous les rouages du système et tous les joueurs qui en font partie.

Gatehouse instaure une dualité dont il est difficile de se détacher. On le sait dangereux, et pour être précise mortel, mais il suscite une fascination qui s’accentue tout du long des épisodes. Il impose un sentiment de danger constant dès qu’il se trouve présent. Comment va-t-il frapper ? La question se trouve dans un coin de la tête alors qu’il tient un ours en peluche dans les mains. Quoi qu’il arrive, Gatehouse a tout sauf l’air menaçant, et pourtant, il est celui qui est le plus à craindre.

Dans la rue, il passe inaperçu. Toujours avec son trilby, ses lunettes, et ses gants. Ces derniers affirment son côté obsessif de ne jamais laisser une marque de son passage. Il ne les retire jamais. Le chapeau et les lunettes – une volonté du créateur et réalisateur Hugo Blick – renforcent la duplicité du personnage.

De par la fascination qu’il crée par son apparente inoffensivité, son calme perpétuel,et le sang qu’il verse, Gatehouse s’impose comme le personnage iconique de The Shadow Line, l’incarnation de sa complexité et de ses jeux d’ombres.

You’re the threads , but me, I’m the rope.

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