Liz Lemon Tina Fey 30 Rock

Lundi 20 février 2012 à 8:08 | 1 commentaire | | | |

Cult Character : Liz Lemon (30 Rock)

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Pas facile d’être une femme de tête dans l’empire maléfique et impitoyable des médias. Elizabeth Lemon, scénariste en chef de The Girlie Show with Tracy Jordan, émission fictive diffusée sur la chaîne non fictive NBC, le sait plus que quiconque. Entourée de bras cassés, de stars ingérables, d’amants losers, et évidemment d’un patron toujours là pour lui mettre des bâtons dans les roues, on pourrait croire que tous les protagonistes du 30 Rockefeller Center se sont passé le mot pour faire de sa vie un enfer. Mais la vérité est un peu différente …

Jack Donaghy :  I got you : New Yorker, third wave feminist, College educated, single and pretending to be happy about it, overscheduled, undersexed. You buy every magazine that says « healthy body » on the cover, and every 2 years, you take up knitting for…a week ?
Liz : What ? Are you gonna guess my weight now ?
Jack : You don’t want me to do that. 

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Liz, sous ses aspects de femme affirmée et directive, reste une nerd asociale et workaholic. Il semble que seul le travail lui apporte un semblant de bonheur. On se demande d’ailleurs pourquoi quand on voit que chaque jour dans les couloirs du TGS amène son lot de péripéties dantesques et de situations cauchemardesques. En effet, les personnages de 30 Rock font souvent preuve de dédain (voire de mépris total) pour les avis ou opinions de Liz. Bouc émissaire, invisible aux yeux de ses collègues et de la société, dénuée de charisme (et d’amour propre), un brin névrosée et pour notre plus grand bonheur, enclin à n’importe quelle forme d’autohumiliation, le personnage, s’il n’évoluait pas dans une comédie, serait définitivement déprimant.

À la fois chef et employée, Lemon lutte sans cesse auprès de Jack ou de son équipe de scénaristes et d’acteurs pour imposer ses idées, souvent perdues d’avance. Chaque victoire, aussi minime soit-elle, conforte Lemon dans son rôle et sa place de femme forte au sein d’un univers masculin (pour ne pas dire macho). Elle doit également faire face et céder – la majeure partie du temps – aux caprices de stars de Jenna et Tracy. Clairement plus indulgente avec Jenna, son amie d’enfance,  qu’avec Tracy (ou Pete), Liz compile toutes les facettes de la vie d’une femme sur son lieu de travail : mère, confidente, maîtresse d’école, baby-sitter, amie, et j’en passe…

Si elle est définitivement une femme d’écrit, Liz se définit également par son côté cartoonesque, et donc particulièrement visuel. Un seul épisode où on la voit danser ou manger suffira à vous convaincre. Lemon, sur ce dernier point, fait figure de cas d’école, allant jusqu’à menacer de découper en rondelles ceux qui ont mangé son sandwich (Sandwich Day, 2.14), ou croire qu’elle est enceinte due à une ingurgitation massive de biscuits apéritifs mexicains (Cooter, 2.15). Elle à également une disposition particulière pour les chutes en tout genre. De son siège ou contre un obstacle, rien ne semble pouvoir sauver Lemon de la gravité. Comme si cela ne suffisait pas, quand ce ne sont pas ses collègues, Liz passe son temps à s’infliger des sévices moraux (comme le simple fait d’avoir une conversation avec Tracy Jordan par exemple) ou physiques (elle est régulièrement la cible de jets d’objets, qui finissent inexorablement dans sa figure).

Côté vie sentimentale, Liz Lemon est une femme désespérément seule qui tente de trouver l’âme sœur, mais seulement à certaines conditions : pas de sexe en semaine, pas de sorties mondaines, pas trop beau, pas trop grand … et la liste continue. Ce n’est pas faute de rencontrer des hommes, mais seulement de se révéler complètement incompétente dès qu’il s’agit de s’en trouver un bien. Elle jette d’ailleurs souvent l’éponge, avant de retomber dans le panneau à chaque fois. Il faut dire que son palmarès de séduction n’est pas des plus glorieux. Dennis Duffy, le plus pathétique de ses amants, déjà culte, mais que Liz n’arrive pas à vraiment quitter. Drew était trop parfait pour être honnête. Wesley Snipes (si, si) un anglais qui pense être l’âme sœur de Liz en se fiant à des signes pour le moins bizarres, et Carol, sans doute le plus proche de ses attentes, mais trop similaire et donc incompatible (Double-Edge Sword, 5.14). Seul Floyd avait presque réussi à faire croire Lemon en l’amour, avant de partir pour Cleveland, puis d’épouser une mannequin juste sous son nez.

 Jack Donaghy : If you were any other woman on earth right now, I’d be turned on.

De toute façon, et quoiqu’il arrive, le seul homme fiable dans la vie de Liz est et restera  Jack Donaghy. La relation amitié/haine/fraternelle/paternelle qui se joue entre eux est la pierre angulaire de leur histoire. Jack se voit en mentor de Liz, prodiguant conseils et sagesses tant sur le plan professionnel qu’affectif, et celle-ci se voit en bonne copine, offrant à Jack la possibilité de « s’échapper » de son rôle de patron de chaîne et de « vivre » un peu. L’ambiguïté amoureuse, vaguement (et assez finement) utilisée dans les premières saisons, laisse place au fur et à mesure à quelque chose de plus amical, qui permet à Liz de pouvoir continuer à chercher le grand amour, et de probablement échouer lamentablement à chaque tentative …

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