Doctor Who : 10 épisodes pour explorer l’univers de Twelve, la version Peter Capaldi

Attention aux spoilers sur la fin de saison 10 récemment diffusée !

Après le neuvième, dixième et le onzième Docteur, c’est au tour de la version de Peter Capaldi d’être mise à l’honneur. Ce dernier devrait tirer sa révérence d’ici quelques mois dans l’épisode de Noël qui s’annonce d’ores et déjà riche en émotions.

Prendre la suite de Matt Smith n’était pas chose facile, mais Peter Capaldi a relevé le défi avec brio en imposant un Docteur bien plus sombre, très différent des deux dernières incarnations. Les trois saisons passées en sa compagnie ont été marquées par de grands épisodes – qui nous ont presque fait oublier les quelques errances scénaristiques – et cette chronique est l’occasion de revenir sur ces moments marquants.

Cette sélection personnelle n’est pas exhaustive et l’appréciation des épisodes dépend évidemment de la sensibilité de chacun. N’hésitez à partager dans les commentaires les épisodes que vous préférez.

Deep Breath (8.01)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la huitième saison commençait sur les chapeaux de roue. Dans cet épisode où le Londres victorien est infesté par des dinosaures – rien que ça – le Docteur se régénère. Ce dernier n’étant pas en état, le trio emblématique des saisons passées, Madame Vastra, Jenny et Strax, aidé de Clara (Jenna Coleman) doit sauver la situation. Durant cet épisode poignant sur le deuil et le changement, les projecteurs sont braqués sur la relation Docteur-Clara qui vient d’être à jamais bouleversée et sur les difficultés de la jeune femme à accepter la situation. C’est également l’introduction de la mystérieuse et passionnante Missy (incarnée par l’incroyable Michelle Gomez). Écrit par Steven Moffat et réalisé par Ben Wheatley.

Listen (8.04)

Quels monstres se cachent sous nos lits la nuit ? Cet épisode, aussi passionnant que dérangeant, est un exemple de ce que Steven Moffat sait faire de mieux, et a même été nommé pour un Prix Hugo. Véritable introspection sur le Docteur, Doctor Who s’appuie ici sur un de ses registres de prédilection, l’horreur à travers les peurs primales, pour humaniser son héros et faire enfin adopter aux spectateurs cette douzième incarnation jusque-là difficile à cerner. Cet épisode est aussi l’occasion de développer le personnage de Clara en introduisant Danny Pink (Samuel Anderson), son collègue soldat au lourd passé. Écrit par Steven Moffat et réalisé par Douglas Mackinnon.

Last Christmas (9.00)

Ce chrismas special a beau mettre en scène le Père-Noël (Nick Frost), ne vous y trompez pas, cet épisode maintient tension et angoisse de bout en bout. En portant secours à un groupe de scientifiques au pôle Nord, le Docteur et Clara font face à des aliens qui plongent leurs victimes dans un cauchemar tout en les dévorant.  Si les ressorts scénaristiques de Moffat ne surprennent plus les habitués de la série, cet épisode n’en est pas moins brillamment écrit et on se laisse sans mal embarquer dans cette histoire aux airs d’Inception. Ce joli conte horrifique en profite également pour faire un point sur la relation entre Clara et son Docteur, ce qui conclut parfaitement la saison précédente. Écrit par Steven Moffat et réalisé par Paul Wilmshurst.

The Girl who Died (9.05) & The Woman who Lived (9.06)

Ce double épisode était certainement le plus attendu de la saison 9, avec Maisie Williams, star de Game of Thrones, ayant été annoncée plusieurs mois à l’avance. Elle incarne Ashildr, membre d’un village Viking en difficulté dans lequel atterrissent le Docteur et Clara. L’ensemble prend un tournant bien plus profond lorsqu’un concours de circonstances rend Ashildr immortelle et la condamne à une solitude que seul le Docteur peut comprendre. Intéressante réflexion sur l’essence de l’humanité, le second volet nous conduit en 1651 pour retrouver cette fille que le temps a abîmée et pour faire le point sur les conséquences d’une vie éternelle. Écrits par Jamie Mathieson et Steven Moffat et Catherine Tregenna et réalisés par Ed Bazalgette.

Heaven Sent (9.11)

Cet épisode est une merveille qui se vit plus qu’elle ne s’explique. Juste après la perte de Clara, le Docteur se retrouve dans un château, seul avec un observateur peu bavard. Coincé dans une boucle temporelle, il revit encore et toujours les mêmes évènements jusqu’à comprendre le but de ce lieu si particulier. Il est difficile de retranscrire l’émotion qui se dégage de ce huis clos aussi bien écrit qu’interpréter et de faire justice à l’immense talent de Peter Capaldi. L’épisode brille également par sa réalisation impeccable et son travail de l’image et des couleurs qui contribuent grandement à la création de l’ambiance générale. Écrit par Steven Moffat et réalisé par Rachel Talalay.

Hell Bent (9.12)

Aux premiers abords déstabilisante, cette fin de saison offre une conclusion satisfaisante à l’arc de Clara et remet le Docteur sur les rails pour l’année suivante. La spécificité de l’épisode réside dans son angle narratif original et finalement très adapté. On écoute en effet le Docteur raconter une histoire dans un diner, à nous alors de démêler le vrai du faux et de recoller les morceaux. Si Clara et Ashildr font leurs adieux dans cet épisode, la série laisse la porte entrouverte pour un éventuel retour. Efficace et touchante, cette histoire clôt en beauté une saison très bien menée dans sa globalité. Écrit par Steven Moffat et réalisé par Rachel Talalay.

The Husbands of River Song

River Song (Alex Kingston) avait marqué l’ère de Matt Smith et s’était fait une place de choix dans le cœur des fans qui réclamaient à cor et à cri son retour. Dans cet épisode spécial, le personnage fait ses adieux au Docteur et aux spectateurs avec juste ce qu’il faut de nostalgie et de bons sentiments. Rythmé, bien écrit et très touchant, cet épisode rompt avec la continuité et fait office de transition entre l’ère de Clara et celle de Bill. C’est également l’occasion de revoir des têtes connues et de faire de nombreuses références aux épisodes phares de River, de quoi faire sourire les plus connaisseurs. Écrit par Steven Moffat et réalisé par Douglas Mackinnon.

World Enough Time (10.11) & The Doctor Falls (10.12)

Alors que la saison 10 est loin de faire l’unanimité, le double épisode final vient réaffirmer que Doctor Who est une grande série de science-fiction qui sait ce qu’elle fait. Le changement d’interprète annoncé du Docteur pour l’an prochain laissait peu de doutes quant à la tournure des évènements. Cet épisode n’en est pas moins surprenant et utilise au mieux la mythologie de la série ainsi que les éléments précédemment mis en place. Malgré le retour d’ennemis emblématiques, le Maître et les cybermen, cet épisode d’adieux se veut très intimiste et réussi à nous investir émotionnellement à plusieurs niveaux. En se concentrant sur l’essentiel, Doctor Who délivre l’un de ses meilleurs moments et nous laisse impatients de revenir cet hiver pour l’épisode de Noël. Écrit par Steven Moffat et réalisé par Rachel Talalay.

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